mercredi 17 septembre 2008
Le Pen: fin de règne
La guerre de succession fait rage et pourtant Le Pen tente de faire croire qu'elle n'est pas ouverte. Mais au fond, qu'est-ce que ça change. Ce parti qui a surfé sur les problèmes de la société depuis plus de 20 ans et qui a donné des réponses démagogiques pour flatter les bas instincts des électeurs est aujourd'hui en pleine déroute. Il faut dire que les Français se sont rendus compte, à la longue, de l'inutilité d'un tel vote. En effet, à quoi cela sert-il d'être en permanence dans l'incantation sans jamais mettre les "mains dans le camboui" pour tenter de résoudre les problèmes de nos concitoyens. Le FN a profité d'une situation difficile liée à un contexte économique et social mondial favorisant l'immigration dans les pays développés. Face à ce mouvement, les partis traditionnels, un temps dépassés, n'ont pas su répondre par des mesures et des discours cohérents. De ce fait, Le Pen s'est engoufré dans la brèche et a tenté, avec succès, d'attirer vers lui les plus inquiets de la société.
Mais à la longue, les partis "républicains" se sont ressaisis et ont, apporté des solutions. Dans le même temps Le Pen continuait son discours sur l'immigration et le durcissait dérivant vers un racisme intolérable. Mais, en outre, le FN s'emparait de quelques municipalités qu'il voulait transformer en laboratoires de l'extrême droite. Ce fut le cas notamment à Toulon et le résultat fut catastrophique. Il fallut du temps aux électeurs de FN pour comprendre ce qu'était ce parti et ce que valaient ses dirigeants. Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy qui a eu le courage de proposer des solutions concrêtes aux problèmes liés à l'immigration, le Front National est en chute libre. Les fonds de ce parti viennent à manquer et le siège du FN surnommé "le paquebot" a été vendu...aux Chinois, un comble pour un parti nationaliste! Enfin, l'âge du capitaine autocrate laisse à penser que l'entreprise se dirige vers la déroute. Alors la succession de Le Pen est-elle ouverte? Sa fille Marine ne cache plus ses ambitions dans ce domaine. Les autres prétendants non plus même s'ils se font plus discrets. Le Pen dément que sa succession soit ouverte et annonce son retour. Le vieux capitaine, du haut de ses 80 ans, ne veut pas décrocher. Il envoit à l'assau des sénatoriales des candidats qui seront tous battus, faute de grands électeurs. Les temps s'annoncent difficiles pour cette formation qui avait fait trembler la démocratie Française durant près d'un demi siècle. Moi qui suis le dernier Député Français Français à avoir battu Le Pen dans une élection législative, c'était en mars 1993, je serai bien le dernier à me plaindre de ce naufrage, salutaire pour la politique dans notre pays.
Ce billet, écrit à 00:39 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :