jeudi 9 octobre 2008
Le RSA sans les socialistes
La discussion du projet de loi sur le RSA (Revenu de Solidarité Active) vient de s'achever. Ce texte aurait du rassembler tous les Députés, de gauche, du centre et de droite. En effet, cette loi va permettre aux personnes qui se trouvent en grande difficulté et qui souhaitent pouvoir reprendre une activité, aussi modeste soit-elle, de le faire sans perdre leurs avantages sociaux et financiers. Car jusque là le système l'empêchait et contraignait les RMIstes à rester à l'écart du marché du travail.
C'est d'ailleurs une des raisons qui m'avaient amené à ne pas voter pour le RMI. Celui était une revenu minimum mais l'insertion avait été le grand échec de cette réforme. Il était grand temps de revoir ce dispositif afin de permettre l'insertion qui est certainement le point le plus important et celui vers lequel doivent tendre tous nos efforts.
La discussion du projet de loi a été très intéressante. Pour avoir présidé plusieurs séances j'ai apprécié la qualité des débats et surtout la volonté d'écoute et de dialogue du Gouvernement. Le Haut Commissaire à l'Intégration Martin Hirsh a su prendre en compte les préoccupations des Députés afin que le texte soit le plus consensuel possible. On n'est pas là pour faire de la politique politicienne sur la misère des gens.
Je regrette la position du PS qui "in fine" a décidé de s'abstenir sur le vote de cette loi. C'est une posture de plus pour s'affirmer en "opposition". C'est malheureux car, sur le terrain, les personnes concernées, qui souvent votaient à gauche, ne comprennent pas ce message négatif. Les Socialistes accusent à tort le Gouvernement de ne pas avoir prévu le financement de cette mesure alors que toutes les assurances ont été données dans ce sens. On pourrait, sur ce point, rappeler toutes les politiques lancées en leur temps par la gauche, non financées, et que la droite, revenue au pouvoir, a du assurer. Mais ceci n'a pas d'importance.
Ce qui compte c'est que le RSA soit voté et qu'enfin nos compatriotes les plus faibles puissent à nouveau relever la tête.
Ce billet, écrit à 06:53 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :