Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 31 mai 2008

La météo nous révèle nos imprudences

Les intempéries qui sévissent depuis quelques années sur l'ensemble de la planète et ces jours-ci en France et même dans notre région nous révèlent les souffrances qui ont été infligées à la planète par les hommes. Les ouragans, les averses intempestives, les inondations, les chutes de grèle comme on n'en avait jamais vu viennent désormais ponctuer l'actualité avec les conséquences dramatiques que cela représente sur la vie de millions de personnes dans le monde mais aussi sur la désorganisation de la société.

Il aura fallu attendre malheureusement de trop longues années avant que les gouvernants mais aussi les populations prennent conscience de la fragilité de l'éco système. C'est aujourd'hui chose faite dans un certain nombre de pays comme la France, par exemple, qui prennent désormais des mesures de protection. Mais hélas nombre d'autres pays, et pas des moindres, continuent de polluer sans limite. C'était le cas jusqu'à présent, des Etats Unis d'Amérique qui apparaissaient comme le premier pollueur mondial. Mais la prise de conscience dans ce pays se développe rapidement et des personnalités comme Al Gore, ancien vice président Américain, joue un rôle déterminant dans ce domaine. Hélas d'autres pays au développement rapide comme la Chine sont devenus aujourd'hui des pollueurs majeurs et inquiétants. Enfin, certains pays en voie de développement, qui n'ont pas les moyens ni l'expertise, se trouvent aussi parmi les grands pollueurs notamment concernant les fleuves qui sont devenus des égouts à ciel ouvert.

C'est pourquoi il est urgent que cette prise de conscience se généralise car plus personne n'est à l'abri des catastrophes générées par les atteintes à l'environnement. Les grands pays développés doivent assumer leurs responsabilités afin, non seulement de protéger la partie de planète dont ils sont directement les gestionnaires, mais aussi de veiller à ce que le reste du Monde ne soit pas meurtri comme c'est encore hélas le cas. Il s'agit d'une course de vitesse car au rythme où vont les choses, la Terre est condamnée à mourir et ses habitants avec. Je n'ai pas pour habitude d'être pessimiste mais réaliste. Et si ce modeste billet contribut à sensibiliser quelques réfractaires, alors je n'aurai pas perdu mon temps.