dimanche 12 octobre 2008
Le geste qui sauve
Je suis allé accueillir le "train du coeur" qui stationnait hier à la gare SNCF de Nice Thiers. Il s'agit d'un train qui parcourt toutes les régions Françaises afin de sensibiliser la population sur le fait que l'on peut sauver des vies grâce à la mise à disposition de défibrilateurs de proximité et à l'apprentissage de quelques gestes qui sauvent. Car il faut savoir que la personne victime d'un arrêt cardiaque sur la voie publique peut être sauvée avec une intervention effectuée dans moins de cinq minutes. Ensuite, chaque minute qui passe compromet ses chances de survie. Or, les secours d'urgences arrivent, en moyenne, six minutes après que l'arrêt cardiaque soit survenu, c'est à dire souvent trop tard.
C'est pourquoi la ville de Nice a décidé de s'équiper de défibrillateurs. Ils seront installés dans différents points de la ville et reconnaissables de loin afin que chacun puisse l'utiliser, le plus rapidement possible, en cas de nécessité. Dans le "train du coeur" j'ai été mis à contribution pour agir sur un mannequin censé représenter une victime. Dès le malaise de la personne, vous devez vérifier qu'elle ne respire plus ou bien que la respiration est devenue anormale. Ensuite vous prenez le défibrillateur que vous actionnez. L'appareil vous guide vocalement afin que vous puissiez placer les électrodes au bon endroit sur la poitrine de la victime et vous enseigne les premiers gestes de secours comme le massage cardiaque ou le "bouche à bouche". Dans ces conditions, la victime a toutes les chances d'être sauvée.
Ce produit et ces procédures méritent qu'on leur accorde la plus grande publicité. Hier, les entreprises des Alpes Maritimes étaient présentes et engagées pour installer des défibrillateurs sur les lieux de travail. La mobilisation est forte, elle doit s'amplifier. En effet, il faut savoir que près de 500 personnes meurent chaque année dans les Alpes Maritimes sur la voie publique d'un arrêt cardiaques et que seulement 9 sont sauvées. Aux Etats-Unis, compte tenu du développement du défibrilateur, le taux de personnes sauvées atteint 25%. Notre marge de progression est énorme. C'est pourquoi nous devons nous impliquer fortement dans ce domaine car chacun d'entre nous est en mesure de sauver des vies. Y a-t-il une plus belle action?
Ce billet, écrit à 06:56 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :