Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 17 janvier 2009

Ne pas confondre grève et prise d’otage

Les grèves à répétition et sans prévenir se succèdent et mettent les usagers dans des situations inextricables. En effet, combien de vies quotidiennes bouleversées à cause de mouvements sociaux mal négociés. Le droit de grève est inscrit dans la Constitution. Il n’est donc pas question de le remettre en cause. Mais le droit d’aller au travail, celui d’aller chez le médecin, de récupérer ses enfants à l’école, ou de rentre chez soi, sont des libertés publiques fondamentales qui ne sauraient systématiquement être bafoués. J’en veux pour preuve deux exemples flagrants d’abus caractérisés qui me révoltent.

Tout d’abord, dans notre région, la grève du TER pendant plus de cinq semaines qui est tout simplement surréaliste. Il faut se mettre à la place de celles et ceux qui n’ont pas d’autre moyen de transport pour se déplacer et qui sont donc confrontés aux plus grandes difficultés. Ce ne sont pas les plus nantis qui souffrent le plus de cette situation, chacun le sait bien. Et tout cela se passe dans la quasi indifférence générale, en tout cas dans celle des syndicats qui alimentent ce type d’action.

Autre exemple, particulièrement choquant, la fermeture totale de la gare Saint Lazare à Paris pour cause de grève. Quid du service minimum voté par le Parlement dans les transports ? Si on ne respecte plus la loi, alors dans quelle société vit-on ? Ces actes sont inqualifiables et révulsent la majorité silencieuse qui ne supporte plus d’être prise en otage pour un oui ou pour un non. Il faut que cela cesse et que chacun prenne ses responsabilités. L’exercice du droit de grève doit être le recours ultime une fois que tous les autres, notamment celui de la négociation, ont échoué. Mais il ne saurait constituer un préalable. J’espère que, dans la situation économique et sociale difficile que nous connaissons et qui a une dimension mondiale, chacun aura à cœur de se ressaisir et de se montrer responsable. Il en va du bon fonctionnement de notre société. En ce mois de janvier, l’heure est encore à formuler des vœux pour l’année 2009. Puisse-t-elle ramener un peu de raison chez ceux qui ont, pour le moins, abusé de la patience de leurs contemporains.