Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 12 septembre 2008

Fichier Edvige: Hervé Morin avait raison

Le décret créant Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) a été publié le 1er juillet au Journal officiel. Il autorise les services de renseignement à collecter des informations sur tous les militants politiques, associatifs ou syndicaux, et sur toute personne ou groupe simplement "susceptible de porter atteinte à l'ordre public", et ce dès l'âge de 13 ans.

Concernant l'atteinte à l'ordre public, le fichier déjà existant aux ex-RG précisait que le fichage des individus ou groupes concernait ceux susceptibles de porter atteinte à la "sûreté de l'Etat" par "l'usage" ou le "soutien actif" à la violence, références qui ont totalement disparu dans la nouvelle version.

Le fichage peut comporter des informations sur l'état de santé ou l'orientation sexuelle de la personne concernée. Cette mesure a soulevé depuis quelques semaines de nombreuses interrogations voir de grandes inquiétudes. J'ai reçu moi-même des e-mails de la part de certains militants de la majorité et même de l'UMP qui s'inquiétaient de cette mesure. La gauche, bien entendu, décidait immédiatement d'enfourcher ce thème pour nuire au Gouvernement et à la majorité.

C'est dans ce contexte qu'Hervé Morin, Ministre de la Défense et Président du Nouveau Centre a évoqué ce sujet lors de l'Université d'été du week-end dernier afin que cette question ne finisse pas en polémique droite-gauche mais qu'on essaie de voir comment régler les problèmes qui se posent au regard des libertés publiques. Michèle Alliot Marie prenait très mal cette interrogation de la part d'un de ses collègues ministres. Mais le Président de la République, avec sagesse, vient de demander un examen approfondi de ce sujet afin que les problèmes qui peuvent se poser au niveau des libertés individuelles soient résolus. Finalement Hervé Morin a bien fait de soulever cette question et de permettre de mettre un terme à une polémique qui était en train de prendre une ampleur considérable alors que ce problème pouvait être aisément réglé à condition que l'entêtement ne l'emporte sur le bon sens.