Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mardi 20 mai 2008

Epilogue socialiste

L’an dernier, à l’occasion d’un grand casting, Ségolène Royal était sortie du chapeau socialiste en tant que candidate pour l’élection présidentielle. Il fallait du changement, on allait voir ce qu’on allait voir ! Le PS était le premier grand parti de France à oser la candidature d’une femme ; le PS allait surprendre par son audace et sa modernité ; la belle Ségolène allait faire prendre un coup de vieux non seulement à l’ensemble de la classe politique mais aussi à ses « chers camarades » qui étaient aussi ses concurrents. Ainsi la candidate fut !

Les grincements de dents, les appréhensions ne portaient pas, contrairement à ce que la candidate voulait bien dire, sur le fait qu’elle était une femme. Il y eut bien quelques vieux « machos » pour le penser mais je crois que notre pays est aujourd’hui une démocratie moderne qui, à l’instar de l’Allemagne, est prête à donner ces responsabilités indifféremment à un homme ou à une femme pourvu qu’ils aient la capacité de présider la France. Mais, voilà, et c’est là que le bât blesse, Ségolène Royal n’est pas apparue crédible aux yeux des Français et les socialistes ont très vite déchanté. Cependant comme la campagne était lancée, il fallait faire bonne figure, c'est-à-dire être hypocrite et faire croire qu’on était « tous derrière la candidate » alors qu’en coulisse c’était plutôt « tous contre Ségolène ».

Aujourd’hui, il a suffit que cette dernière annonce sa candidature au poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste pour que les langues se délient et crient « haro sur le baudet ». Delanoë attend son tour en tissant sa toile afin d’encercler la candidate, Martine Aubry, de façon plus agressive, comme à son habitude, exprime clairement ses états d’âme face à l’ancienne candidate aux Présidentielles, les Montebourg, Valls et autres Cambadellis y vont de leurs remarques acerbes afin de signifier qu’on ne les y reprendrait plus. Jusqu’à DSK qui rentre précipitamment de Washington pour ne pas se faire oublier et affiche des ambitions pour 2012.

Dans un tel contexte, Madame Royal aura bien du mal, me semble-t-il, à sortir la tête hors de l’eau. Le TSS (tout sauf Ségolène) semble très bien fonctionner. Il semble même devenir le meilleur ciment entre les membres d’un Parti Socialiste devenu le champ clos des ambitions personnelles.