mercredi 9 juillet 2008
Montebourg recalé
Arnaud Montebourg, toujours à l'affut de ce qui pourrait faire parler de lui, a tenté une nouvelle opération de communication en se présentant à la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Hélàs pour lui l'opération a tourné à son désavantage puisqu'il a été battu à plates coutures par le sortant Jean Marc Ayrault. Ainsi ses camarades socialistes lui ont-ils signifié qu'ils n'adhéraient pas à sa façon de faire de la politique. Et en l'occurence je ne suis pas sur qu'il faille voir dans ce vote un message politique de fond mais plutôt une réaction à un candidat un peu particulier qui roule pour lui et qui entendait se servir du groupe parlementaire à des fins très personnelles.
Ainsi le pourfendeur de la majorité, celui qui, du haut de sa superbe, se prend pour un procureur, aura fait un flop auprès de ceux qui le connaissent le mieux, je veux parler de ses collègues députés socialistes. Cela suffira-t-il à le calmer? Je n'en crois pas un mot. Il continuera à gérer ses contradictions et ses postures politiciennes au gré des circonstances. Et même cet épisode aura été l'occasion d'attirer l'attention de la presse à un moment où personne ne s'intéressait à lui. Le débat politique n'aura donc pas avancé d'un centimètre mais sur ce point Monsieur Montebourg nous en a donné l'habitude. Alors tournons la page de ce non événement.
Ce billet, écrit à 06:38 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :