mardi 27 mai 2008
FARC : changement à la tête
La disparition de Marulanda, chef des FARC, annoncée par le Gouvernement Colombien puis confirmée par les FARC, est un nouvel épisode dans l’histoire mouvementée de ce pays d’Amérique du Sud. Ce chef de bande aux mains rougies du sang des nombreux otages qui n’ont jamais recouvré la liberté et qui ont péri dans la jungle Colombienne est mort à l’âge de 80 ans d’une crise cardiaque. Le bilan de ce terroriste aura été terrifiant, tant il aura su porter la terreur jusqu’aux limites du soutenable. Le long et douloureux calvaire d’Ingrid Bétancourt en est la plus éclatante démonstration.
Avec sa disparition, la famille d’Ingrid, les autorités Françaises, les associations veulent espérer que l’absolutisme de Marulanda saura céder le pas à une attitude plus pragmatique permettant d’entrevoir une possible libération des otages. Car enfin, ces détentions arbitraires et inhumaines n’ont aucun avenir. Elles ne peuvent déboucher sur aucun succès pour une guérilla perdue d’avance. Le seul horizon d’une telle aventure est la mort, la souffrance d’innocents et en même temps la réprobation générale à l’égard des auteurs de cette barbarie.
En revanche, la libération des otages changerait profondément la donne. Les leaders des FARC qui vivent tapis dans la jungle auprès de leurs prisonniers pourraient obtenir leur passage dans un pays étranger, c'est-à-dire que la liberté des otages pourrait entrainer la liberté de leurs tortionnaires. Le nouveau chef des FARC saura-t-il entendre ce message ? La position des guérilleros s’humanisera-t-elle ? Les désertions se multiplieront-t-elles devant cette longue, trop longue errance ? On peut l’espérer ! Il faut en tout cas continuer d’y croire et d’espérer dans la libération d’Ingrid et de ses compagnons d’infortune pris comme elle en otages. Le temps est plus jamais à la mobilisation.
Ce billet, écrit à 00:01 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :