samedi 1 novembre 2008
Une hécatombe qui pourrait être évitée
18 morts dans les rues de Nice depuis le début de l’année 2008. Les responsables : la vitesse, la fatigue, l’alcool, la drogue, etc. On ne répètera jamais assez à quel point la vie, la nôtre et celles des autres, est fragile. On part en famille en voiture pour passer un moment agréable et, en une fraction de seconde, le bonheur tourne à la tragédie parce qu’un assassin de la route vous a croisé.
Bien des efforts ont été faits tant par les pouvoirs publics que par les Français depuis plusieurs années. De 15.000 morts annuels sur les routes ont est tombé à 5.000 l’an dernier. Un bilan divisé par trois ! C’est un résultat remarquable mais c’est encore 5.000 décès de trop. Car derrière ces statistiques il y a des milliers de drames humains, des deuils, des familles meurtries, des orphelins, des veuves, des vies brisées par un chagrin qui ne sera jamais consolé.
La limitation de vitesse, le port obligatoire de la ceinture de sécurité, la lutte contre l’alcoolisme sont apparues aux yeux du public comme des contraintes. Il en est de même pour le port du casque concernant les pilotes de deux roues motorisés. Mais après ces premières impressions, il y a les résultats et ceux là sont sans appel. Ces mesures ont permis de faire baisser le nombre d’accidents, de blessés, de morts sur nos routes. Mais nous ne pourrons aller plus loin si l’attitude des conducteurs se relâche. Ce fut le cas notamment l’an dernier à l’occasion de l’élection présidentielle. Les Français avaient l’habitude de connaitre, après ce type d’élection, une amnistie. Dès lors ils en « profitaient » et perdaient la « peur du gendarme ». Mais Nicolas Sarkozy eut la bonne idée de ne pas proposer de loi d’amnistie et donc les réveils furent douloureux pour ceux qui avaient enfreint la loi. Plus douloureux fut encore le bilan qui a accusé une augmentation des accidents corporels.
Alors soyons responsables. La vitesse ne nous amène pas forcément plus rapidement à destination. Alors pensons à notre sécurité, à celle des autres et cessons de prendre à la légère notre attitude de conducteur. La voiture doit rester un objet de liberté et non devenir un instrument de mort. La vie vaut mieux qu’une fanfaronnade en automobile qui peut se transformer en drame.
Ce billet, écrit à 00:59 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :