Les injures condamnées par la Justice
Par Rudy Salles, samedi 7 juin 2008 à 06:18 :: Politique :: #733 :: rss
Dans l'ancienne municipalité, les injures publiques étaient fréquentes lors des séances publiques du Conseil Municipal. Ainsi, l'ancien Maire de Nice était-il enclin à se laisser aller à injurier celles et ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui. C'était comme si sa position de Maire de Nice, du haut de la tribune, lui donnait le droit d'injurier les autres, les conseillers municipaux de l'opposition mais aussi des personnes extérieures comme d'anciens collaborateurs voire même le Procureur de la République.
Ainsi, pour avoir traité "d'ordure" l'un de ses anciens collaborateurs du Cabinet, l'ancien Maire de Nice vient d'être condamné par le Tribunal Correctionnel de Marseille à 5.000 euros d'amende et à 2.500 euros de dommages et intérêts. C'est me semble-t-il une juste peine. En effet, le fait d'être Maire et Sénateur ne donne aucun droit à insulter ou injurier qui que se soit. Et pourtant nombre de Niçoises et de Niçois se reconnaitront parmi ceux qui, un jour voire plusieurs fois, ont été ainsi mal traités par ce personnage. Je l'ai été moi-même à plusieurs reprises mais j'y ai toujours répondu par le mépris estimant que ce type de comportement ne m'atteignait pas mais contribuait à rabaisser celui qui en était l'auteur.
Par ailleurs cet ancien Maire poursuivait une journaliste de la télévision régionale au prétexte qu'elle avait rapporté des propos insinuant qu'il avait proféré des paroles désobligeantes à l'égard du Procureur de la République et de son épouse. Hélas pour lui ces propos étaient vrais et avaient même été prononcés assez ouvertement dans l'enceinte de la salle du Conseil Municipal. Ladite journaliste a été justement relaxée car elle était dans son rôle de journaliste relatant des informations qu'elle avait pu elle-même recueillir et qui étaient d'ailleurs publiques.
Avec cette double décision de Justice c'est le personnage de l'ancien Maire qui est ainsi mis à jour aux yeux de ceux qui ne le connaissaient pas. Ceux qui le connaissaient n'avaient pas besoin de cette confirmation. Simplement ils éprouvent aujourd'hui une certaine satisfaction en constatant que finalement la Justice a sanctionné cette vindicte qui fut pendant près de 13 ans le quotidien de l'entourage du premier magistrat de la ville...
Commentaires
1. Le samedi 7 juin 2008 à 11:27, par claude raybaud (assoc. droits des pietons)
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