lundi 30 juin 2008

Nous venons de mettre à la disposition des Niçoises et des Niçois mais aussi de nos visiteurs la colline d'Estiennes d'Orves. Il s'agit d'un parc dont l'accès se situe juste derrière le lycée du même nom. Laissez vous aller à la promenade dans un parcours de plus d'un kilomètre et demi. Au bout de quelques dizaines de mètres, vous avez l'impression de vous retrouver en pleine nature, loin, très loin de la ville alors que vous êtes pourtant en son coeur même. Ici il ne s'agit pas d'un jardin urbain, c'est à dire artificiel, mais d'un parc naturel où la découverte se trouve à la croisée de chaque chemin.
Des oliviers millénaires vous saluent de leurs rameaux généreux. Dès lors les olives seront cueillies chaque années et une production d'huile d'olive "d'Estiennes d'Orves" sera réalisée. Un peu plus loin ce sont des chênes majestueux qui vous saluent. Alors levez la tête et vous découvrirez des phénomènes exceptionnels comme par exemple les "chênes mariés". Ce sont deux arbres qui ont poussé cote à cote, dont les branches se sont rencontrées et aimées jusqu'à se mélanger pour ne plus faire qu'une. Ainsi ces deux arbres ne font plus qu'un reliés qu'ils sont par cette branche devenue commune. Que la nature est belle.
Continuez de gravir cette colline bucolique et vous découvrirez un panorama tout à fait exceptionnel qui vous rappellera que vous êtes à Nice et non dans une campagne retirée du monde. Alors vous ferez face à une Baie des Anges à vous couper le souffle, rutilante, bordée d'une Promenade des Anglais animée où trône fièrement le dôme du Négresco.
L'ouverture de ce parc correspond à la volonté de notre municipalité de faire de Nice une ville verte où chacun pourra disposer de vastes espaces naturels pour se détendre. J'imagine déjà les sorties pic-nic en famille que ce lieu va pouvoir accueillir...Et cette ouverture n'est que le début d'une longue et heureuse série puisque, à l'est de la ville, c'est le parc de l'Observatoire qui sera à son tour accessible...en téléphérique! Le Maire de Nice et son équipe sont fiers de cette orientation. Il y a ceux qui parlent d'écologie, et il y a ceux qui la mettent en pratique. Alors pour conclure, je vous invite à vous rendre dans ce lieu magique mais je vous implore de le respecter car la nature appelle de notre part un comportement responsable.
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dimanche 29 juin 2008
Pendant près de 20 ans l'extrême droite de Jean Marie Le Pen est venue polluer la vie politique Française. La démagogie était érigée en dogme et flattait les bas instincts des électeurs tandis que les partis traditionnels ne répondaient pas aux interrogations des Français. Mais les années ont permis à nos concitoyens de comprendre la supercherie de d'abandonner progressivement ce vote contestataire. Il faut dire que Le Pen avec ses outrances aura su contribuer à son propre déclin et à celui de son parti. Pendant ce temps, la gauche se félicitait de la poussée de l'extrême droite même si officiellement elle feignait de la combattre. En effet, le fait que le Front National prenne des électeurs à la droite et oblige dans nombre d'élections à des triangulaires, a profité plus d'une fois au Parti Socialiste. Combien de Députés PS ont été élus dans pareilles circonstances? Rappelez-vous aussi le raz de marée socialiste aux dernières régionales qui n'a été possible que grâce à la présence d'un FN fort, affaiblissant la droite et permettant à la gauche d'arriver en tête.
Mais le vent tourne. Depuis les présidentielles de 2007, on assiste à l'effondrement de l'extrême droite mais parallèlement à la montée de l'extrême gauche sous le visage poupin de Besancenot. Le facteur de Neuilly fait moins peur que Le Pen. Pourtant l'idéologie qu'il véhicule est aussi dangereuse pour notre pays. La ligue communiste révolutionnaire vient chasser cette fois sur les terres de la gauche profitant de la faillite du parti communiste et des embarras du PS. Ce dernier étant englué dans ses divisions internes n'a plus de corpus idéologique. La popularité du jeune leader d'extrême gauche devient une menace pour la gauche socialiste qui ne sait plus comment faire avec lui ou sans lui. Etablir une alliance avec la LCR c'est se couper des électeurs modérés. Lui faire la guerre c'est se priver de ses voix au second tour. C'est donc une situation très difficile qui déchirera la gauche, à n'en pas douter, dans les mois qui viennent. Ajoutez à cela que Rouillan, l'ancien des Brigades Rouges, condamné pour assassinat, souhaite se rapprocher de la LCR et que Besancenot dit ne pas lui fermer la porte, et vous comprendrez que l'affaire devient de plus en plus compliquée pour la gauche républicaine.
Je ne me félicite pas de la poussée de mouvements extrémistes dans note pays mais j'attends de voir comment désormais le PS va appréhender ce problème. La gauche socialiste va se retrouver dans la position de l'arroseur arrosé. Elle a cru pouvoir profiter du malheur des autres, elle va devoir désormais affronter un situation aussi difficile que celle de la droite pendant 20 ans...ironie su sort!
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samedi 28 juin 2008
Décidément, les électeurs du département d'Eure et Loir n'ont pas fini de voter. En effet, lors des élections législatives de 2007, ils avaient élu un Député UMP. Celui-ci, à la suite d'un recours déposé par son adversaire socialiste, a vu son élection invalidée. Dès lors une élection partielle a eu lieu et a envoyé à l'Assemblée Nationale une députée socialiste. Mais certaines irrégularités ayant été relevées, l'ex député UMP a à son tour introduit un recours pour faire annuler l'élection de son successeur. Les motifs de ce recours reposaient sur le financement de la campagne électorale de la candidate socialiste élue. Depuis les lois sur le financement de la vie politique, les règles de financement des campagnes électorales sont très strictes. En effet seuls les candidats et les personnes physiques peuvent apporter leur contribution financière, les sociétés voire les associations n'ont strictement pas le droit de le faire.
Mais de cela, certains candidats n'ont aucune conscience. C'est ce qui s'est passé pendant la campagne pour l'élection partielle du département d'Eure et Loir. En effet, la candidate socialiste a cru bon de prendre pour thème de campagne, la défense d'un projet d'extension d'une grande surface. Et donc, le supermarché ravi de cette prise de position, n'a pas manqué de s'en réjouir publiquement. Dès lors la campagne a pris une tournure politico-commerciale. Il n'en fallait pas d'avantage pour rendre caduque l'élection. Ainsi la députée socialiste a-t-elle vu son élection invalidée et donc les électeurs de l'Eure et Loir revoteront. Retour à la case départ. ..
Certes la loi est contraignante mais elle doit être respectée par tous les candidats. L'intrusion d'une grande surface dans une campagne politique fut, de toute évidence, un élément déterminant dans le choix des électeurs. Il est donc normal que le Conseil Constitutionnel ait décidé d'annuler l'élection et de prévoir un nouveau scrutin prochainement. Il y aura donc eu trois élections législatives en un an dans cette circonscription. Ca fait beaucoup. Gageons que la prochaine sera la bonne et que le futur député élu pourra l'être jusqu'en 2012, c'est à dire jusqu'à la fin de la législature en cours!
Ce billet, écrit à 06:38 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 27 juin 2008

C'est fait, nous avons lancé le projet de ligne 2 du tramway Niçois. Il ira d'est en ouest et permettra d'aller dans un premier temps de la place Masséna à l'entrée ouest de la ville. La question se posait de savoir quel itinéraire le tramway emprunterait-il? Les uns voulaient le faire passer par la rue de la Buffa, Dante, de France et l'avenue de la Californie. Les autres par le boulevard Victor Hugo. Certains optaient même pour l'avenue Thiers et le boulevard Gambetta. Nous en avons décidé autrement, le tracé longera la promenade des Anglais. Ainsi, la ligne 2 du tram Niçois épousera la baie des Anges et offrira le spectacle unique d'une vue sur mer imprenable. Les Niçois qui emprunteront cette ligne auront le loisir, chaque matin, d'admirer le paysage quand d'autres vont travailler dans la grisaille de murs délavés. Les personnes qui viennent à Nice de l'extérieur pourront laisser leur voiture à l'entrée de la ville et suivre le même parcours sur l'une des avenues les plus célèbres du monde. Les touristes enfin prendront le tramway à l'aéroport qui les arrêtera devant ou tout près de leurs hôtels.
Avec l'arrivée du tram, la promenade va connaitre une véritable métamorphose. D'une autoroute urbaine encombrée de voitures polluantes, la prom' va devenir un lieu de promenade où la circulation automobile sera réduite à deux fois deux voies comme sur la Croisette de Cannes. Les trottoirs élargis inviteront à la flanerie. Quand au tram il glissera silencieusement sur une pelouse de plus de 8km de long. La ville verte de la pelouse et bleue de la mer s'offrira ainsi aux visiteurs et aux Niçois avec bonheur. La Promenade des Anglais va devenir une avenue unique au monde où l'art de vivre aura élu domicile. Je suis heureux de cette intitiative qui revient à notre municipalité et à la communauté d'agglomération alors que nous ne sommes élus que depuis quelques semaines. Les décisions importantes se devaient d'être prises rapidement afin que Nice rattrape son retard et devienne ainsi la capitale de la Méditerranée version qualité de la vie. Au moment où le développement durable emplit la bouche des politiques, des experts, des journalistes, Nice a la prétention d'en devenir la vitrine et je m'en réjouis.
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jeudi 26 juin 2008

L'agglomération Nice Côte d'Azur mérite mieux et plus grand encore que ce qui lui est dévolu aujourd'hui. La communauté d'agglomération a eu le mérite de fédérer les communes du "grand Nice" et leur permettre ainsi de disposer de plus de moyens qu'en travaillant chacune dans son coin. Néanmoins le statut des communautés d'agglomérations a été mis en place pour les agglomérations comptant minimum 50.000 habitants. Or il se trouve que le "grand Nice" compte plus de 500.000 habitants, c'est à dire que la population atteint le seuil inscrit par la loi pour créer une communauté urbaine. C'est pourquoi l'heure est venu de passer d'une structure à l'autre afin de respecter la taille de l'agglo. Mais au delà il s'agit de pouvoir bénéficier des aides de l'Etat qui sont plus importantes pour une communauté urbaine que pour une communauté d'agglomération. Dans la période de "vaches maigres budgétaires" et compte tenu des projets, notamment en matière de transports, ces aides viendront à point nommé. Enfin, la communauté urbaine aura des compétences accrues en matière d'urbanisme ou de circulation par exemple, c'est à dire qu'elle traitera les problèmes qui ont une dimension dépassant les limites des communes afin d'harmoniser les actions et leur donner de la cohérence.
Je me félicite que les élus de la Communauté d'Agglomération l'aient compris spontanément car il y a va de l'avenir de nos communes. Chacun sait bien que nous sommes tous dépendants les uns des autres et que les aménagements sont de plus en plus complexes à réaliser. C'est plus facile quand on est groupés. D'autre part, on sent bien également qu'il faudra penser à repousser les limites de la future communauté urbaine. Lorsque la loi avait créé les agglomérations, j'avais saisi le préfet des Alpes Maritimes de l'époque pour lui dire que la véritable agglomération aurait du se calquer sur la métropole Côte d'Azur allant de Théoule à Menton en remontant jusqu'à Grasse. Le préfet m'avait donné raison mais m'avait dit que "j'avais raison trop tôt". C'est un peu dommage car entre temps d'autres agglomérations se sont créées autour d'Antibes, de Menton ou de Grasse tandis que Cannes refuse de s'allier à Mandelieu ou au Cannet pour des raisons politiques. L'idéal serait donc la création de cette grande communauté urbaine qui permette de traiter en commun tous les problèmes de près d'un million d'habitants, notamment dans le domaine des transports.
Dans le cas d'une telle réalisation, la communauté urbaine de Nice Côte d'Azur deviendrait l'une des plus importantes de France. Il n'est que temps de réparer cette injustice qui veut qu'on omet toujours de parler de Nice alors qu'on cite bien volontiers des villes nettement moins importantes. C'est aussi l'un des engagements que l'on avait pris devant les Niçois lors de la campagne électorale. Je suis heureux que dans les 100 jours il ait pu être tenu.
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mercredi 25 juin 2008
J'ai invité les Parlementaires de la Méditerranée qui travaillent sur les problèmes de l'eau à venir siéger pendant deux jours à Cannes dans le cadre du 10ème symposium de l'eau qui se déroule au Palais des Festivals. Cette manifestation est désormais une référence dans ce domaine extrêmement important et qui risque de conditionner le Monde dans les années qui viennent. En effet, en raison du réchauffement de la planète, la désertification poursuit son ascension sur des zones de plus en plus importantes. De ce fait des populations très nombreuses se trouvent contraintes de quitter leurs terres, leurs villages pour se réfugier vers des régions irriguées. Ces déplacements vont poser des problèmes dont on peut imaginer les conséquences à long terme. Ainsi la lutte pour l'eau risque-t-elle de provoquer des conflits et de grands bouleversements sur la planète.
C'est pourquoi ces problèmes doivent être pris très au sérieux et les responsables politiques doivent pouvoir se mobiliser afin de prévoir des solutions et ainsi éviter que celles-ci ne soient recherchées dans la violence et dans la guerre. Ces deux jours de travail des Parlementaires de la Méditerranée avec les plus grands experts mondiaux va être l'occasion d'échanger, de réfléchir et de proposer des plans pour l'avenir. La Côte d'Azur se retrouve le lieu d'accueil de ces réunions de travail de très haut niveau entre Parlementaires et experts. Je m'en félicite et j'espère très sincèrement que de ces réflexions naitront des propositions tangibles afin de prévenir le Monde d'un tel fléau.
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mardi 24 juin 2008

Je me suis rendu hier avec l'ensemble des services municipaux pour faire une inspection des abords du Palais des Congrès Acropolis. Ce palais ainsi que le Palais des Expositions attirent chaque année des très nombreux congressistes. Ces derniers garderont, après leur départ non seulement l'image de ces Palais mais aussi celle de la ville de Nice. C'est pourquoi j'ai souhaité aller voir sur place les défauts qu'on pouvait constater autour de ces lieux de conférences afin de rendre l'environnement le plus agréable et digne de la ville de Nice. Et quelle n'a pas été ma stupéfaction de voir les abords du Palais des Congrès laissés à l'abandon. Je savais que l'ancienne municipalité avait été négligente et n'avait pas prêté attention aux dégradations de toutes sortes, mais à ce point, je ne pouvais pas l'imaginer.
Des bancs cassés, des éclairages décoratifs cassés, des obstacles sur le sol risquant de faire tomber les passants, des enseignes lumineuses de panneaux indicateurs brisées depuis longtemps, des oeuvres d'art non entretenues et laissées à l'abandon, des fontaines en panne depuis plusieurs années où l'herbe folle avait remplacé les jets d'eau. Je ne pouvais imaginer que l'ancienne équipe municipale puisse à ce point se désintéresser de détails aussi importants qui font d'une ville soignée une ville négligée. Et cet aspect est repoussant non seulement pour les congréssistes mais aussi pour les Niçois qui passent par là tous les jours. Ainsi certaines personnes assises sur les bancs tentaient déviter les trous et ainsi de risquer de se blesser.
Cette visite fut édifiante. J'ai donc demandé aux services municipaux d'agir au plus vite pour effacer ces traces de désolation. Je souhaite que très rapidement on puisse à nouveau se féliciter d'un environnement plus digne de la ville de Nice. En tout cas l'ensemble des participants semblaient très surpris de me voir faire cette inspection. On m'a dit que cela ne s'était même jamais fait auparavant. Je crois pour ma part aux vertus des visites sur place et des actions rapides et ciblées. La gestion d'une ville ne se fait pas à distance mais sur le terrain. Lancer des projet ambitieux doit s'accompagner de l'entretien de ce qui exsite. Cela coule de sens. Mais il semble que l'ancienne municipalité avait même réussi à faire fuir le bon sens!
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lundi 23 juin 2008

Il y a quelques mois déjà, à l'occasion de la visite d'Etat de Shimon Peres à Paris, les liens d'amitié entre la France et Israël avaient été renouvelés en terme d'amitié et de confiance. Après des années de défiance entre les deux pays, l'ambiance était aux retrouvailles. Rappelons le rôle que la France a joué en faveur de l'indépendance de l'Etat d'Israël. Comment cette amitié pouvait-elle être mise à mal durablement alors que chacun sait bien que, sur le fond, nos deux pays, nos deux sociétés sont étroitement liés. Malheureusement il aura fallu l'affaire dite des "vedettes de Cherbourg" de 1967 et un positionnement au Proche Orient exclusivement pro-arabe pour que les relations entre la France et Israël se dégradent sur le plan politique. Les Présidents de la République qui se sont succédés pendant quarante ans ont suivi cette ligne qui n'a pas contribué à rapprocher nos deux pays mais qui n'a pas non plus renforcé le rôle de la France au Proche Orient. En effet, pour pouvoir peser politique dans cette région tourmentée du Monde il faut avoir une attitude équilibrée, c'est à dire qu'il faut pouvoir parler aux Israéliens et aux pays Arabes dans un même climat de confiance.
Avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy les relations France-Israël se sont réchauffées. Désormais Israël sait pouvoir compter sur la France. Pour autant les pays Arabes savent que la France demeure une Nation amie. Cela permet à la France d'être à nouveau écoutée et respectée, de lui redonner un rôle utile pour aider à résoudre le problème compliqué du Proche Orient. La visite amicale du Chef de l'Etat à Jérusalem tranche avec le voyage effectué par Jacques Chirac durant son mandat où sa visite dans la vieille ville de la capitale Israélienne avait donné lieu à une scène suréaliste d'empoignade entre lui et la police chargée d'assurer sa sécurité. Tout était alors prétexte polémiquer avec Israël.
Aujourd'hui on a su tourner cette page et une nouvelle aventure est en train de s'écrire entre nos deux pays. La France et Israël ont la même conception de la société et de l'Etat. Nous recherchons ensemble la paix et la prospérité pour nos peuples dans le respect d'une justice impartiale, des droits de l'Homme et de la Femme. Nos ennemis communs sont les extrémistes, les fanatiques, les terroristes. Bien d'autres peuples peuvent se reconnaitre dans ces valeurs et ils sont les bienvenus pour nous rejoindre. La grande majorité des peuples Arabes aspirent aussi à vivre en paix. Alors qu'on ne cherche pas à faire des amalgames et à opposer les peuples les uns contre les autres. C'est d'ailleurs bien l'esprit qui anime le projet d'Union Pour la Méditerranée dont le lancement se fera à Paris le 13 juillet en présence de tous les représentants des peuples de la Méditerranée, Israël et pays arabes compris. La France joue désormais un rôle moteur et positif dans cette région capitale dans l'équilibre du Monde et je m'en félicite.
Ce billet, écrit à 06:39 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 22 juin 2008

La fête de la musique 2008 fut à nouveau un immense succès populaire. Cette idée partie de France a envahi la planète puisque 100 pays célèbrent désormais l'été de cette agréable manière. Dans notre pays, comme d'habitude, les rues, les places, parfois les cours d'immeubles ont été prises d'assaut par des musiciens bénévoles qui n'ont qu'un but se faire plaisir et faire plaisir aux autres. Dans une communion musicale, extraordinaire, chacun y va de son refrain, de sa chansonette voire de sa danse. Les villes, petites et grandes, les villages, se mettent à l'heure musicale et personne ne peut alors y résister. Nice n'a pas fait exception. Une fois encore il y avait foule dans tous ces lieux de spectacles improvisés. Le temps s'était mis de la partie pour afficher une météo franchement estivale. Après un soleil caniculaire, une douce soirée vint enrober les participants pour une nuit de musique et d'amitié. Car s'il est vrai que la musique adoucit les moeurs, elle crée aussi une convivialité bien sympathique mettant les gens en condition pour communiquer de la meilleure façon.
Comme tout le monde, je me suis laissé aller à écouter ici ou là des airs totalement différents allant du rock à la variété Française en passant par les rythmes sud américains qui vous obligent à saisir le tempo et à ne plus le lâcher. Bravo à tous ces musiciens d'un soir et vive l'été 2008. Nous n'attendrons pas le 21 juin 2009 pour écouter de la musique, nous continuerons tout au long de l'année à en écouter. Mais il est vrai que cet événement musical est très particulier, il annonce l'entrée officielle dans l'été. Et c'est déjà une ambiance de vacances qui anime nos villes même si pourtant l'heure du farniente n'a pas encore sonné!
Ce billet, écrit à 06:51 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :
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samedi 21 juin 2008
Hier j'ai présenté la carte "Nice Riviera Pass" proposée désormais par l'Office du Tourisme de Nice. Il s'agit d'un véritable passeport pour la visite de Nice en toute liberté avec quelques privilèges à la clef. Les touristes intéressés par ce nouveau produit, pourront accéder pour un, deux ou trois jours, aux différents sites de la ville à découvrir. Ainsi pourront-ils grâce aux bus à impériale du "Nice Tours" se rendre aux différents musées de la cité comme Matisse ou Chagall puis aller visiter la Cathédrale Russe. Mais ils bénéficieront également de visites du patrimoine ou encore chaque soir, à l'heure de l'apéritif ,d'une dégustation de produits locaux. Beaucoup d'autres possibilités leur sont offertes comme la visite de Marineland à Antibes ou encore le jardin exotique de Monaco. Enfin, nombre de commerces de la ville ont souhaité dès cette année proposer des avantages aux porteurs de la carte: une coupe de champagne dans tel restaurant ou bien encore des réductions dans certaines boutiques sans oublier un tarif privilège pour se payer un tour de Baie des anges en parachute ascensionnel...
J'ai été très heureux de pouvoir mettre à la disposition de nos touristes, dès cette année, ce dispositif appelé à un grand avenir à l'instar de ce qui est fait dans quelques grandes capitales depuis plusieurs années. Mais je souhaite enrichir ce système en proposant l'année prochaine d'y inclure le titre de transport. Ainsi sera-t-il possible avec la même carte d'utiliser le tramway ou le bus et se déplacer en toute liberté sans avoir à payer en supplément. Ceci n'a pas été possible dès cette année et je rergrette mais la précédente municipalité ne semblait pas y avoir réfléchi et techniquement il était difficile d'y parvenir en deux mois
Ce billet, écrit à 09:34 par Rudy Salles dans la catégorie Nice la Belle a suscité :
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vendredi 20 juin 2008

S'il est vrai que ce printemps a été quelque peu morose sur le plan météorologique, il semble que l'été ait enfin décidé de s'installer. Quand je parle de la morosité du temps, il faut bien entendu relativiser. En effet, la température chez nous est toujours plus douce qu'aileurs. Mais on a tendance à ne pas comprendre quand le soleil vient à se cacher derrière les nuages et qui plus est quand la pluie se met à tomber. Il y en a toujours pour s'en réjouir à juste titre. Cette année, les nappes phréatiques ont pu se mettre à niveau et la nature montre une belle et enviable verdure.
Néanmoins, pour l'économie touristique le retour d'un franc et chaud soleil était attendu. Cette fois on sent que la saison estivale s'est installée. Dans ma fonction de Maire Adjoint délégué au Tourisme, je me dois de visiter les plages Niçoises. C'est là une tâche à la fois difficile et agréable. Difficile car aller en costume là où l'on est plus à l'aise en maillot de bain n'est pas la position la plus confortable. Mais néanmoins la mission est agréable car de se retrouver au bord de la "grande bleue" provoque des sensations extraordinaires de bien être et de liberté. Le grand large, le bleu de la mer Méditerranée ont des vertus formidables pour vous donner le moral. En outre je me félicite des efforts réalisés par nos plagistes pour aménager des plages de qualité où se conjuguent le confort, la tranquilité et bien entendu, nous sommes en France, la gastronnomie. Les ingrédients pour des vacances agréables sont ainsi réunis. Enfin pour les autres, car pour moi il s'agit de travail, vous l'aurez bien compris.
Ce billet, écrit à 06:25 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 19 juin 2008

Le groupe de gauche du Conseil Municipal mené par Patrick Allemand n'a pas trouvé mieux que de faire un recours contre le budget de la Ville de Nice devant le Tribunal Administratif. Ayant perdu les élections devant les Niçois, l'opposition essaie de gagner devant la juridiction administrative. Ce recours n'a pas lieu d'être. En effet, après les élections du 21 mars 2008, la ville devait se doter d'un budget dans les trois semaines qui suivaient. Ceci n'était pas le fait de la nouvelle municipalité mais cela était du à la gestion passée. En effet, alors qu'il se lançait dans la campagne électorale, l'ancien Maire décidait de ne pas voter le budget avant l'élection, "laissant le soin à son successeur" de faire le travail.
En réalité, cette posture était due au fait que l'état des finances municipales était catastrophique et donc l'ancien Maire ne voulait pas dévoiler cette situation en pleine campagne électorale, ce qui, bien évidemment, se serait retourné contre lui. Dès lors, ses successeurs, c'est à dire notre équipe, se devait d'agir vite, dès notre élection, pour doter la ville d'un budget lui permettant de faire face à ses engagements. Dans ce cas, la loi prévoit qu'en l'absence de règlement intérieur, le débat d'orientation budgétaire n'est pas obligatoire. C'est donc en respectant scrupuleusement la loi que notre municipalité a agi. Et d'ailleurs je ne vois pas pourquoi la nouvelle équipe, forte de son élection par les Niçois quelques jours auparavant, aurait pu craindre d'organiser un tel débat. En outre, si une séance de débat d'orientation budgétaire à proprement parlé n'a pas eu lieu, je puis dire que le débat a eu lieu quand même et très largement même, le jour de la présentation et du vote du budget. En effet, l'opposition a pu librement et très longuement s'exprimer, ce qui est tout à fait normal en démocratie.
Alors "coup d'épée dans l'eau", effet médiatique, quand on n'a rien à proposer on tente par tous les moyens de faire parler de soi. C'est ce que fait la gauche Niçoise du Conseil Municipal ce qui, somme toute, est assez dérisoire. Mauvais joueur, Monsieur Allemand a du mal à encaisser sa cuisante défaite de mars dernier qui l'a amené loin du score beaucoup plus remarquable en 2001 de son concurrent socialiste Patrick Mottard. Le rôle de la justice administrative n'est tout de même pas là pour ça, elle est déjà suffisamment encombrée sans qu'elle ait besoin de ce type de recours. Mais puisque la gauche Niçoise veut qu'il en soit ainsi, soit! C'est avec sérénité que nous attendons la suite...
Ce billet, écrit à 07:08 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 18 juin 2008

Il ne se passe une semaine sans que les Niçoises et les Niçois ne se plaignent de la gestion de la ville. Non de notre gestion mais de celle de nos prédécesseurs. En effet, les errances de l'ancienne municipalité se constatent hélas tous les jours. Ce qui a été à l'abandon pendant des années ne peut être réparé en quelques semaines. L'état de nos rues, les trottoirs défoncés, les bâtiments municipaux en mauvais état, bref sont autant de signes extérieurs qui ne trompent pas sur ce qu'était l'ancienne gestion municipale. L'attente de nos concitoyens est très grande et en même temps l'état des finances de la ville n'est pas brillant. Les caisses sont vides!
Cela ne nous décourage pas pour autant car nous avons la volonté de permettre aux Niçois de retrouver leur fierté et à la ville de renouer avec le dynamisme et le rayonnement qui doivent être le sien. De ce fait cette situation, loin de nous décourager, nous stimule. Dans le domaine du tourisme qui est le mien le potentiel est considérable. Le monde entier nous envie mais cela ne suffit pas. Il faut mettre en valeur nos acquis et surtout donner à Nice de nouvelles chances, de nouveaux horizons, des perspectives nous plaçant parmi les destinations les plus attractives. C'est ce qui est en train de se mettre en place en partenariat avec tous les acteurs de notre ville. Car la réussite de Nice n'est pas l'oeuvre d'un homme mais celle de toute une équipe. C'est un fabuleux challenge et nous nous sommes fixés l'objectif de le réussir et de hisser Nice sur la plus haute marche du podium.
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mardi 17 juin 2008
La visite que le Président Bush vient d'effectuer à Paris me parait opportune. Non parce qu'il s'agit de Monsieur Bush pour lequel je n'ai aucune sympathie particulière. En effet, je crois que sous sa présidence, l'initiative qu'il a prise relativement à la guerre en Irak était non seulement inopportune mais dangereuse pour les Etats Unis et pour le Monde. Personne ne sait en effet comment sortir de ce "bourbier" politico militaire dont on voit bien qu'il n'a en rien éradiqué le terrorisme et qu'en outre il a renforcé la position de l'Iran dans cette région du Monde. C'est, de ce côté là, un échec cuisant que l'on ne peut que déplorer. En outre, je suis très triste de voir l'opposition que suscite l'Amérique, voire parfois la haine. En effet, pour moi les Etats Unis qui sont la plus grande démocratie au Monde méritent mieux que ce type de réaction. Mais c'est aussi l'une des réactions de la politique menée par Goerges Bush. Je n'oublierai jamais le rôle joué par les Américains pour la libération de l'Europe et de la France en particulier et qui a permis de mettre fin au nazisme et d'instaurer la paix et la démocratie.
C'est pourquoi la visite de Georges Bush à Paris est une bonne chose. Ca n'est pas l'homme qui a été reçu avec lequel on peut être d'accord ou non, c'est le Président des Etats-Unis. Je suis heureux de voir que les relations entre nos pays sont à nouveau au beau fixe car la France et les USA sont deux vieux et fidèles amis. Le climat de défiance voire plus ne convenait vraiment pas aux relations qui doivent exister entre nous. La France a besoin de l'Amérique mais l'Amérique a besoin de la France. Nous sommes différents mais c'est justement cette complémentarité qui donne de la force à notre alliance. C'est bien qu'en cette fin du mandat de Georges Bush cette rélation ait pu être rétablie. Dans quelques mois les USA auront un nouveau Président. Ce renforcement des relations Franco Américaines devra se poursuivre et s'amplifier. Tel est l'objectif que les uns et les autres devons nous fixer.
Ce billet, écrit à 06:06 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 16 juin 2008

Tous le monde s'accorde sur le fait qu'il faut poursuivre l'extension du tramway Niçois car ce moyen de transports est, pour résumer en deux mots, utile et agréable. Mais dès lors qu'il s'agit de choisir un tracé, alors les riverains potentiels s'inquiètent. Il faut dire que l'expérience passée, celle des travaux de la ligne 1, reste dans toutes les mémoires: un chantier mal maitrisé, des travaux généralisés dans toute la ville et évoluant à toute petite vitesse, une absence totale de concertation avec les habitants ou les commerçants, 1.000 platanes massacrés, bref l'horreur que certains craignent de voir recommencer.
Mais je souhaite dire à nos concitoyens que les temps anciens sont finis. La désinvolture avec laquelle l'ancienne municipalité avait traité les préoccupations des Niçois était profondément choquante. Ce comportement signifiait que les soucis exprimés par les gens comptaient bien peu pour cette équipe. En effet, l'absence de suivi des travaux, les désordres généralisés amenèrent nombre de Niçois à être confrontés à des difficultés considérables, et des commerçants à se retrouver ruinés. Tout ceci ne parvint pas à émouvoir l'ancien Maire et sa majorité municipale qui estimaient que seuls les travaux comptaient et que les malheurs des uns ou des autres n'avaient pas d'importance.
En mars dernier, les Niçois ont tranché en décidant de renvoyer l'équipe sortante qui ne les avait pas respectés. C'est pourquoi, je tiens à dire à nos concitoyens que nous n'avons pas l'intention de nous comporter comme nos prédécesseurs. Les futurs travaux du tramway devront être menés intelligemments avec le minimum de gêne pour nos concitoyens et pour la durée la plus courte. Les riverains doivent savoir qu'ils ne seront pas abandonnés ou laissés pour compte mais qu'ils seront associés à l'ensemble du projet de façon à ce que les préoccupations soient prises en considération. Ce sera un vrai changement par rapport au passé mais rappelons qu'à un changement d'équipe correspond aussi un changement de méthodes. Les Niçois pourront s'en rendre compte dans ce domaine comme dans les autres. Cela figurait clairement dans notre programme et nous n'avons pas l'intention de nous en éloigner.
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dimanche 15 juin 2008
Il a suffi d'un NON au référendum Iralandais pour que Ségolène Royal rejette la responsabilité sur Nicolas Sarkozy. Il faut vraiment que la candidate au poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste soit à la recherche d'idées pour en arriver là. Elle se discrédite encore une fois et apporte la démonstration de son incurie politique. Ceci avait été patent lors de la campagne présidentielle. Les bourdes, les approximations, les déclarations incohérentes s'étaient succédées mais à l'époque, dans la tourmente de la campagne électorale, les observateurs n'avaient pas eu le temps de les relever.
Décidément la Présidente de Poitou Charente ne sait plus quoi inventer pour faire parler d'elle. Il faut dire que les temps sont difficiles pour sa personne. Pour parler avec mes collègues socialistes à l'Assemblée Nationale de la préparation de leur futur congrès, je sens bien que l'heure n'est plus à Ségolène Royal mais plutôt à "TCS" (tous contre Ségolène). Les socialistes ont bu le calice jusqu'à la lie lors de la dernière campagne présidentielle. Ils se sont rendus compte, mais un peu tard, qu'ils avaient commis une erreur de casting et jurent qu'on ne les y reprendra pas. En attendant, la candidate continue sur sa lancée et poursuit des déclarations au contenu approximatif qui indisposent jusqu'à ses propres et bientôt rares supporters. La politique voit monter et descendre des comètes. Celle de Ségolène Royal semble désormais sur une pente qu'il sera difficile de redresser. Et la faute n'en incombe qu'à elle même.
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samedi 14 juin 2008

Qu’on ne vienne pas me dire que les Irlandais ont des reproches à faire à l’Europe. En effet, voilà un pays qui, avant d’entrer dans l’Union Européenne, était le pays le plus pauvre de l’Europe, la lanterne rouge. Son entrée dans l’Union a permis à ce pays de connaitre un développement spectaculaire le projetant au rang des pays les plus dynamiques parmi les 27. Et pourtant ce pays vient de rejeter, par référendum, le projet de Traité simplifié accueilli favorablement par l’en semble des autres Etats.
Mais alors que s’est-il passé ? La même chose qu’en France en 2005, un vote sanction et c’est l’Europe qui en a fait les frais. L’Europe est devenue le bouc émissaire des citoyens qui entendent se faire entendre d’une façon ou d’une autre. Cette fois, l’augmentation du prix des matières premières et notamment de l’énergie a du peser lourd dans le vote des Irlandais et pourtant on ne peut pas dire que, dans ce domaine, l’Europe ait quelque chose à se reprocher. C’est même le contraire. L’Euro fort a eu pour principal mérite d’endiguer l’augmentation du prix du pétrole qui se facture en dollars. Mais ceci ne saurait être pris en compte tant l’exaspération des citoyens est importante.
Il faut dire aussi que l’Europe est depuis très longtemps un exutoire facile pour les gouvernements. En effet, quand quelque chose marche bien dans un pays, alors les Gouvernements en revendiquent la paternité. Et quand il y a un problème, les mêmes en rejettent la responsabilité sur l’Europe. Ainsi, l’Europe a bon dos pour assumer tous les travers de nos sociétés sans jamais pouvoir être gratifiée de ses réussites. C’est là une grande injustice qui désormais se paie de scrutin en scrutin. Cette spirale anti Européenne est inquiétante et dangereuse pour notre avenir. Face à la montée de géants comme la Chine ou l’Inde, les Européens doivent prendre conscience qu’il n’y a de salut que par la construction d’une Union Européenne forte et organisée.
Mais pour revenir au NON Irlandais, s’il est un nouveau coup de semonce, il ne doit pas mettre en péril l’une des plus belles aventures humaines de notre histoire. L’Irlande ne représente qu’un pour cent de la population Européenne. Ce qui vient de se passer est un échec mais il faut savoir relativiser cet événement et poursuivre la construction Européenne. Il faudra se pencher sur l’Irlande qui aura besoin d’y voir plus clair dans sa lanterne Européenne. Mais il ne saurait y avoir d’alternative à l’Europe. Alors serrons les dents et « haut les cœurs » l’Europe a traversé d’autres crises qu’elle a su surmonter. Nous devons nous mobiliser pour qu’elle parvienne à sortir de cette nouvelle ornière.
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vendredi 13 juin 2008
La réunion du Parlement de la Méditerranée à laquelle j’assiste à Fès démontre, s’il en était besoin, à quel point cette Assemblée était nécessaire et combien elle est désormais utile. Le thème choisi est sensible puisqu’il s’agit du dialogue des cultures et des religions. Le Maroc, Royaume ouvert sur les autres et prônant un Islam modéré avait bien fait les choses en invitant des personnalités de divers horizons afin d’aborder ce sujet. Il y avait, parmi les invités, le Président de la Communauté Juive du Maroc qui s’est exprimé devant un parterre d’élus venant notamment des territoires Palestiniens ou encore de Libye.
Et pourtant ces débats furent fructueux et amenèrent à des conclusions encourageantes. En effet, le respect des croyances de chacun, la nécessité pour chaque Etat de permettre la liberté de conscience, furent les termes partagés par l’ensemble de l’assistance. Ce sont peut-être des vœux pieux mais venant d’élus siégeant dans les Parlements de leurs pays respectifs, je trouve qu’il s’agit là d’un progrès significatif.
Le Parlement de la Méditerranée, jeune assemblée qui fêtera ses deux ans en novembre prochain, a déjà réussi à créer un lieu où tous les Méditerranéens se parlent et apprennent à se respecter. J’ai pu noter l’évolution positive de ce dialogue dans ce court laps de temps et je m’en félicite. Décidément si le Parlement est une enceinte indispensable dans la vie des peuples démocratiques, il l’est aussi pour permettre la rencontre de peuples qui parfois s’ignorent ou se combattent. C’est l’un des enseignements que l’on peut tirer de cette formidable réunion de Fès.
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jeudi 12 juin 2008
On se souvient des grands discours de l’ancienne municipalité vantant les travaux de la ligne 1 du tramway et des aménagements de surface qui devaient l’accompagner. Après des années difficiles où les habitants et les commerçants de la ville ont du endurer des désagréments multiples et variés auxquels certains n’ont commercialement pas survécu, les travaux se sont acheminés vers leur achèvement. Malheureusement cette fin était une fin en trompe l’œil. En effet, les détails furent le plus souvent abandonnés et l’allure de la ville en fut négligée.
C’est ainsi que les abords du Jardin Albert 1er se sont transformés en terrain vague ou que les trottoirs touchant les transversales de la ligne du tram constituent un vrai parcours du combattant. Ces travaux inachevés sont désormais à notre charge, c'est-à-dire à la charge de la nouvelle municipalité qui décidément se trouve confrontée à un lourd héritage. J’en veux pour preuve l’installation du marché de la Libération. Sur le papier, le marché se présentait sous ses meilleurs aspects. Mais dans la réalité, les problèmes se sont accumulés empêchant jusqu’à présent son installation : des structures métalliques qui empêchaient les gens de sortir de chez eux avec leur voiture, des bâches trop petites eu égard aux montants sensés les recevoir, etc. Ces problèmes sont désormais les nôtres et nous devons donc trouver des solutions sans, bien entendu, que les financements pour ce faire aient été laissés dans des caisses bien vides !
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mercredi 11 juin 2008

De nouvelles grèves sont venues à nouveau perturber le trafic SNCF. Mais on peut dire que celles-ci se sont soldées par un échec ayant été fort peu suivies. En effet, il y a tout d'abord un problème de lisibilité. Plus personne ne sait au juste pour quel motif certains cheminots font grève. Ils répondent à des mots d'ordre de leurs syndicats mais savent-ils encore pourquoi. Il y a en outre, un vrai "ras le bol" des usagers qui ont le sentiment d'être pris régulièrement en otage. Combien d'heures de travail perdues, de journées désorganisées, de vies de famille perturbées à cause de l'activisme de quelques uns. Cette exaspération est à son comble. D'habitude, quand on interroge les usagers sur les quais des gares devant des voies vides de trains, il y a toujours des gens compatissants qui disent vouloir comprendre les motivations des grévistes. Pour la première fois, je n'ai pas entendu une personne donner raison à cette grève.
Enfin, la grève a été un échec parce que nombre de cheminots en ont assez d'arrêter de travailler et de voir leurs salaires amputés à la fin du mois. Peut-être prennent-ils conscience que certains syndicats les instrumentalisent! Je souhaite, pour ma part, que la grève ne soit pas le préalable à toute négociation comme le font aujourd'hui certaines organisations syndicales. Le droit de grève est inscrit dans la Constitution, il doit donc pris en considération. En revanche, il devrait être l'arme ultime quand tout le reste à échoué. Il faut donc privilégier le dialogue social et la négociation avant de se lancer dans une grève qui est toujours pénalisante pour les usagers comme pour les salariés. Les syndicats abusent de ce moyen car il est médiatique et permet de faire de la publicité à leurs actions. La négociation et le dialogue sont par essence plus discrets. Mais ne vaut-il pas mieux l'efficacité dans la discrétion plutôt que l'échec tonitruant? Chacun aura compris que je suis pour la première solution plutôt que pour la seconde. Et je pense que nous devons être nombreux à penser ainsi dans le pays...
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mardi 10 juin 2008
On nous a toujours présenté la laïcité Turque comme une notion intangible de ce grand pays. Le respect de cette neutralité était cité en exemple dans le monde et en Europe. On soulignait en particulier l'interdiction du voile islamique dans les universités comme pour rappeler à l'Europe quelques limites dans les dérives que l'on pouvait constater chez nous.
Mais depuis l'arrivée des "Islamistes modérés", pour reprendre une expression diffusée sur les médias mais que je trouve contradictoire, l'ambiance semble avoir changé. Ainsi le parti au pouvoir a-t-il voulu voter une loi pour autoriser le port du voile dans l'Université. Celle-ci fut adoptée par le Parlement mais un recours fut introduit devant le Conseil Constitutionnel de ce pays. Et la haute cour décida que cette mesure était contraire à la Constitution et devait donc être annulée.
Cette décision fut accueillie avec fureur par le pouvoir qui voit dans l'attitude du Conseil Constitutionnel une posture hostile au Gouvernement. La majorité et le gouvernement sont en train d'instruire un procès en sorcellerie contre le Conseil Constitutionnel. Quand on commence à remettre en cause les organes de réugulation de son pays parce qu'il ne fait pas preuve de complaisance à l'égard de certaines orientations politiques, alors il y a danger. Je mets en garde les dirigeants Turcs de ne pas poursuivre dans cette mauvaise pente car ils mettraient en péril l'équilibre de leurs institutions. En agissant de la sorte l'appellation de la majorité parlementaire Turque dite "Islamiste modérée" pourrait bien perdre le deuxième mot et ne plus garder que l'appellation "Islamiste". Une telle dérive pourrait alors s'apparenter au basculement dans un autre régime politique...
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lundi 9 juin 2008
Le jubilé de l'église de l'Ariane à Nice a donné lieu à de multiples manifestations. Ainsi, il y a deux semaines, j'avais le plaisir de participer à une très belle messe célébrée par l'Evêque de Nice. Mais hier c'était un événement tout à fait extraordinaire puisque nous nous retrouvions dans cette même église pour clôturer ce 25 ème anniversaire en présence du Maire de Nice Christian Estrosi mais également du Prince Albert II de Monaco. L'église de l'Ariane était comble, les cloches retentissaient avec bonheur dans tout le quartier.
Le curé, le père Patrick, célébrait une messe enthousiaste comme il en a le secret avec un orchestre qui entrainait l'ensemble des fidèles présents dans un choeur magnifique. A l'issue de cet office, nous sortions sur le parvis. Le prêtre nous faisait alors visiter son église ambulante. En effet, ce dernier a acheté un vieil autobus et l'a transformé en lieu de culte. C'est la première "église" qui va à la rencontre des croyants là où ils se trouvent. Et parfois même, certains non croyants se trouvent attirés par tant de générosité et se rapprochent alors de la religion.
Enfin, après des cérémonies aussi fortes en symboles, nous nous rendions chez "Ugo", la brasserie du quartier, pour déguster la fameuse "socca". Le Prince, le Maire et moi même ne fumes pas les derniers à apprécier cette succulente spécialité Niçoise à base de farine de poix chiche et d'huile d'olive. Nous avons écouté l'hymne Monagasque et Nissa la Bella avant de nous quitter. Le Prince passa toute cette matinée avec simplicité et gentillesse et répondit à toutes les sollicitations des habitants de l'Ariane qui étaient heureux de le cotoyer. Cette journée du jubilé de l'église de l'Ariane restera gravée très longtemps dans les mémoires.
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dimanche 8 juin 2008

Le Parlement des enfants est un événement formidable qui met en lumière la nécessité de développer le plus tôt possible l'esprit civique chez les enfants. Ainsi, pendant quelques mois, les élèves de la classe de CM2 retenue dans chacune des 577 circonscriptions Françaises apprennent ce qu'est le Parlement et rédigent une proposition de loi sur le thème de leur choix. Ainsi les élèves de la classe de CM2 de Madame Lecat à l'école de Fabron ont-ils proposé l'interdiction de fumer dans les voitures quand des enfants de moins de 16 ans s'y trouvent. C'est une très belle initiative que je salue.
Même si cette proposition de loi n'a pas été retenue par l'inspection académique, j'ai décidé de la déposer moi-même à l'Assemblée Nationale. Je tiens à rendre hommage à cette classe qui a fait preuve d'imagination et qui a oeuvré dans le sens de l'intérêt général.
En cette date du 7 juin, les 577 Députés juniors étaient présents sous les lambris du Palais Bourbon. Ils se sont assis sur les sièges que nous occupons le reste de l'année. Avec leur bonne humeur mais aussi avec leurs émotions, ces enfants ont rempli l'hémicycle de leur joie de vivre. Etant présent à leurs côtés, j'ai partagé cette belle fête du civisme et de la démocratie, ce moment de fraicheur que seuls les enfants savent nous apporter. Vivement l'année prochaine et le Parlement des Enfants 2009!
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samedi 7 juin 2008
Dans l'ancienne municipalité, les injures publiques étaient fréquentes lors des séances publiques du Conseil Municipal. Ainsi, l'ancien Maire de Nice était-il enclin à se laisser aller à injurier celles et ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui. C'était comme si sa position de Maire de Nice, du haut de la tribune, lui donnait le droit d'injurier les autres, les conseillers municipaux de l'opposition mais aussi des personnes extérieures comme d'anciens collaborateurs voire même le Procureur de la République.
Ainsi, pour avoir traité "d'ordure" l'un de ses anciens collaborateurs du Cabinet, l'ancien Maire de Nice vient d'être condamné par le Tribunal Correctionnel de Marseille à 5.000 euros d'amende et à 2.500 euros de dommages et intérêts. C'est me semble-t-il une juste peine. En effet, le fait d'être Maire et Sénateur ne donne aucun droit à insulter ou injurier qui que se soit. Et pourtant nombre de Niçoises et de Niçois se reconnaitront parmi ceux qui, un jour voire plusieurs fois, ont été ainsi mal traités par ce personnage. Je l'ai été moi-même à plusieurs reprises mais j'y ai toujours répondu par le mépris estimant que ce type de comportement ne m'atteignait pas mais contribuait à rabaisser celui qui en était l'auteur.
Par ailleurs cet ancien Maire poursuivait une journaliste de la télévision régionale au prétexte qu'elle avait rapporté des propos insinuant qu'il avait proféré des paroles désobligeantes à l'égard du Procureur de la République et de son épouse. Hélas pour lui ces propos étaient vrais et avaient même été prononcés assez ouvertement dans l'enceinte de la salle du Conseil Municipal. Ladite journaliste a été justement relaxée car elle était dans son rôle de journaliste relatant des informations qu'elle avait pu elle-même recueillir et qui étaient d'ailleurs publiques.
Avec cette double décision de Justice c'est le personnage de l'ancien Maire qui est ainsi mis à jour aux yeux de ceux qui ne le connaissaient pas. Ceux qui le connaissaient n'avaient pas besoin de cette confirmation. Simplement ils éprouvent aujourd'hui une certaine satisfaction en constatant que finalement la Justice a sanctionné cette vindicte qui fut pendant près de 13 ans le quotidien de l'entourage du premier magistrat de la ville...
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vendredi 6 juin 2008
Tels sont les deux mots qui reviennent le plus dans les réactions des Niçois relativement aux actions que nous menons au sein la nouvelle municipalité. En effet, l'ancienne équipe municipale avait habitué la population à l'impuissance. On avait l'impression que les élus ne servaient à rien. Les Niçois n'attendaient plus rien des conseillers municipaux ou des adjoints car ils avaient le sentiment que cela ne débouchait sur rien. Et parfois ils avaient l'impression que la Mairie les provoquait en menant des actions contre eux.
J'en veux pour preuve une brasserie située sur l'avenue Jean Médecin devant laquelle la Communauté d'Agglomération avait installé des poubelles containers. Ainsi, les clients étaient-ils contraints de déguster leur déjeuner ou d'avaler leur café aux cotés des poubelles avec odeurs et détritus en prime. Du temps de l'ancienne municipalité, j'avais écrit à la Mairie pour signaler cette anomalie en lui demandant de bien vouloir retirer ce mobilier urbain gênant. Malgré mes demandes réitérées, rien ne fut fait. Dès mon élection à la Mairie je mettais donc un point d'honneur à agir là où les autres n'avaient rien fait. Il fallut un mois pour y parvenir mais désormais c'est fait, la terrasse de cet établissement est libérée des ordures pour laisser la place aux tables et aux chaises, au repos et à la dégustation.
C'était simple de résoudre ce problème, encore fallait-il voir la réalité et agir. C'est ce que j'appelle la présence et l'efficacité. C'est un détail mais qui est révélateur du changement intervenu à Nice depuis le changement de municipalité.
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jeudi 5 juin 2008
Il n’y pas un journal, pas un magazine, pas une télé ou une radio qui ne mette le Président de la République à la Une. C’est à la fois normal et tout à fait exceptionnel. Normal car il s’agit du premier personnage de l’Etat. Mais exceptionnel car cela dure depuis de nombreux mois et ne va pas en s’estompant. Tout est prétexte à parler de Nicolas Sarkozy : sa fonction présidentielle, ses déplacements, les problèmes du pays, l’action du Gouvernement mais aussi sa vie privée. Ainsi chacun y va de sa plume, jusqu’aux psychanalystes qui veulent comprendre le personnage, l’analyser, le cerner pour le décrire, à leur manière, et vendre des livres. Ce phénomène est tout simplement incroyable.
Alors pourquoi cette Sarkomania ? Tout d’abord parce que le Président incarne une nouvelle façon de faire de la politique. Le Président monarque a laissé la place à un Président citoyen. Il y avait l’époque où le Président de la République se cachait derrière les rideaux de l’Elysée pour observer la société Française. Il s’exprimait le 14 juillet et le 31 décembre pour les vœux du nouvel an. Désormais, le Président s’exprime tous les jours et sur tous les sujets. On est passé de l’hyper absence à l’extrême présence. Mais après tout, les Français n’ont-ils pas le droit de voir et d’entendre celui qu’ils ont élu plutôt que d’avoir affaire à des porte-paroles qui n’ont qu’une légitimité très relative. Pour ma part cela ne me choque pas. Mais je peux comprendre qu’à la fois les Français apprécient et en même s’agacent car cela dérange les habitudes.
Même chose au niveau des réformes entreprises. Le Président veut aller vite, très vite. Il sait que le temps est compté. Le quinquennat accélère le mouvement. Les Français admettent que la France doive se mettre en mouvement mais en même temps cette accélération les inquiète. Les conservatismes, de droite comme de gauche ont du mal à suivre le rythme.
Et que dire de la vie privée du Président ? Rien puisqu’elle est privée. Mais Nicolas Sarkozy a aussi décidé de se montrer tel qu’il est, un homme capable d’avoir des sentiments. Il n’y pas l’homme public totalement détaché de l’homme privé. Il y a l’homme Sarkozy. Et là aussi il a décidé de ne pas faire l’hypocrite. Il a aimé sa première femme, a connu les difficultés d’un couple comme tant de Français les connaissent puis le divorce, puis il est tombé amoureux et s’est remarié. Tout cela à un rythme très soutenu comme l’est sa vie. Les Français comprennent et en même temps s’en offusquent car jusque là on ne parlait pas de ces choses là, quant bien même tout le monde savait, les journalistes en premier. Ces derniers qui étalent la vie privée du Président sont les mêmes qui naguère cachaient celle de ses prédécesseurs.
Il y a un changement qui s’opère, lié à la personnalité de Nicolas Sarkozy mais aussi lié à une évolution des mœurs et de la société. Tout cela se produit de façon assez violente quand on voit la virulence des attaques dont le Président est l’objet. C’est le côté un peu triste de cette histoire. Mais à tout prendre je préfère la vérité et la transparence à l’hypocrisie traditionnellement admise. Et au fond, si on posait sincèrement la question aux Français, je pense qu’ils seraient assez d’accord avec cette analyse.
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mercredi 4 juin 2008
Faire du neuf avec du vieux, voilà comment se présente la reconstruction du PS à quelques mois du Congrès qui doit remplacer François Hollande. Quand je parle du vieux, je ne fais pas allusion à l’âge des acteurs de ce vaudeville politique auquel nous allons être invités à participer, en simples observateurs…Néanmoins, quand je vois le retour médiatique de Martine Aubry je m’interroge sur ce que le mot rénovation peut bien vouloir signifier au Parti Socialiste en 2008.
Face au duel annoncé entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, il y en a quelques uns qui ont décidé de jouer les trouble-fêtes en tentant leur propre carte ou bien en faisant semblant, histoire de négocier ensuite leur intégration dans l’une des deux écuries. Quelle sera la stratégie de Martine Aubry ? Je n’en sais rien et finalement cela m’importe peu. En revanche, son retour sur la scène nationale est de nature à révéler les orientations futures du PS. Madame Royal, pour tenter d’élargir sa base électorale, laissait croire qu’il fallait ouvrir le Parti Socialiste vers le centre et proposait même, on s’en souvient, le poste de Premier Ministre à François Bayrou. Bertrand Delanoë quant à lui se déclare ouvertement Libéral-Socialiste comme pour dire que les dogmes n’existent plus.
Mais voilà, la gauche socialiste et même sectaire existe et elle pèsera de tout son poids le moment venu. On peut compter sur les Emmanuelli et autre Mélenchon pour se faire entendre. Et que dire de Martine Aubry ? La Maire de Lille ragaillardie par son récent succès municipal se sent pousser des ailes et décide un « come back » sur la scène nationale. Mais qui peut réellement penser qu’avec Aubry on va vers une gauche moderne, pragmatique ? La dame des 35 heures n’a pas abandonné ses vieilles lunes. Elle continue de défendre « sa loi » qui a désorganisé la société Française et qui est aujourd’hui rejetée par une majorité de nos concitoyens patrons ou salariés. Et puis je me souviens de son sectarisme lorsqu’elle était Ministre. Les séances de l’Assemblée Nationale étaient « sportives » quand elle était au banc du Gouvernement. L’opposition avait toujours et systématiquement tort et forcément elle avait toujours raison. On sait bien que la vérité se trouve ailleurs que dans ce type de posture.
C’est pourquoi je n’ai aucune illusion sur la mue prétendue du Parti Socialiste. Il retournera à ses bons vieux démons et aura beaucoup de mal à se défaire de ses habits idéologiques. On peut compter sur l’entêtement de Martine Aubry et de quelques autres pour qu’il en soit ainsi.
Ce billet, écrit à 00:14 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 3 juin 2008
La ville de Nice a fêté avec faste le soixantième anniversaire de la République Italienne. Une réception donnée par le Consul Général d'Italie a rassemblé nombre d'Italiens vivant à Nice mais aussi les nombreux amis de ce pays frère. J'ai eu plaisir à prendre la parole pour rappeler les nombreux points communs existant entre nos deux peuples. Je reprenais volontiers la phrase de Jean Cocteau qui se plaisait à dire qu'un Italien c'est un Français de bonne humeur. Je ne sais pas si l'on peut accepter de dire que les Français sont de mauvaise humeur, mais je crois qu'on peut affirmer que nos deux peuples sont les enfants issus d'une mère matrice, la Méditerranée.
Ensemble la France et l'Italie sont membres fondateurs de ce qu'est devenue l'Union Européenne. Cette union, cette belle aventure Européenne n'aurait pas pu voir le jour sans l'engagement de nos deux pays, de nos peuples, de nos dirigeants. Ensemble, la France et l'Italie ont décidé de créer le Parlement de la Méditerranée. Lorsqu'il y a cinq ans j'ai lancé l'idée de la création de ce Parlement, j'ai immédiatement trouvé chez mes collègues Italiens des élus engagés et déterminés à faire avancer l'idée Méditerranéenne. Enfin, quand Nicolas Sarkozy a décidé de lancer l'Union pour la Méditerranée, il a lancé son appel depuis Rome, entouré des Premiers Ministres Italien et Espagnol.
C'est dans cette ambiance amicale et complice que nous avons souhaité un bon anniversaire à la Constitution Italienne qui s'est achevé par un superbe concert à l'Opéra de Nice où Italiens et Français amis de l'Italie se sont retrouvés pour applaudir à l'unisson. Nice qui a vu naitre Garibaldi avait une responsabilité particulière pour fêter dignement cet anniversaire. Nice, la grande ville Française la plus proche de l'Italie, se sent aussi des airs d'Italie. En tout cas la disparition de la frontière et l'arrivée de l'Euro ont eu pour conséquence de nous rapprocher encore. Alors viva Italia, vive la France. Et le président du groupe d'amitié parlementaire France Italie que je suis ajoute, vive l'amitié entre la France et l'Italie.
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lundi 2 juin 2008
Un parti ce sont des militants mais aussi des électeurs et des élus. Après les municipales qui ont permis au Nouveau Centre de tisser sa toile dans le pays en reconstituant un réseau d'élus locaux, c'est à la faveur d'une élection législative partielle que notre parti vient de remporter un nouveau succès. En effet, à la suite de l'invalidation du Député UMP Georges Fenech, son suppléant qui portait les couleurs du Nouveau Centre a décidé de relever le défi et de se porter candidat. La campagne a été apre et le combat difficile. Néanmoins, avec plus de 51% des voix, Raymond Durand a été élu Député du Rhône et viendra grossir les rangs de notre Groupe Parlementaire à l'Assemblée Nationale.
Ainsi, cette élection vient-elle démentir les oiseaux de mauvais augures qui voudraient que le Nouveau Centre soit une fiction, un groupe d'élus défendant leur pré carré. Il s'agit bel et bien d'une famille politique nouvelle, héritière d'une longue tradition du centre et du centre droit qui était incarnée par l'UDF et qui désormais se retouve dans le Nouveau Centre. Avec cette élection, notre mouvement renforce sa place de second parti de la majorité et s'affirme un peu plus sur la scène politique nationale. Je m'en félicite car, contrairement à ce que fait le MoDem qui perd chaque jour les quelques élus qui lui restent, le Nouveau Centre en gagne et recueille une légitimité confortée. J'en suis heureux et je ne doute pas que les observateurs politiques sauront apprécier cet événement et noteront cette confiance des électeurs du Rhône que peu de commentateurs avaient prévu.
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dimanche 1 juin 2008

La ville de Nice accueille pour la quatrième année consécutive "l'Italie à Table". Il s'agit d'une grande manifestation où l'on peut déguster et acheter des produits Italiens. Inutile de vous dire que les odeurs, les saveurs, les couleurs, vous transportent immédiatement de l'autre côté des Alpes tout en restant sur la Promenade des Anglais. Cette foire au bon goût est devenue le rendez-vous incontournable des gastronomes et des gourmands. Chacun se retrouve autour des pâtes, parmesan, et autre focaccia sans oublier les bons vins de Chianti, Valpoliccella, Lambrusco ou encore le célèbre limoncello.
J'avais, en ce jour inaugural, la chance de représenter le Maire de Nice. Je dis bien la chance car il me revenait de parcourir les stands et de goûter, au passage, les délicieuses spécialités. En tant que Président Fondateur du Parlement de la Méditerranée, je pense très sincèrement que les arts de la table de la "Mare Nostrum" sont probablement ce qui existe de mieux au Monde. Et comme les peuples ne sont pas toujours raisonnables et ont parfois tendance à se faire la guerre, je crois qu'il serait judicieux de les réunir autour d'une grande table Méditerranéenne afin de leur faire partager un moment d'amitié et de convivialité.
Et dans ce domaine, la France et l'Italie se sont comprises depuis longtemps. Les cuisines de nos pays sont parmi les meilleures et les plus réputées au Monde. En partageant la table, nous partageons aussi des valeurs de paix mais aussi l'art de vivre. "L'Italie à Table" en est une éclatante démonstration. J'espère qu'on pourra bientôt rendre la pareille aux Italiens en leur proposant "La France à Table" en terre transalpine. Ce type de manifestation participe, à n'en pas douter, au rapprochement des peuples et, dans ce domaine, la France et l'Italie n'ont jamais été aussi voisines.
Ce billet, écrit à 00:07 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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