samedi 17 mai 2008
Service d'accueil minimum: le temps de la loi.
On aurait pu faire autrement que de légiférer. En effet, devant une mesure aussi évidente qui consiste à ne pas laisser les enfants dans la rue en temps de grève, les municipalités auraient pu, auraient du accepter de jouer le jeu et tout mettre en oeuvre pour que les enfants soient accueillis. Malheureusement la gauche s'est distinguée en faisant de cette affaire un sujet polémique. Elle assumera devant les parents d'élèves qui à 60%, de droite comme de gauche, sont favorables au service d'accueil minimum.
Alors après la grève des fonctionnaires de jeudi dernier, le Président de la République vient de demander au Gouvernement de préparer un projet de loi qui devrait être présenté au Parlement avant l'été. Ainsi les communes n'auront plus le choix, elles devront mettre en place le service d'accueil des enfants. J'espère aussi que ce projet prévoiera que les grévistes auront l'obligation de se déclarer deux ou trois jours avant la grève de façon à pouvoir connaitre qui travaille et qui ne travaille pas afin d'organiser le service de garde.
Cette mesure, bien que de bon sens, va soulever la polémique puisque la gauche, comme elle a commencé à le faire, va poursuivre sa bataille politicienne. Où est l'intérêt des enfants et de leurs familles? Où sont les les intérêts majeurs de la population? La gauche mène une opposition systématique bien loin d'être constructive. On peut le regretter car notre démocratie n'en ressort pas renforcée, le droit des familles non plus.
Ce billet, écrit à 01:11 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :