dimanche 16 novembre 2008
Présidence du Parlement de la Méditerranée

Hier, à l'occasion de la session du Parlement de la Méditerranée qui se tenait à Monaco, mes collègues m'ont élu, à l'unanimité, Président de cette Assemblée pour les deux prochaines années. Je ressens cette nomination comme un très grand honneur. En effet, ce Parlement rassemble 125 élus Députés et Sénateurs représentant 25 pays, c'est à dire tous les pays du pourtour Méditerranéen.
Etre à la tête d'un Parlement qui incarne la représentation de 500 millions d'habitants est non seulement un honneur mais une responsabillité que je mesure. D'autant que la Méditerranée n'est pas un "grand lac tranquille". Nous Méditerranéens nous avons l'habitude du caractère impétueux de cette mer intérieure, de ses tempêtes soudaines. Il en est de la mer comme du tempérament des peuples qui l'entourent. Cette région du Monde qui a tant donné à l'humanité, cette région d'où sont issues les grandes religions monothéistes est aussi aujourd'hui une région agitée par des conflits, par des tensions qui ont des répercussions mondiales. Je pense bien entendu au conflit du Proche-Orient pour lequel nous espérons tous qu'un jour prochain les belligérants trouveront le chemin de la paix.
Et bien justement, le Parlement de la Méditerranée a, parmi ses nombreuses missions, d'oeuvrer pour rapprocher les positions des uns et des autres. En permettant à des Parlementaires de travailler ensemble sur des sujets concrets comme l'environnement par exemple, on crée des liens entre des hommes et des femmes représentatifs de leurs populations. La diplomatie parlementaire trouve là toute sa justification.
Je vais donc présider cette instance dont je suis l'un des instigateurs. C'est une grande fierté et également un grand plaisir pour le militant de la Méditerranée que je suis. Mais je souhaite aussi que cette présidence profite au renforcement du rôle Méditerranéen de Nice. Notre ville, en effet, doit pouvoir prétendre, dans les années qui viennent, devenir un centre de décisions et de rencontres internationales et d'abord une ville qui accueillera des instances Méditerranéennes. Ce que le précédent Maire de Nice n'avait pas compris, Christian Estrosi comme moi en sommes convaincus. Alors le temps des voeux est terminé, l'heure est à l'action!
Ce billet, écrit à 00:29 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :