Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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vendredi 16 mai 2008

Comment peut-on être contre le service minimum d'accueil dans les écoles en cas de grève?

Que les enseignants puissent faire grève n'a jamais été remis en cause et ne le sera pas. On peut tout juste regretter que dans le cas de difficultés on pratique la grève préventive au lieu de privilégier le dialogue social. Mais il est vrai que la grève est un moyen plus spectaculaire pour les syndicats car il permet de faire parler largement de leurs actions là où la négociation est plus efficace mais aussi plus discrète. Je parle de ce sujet aujourd'hui car hier les fonctionnaires étaient en grève et tout particulièrement dans l'Education Nationale. Le Ministre n'a pas souhaité "casser la grève" comme le disent certains mais a voulu que les conséquences soient plus légères à supporter pour les parents et les enfants. Rappelons que les jours de grèves dans les écoles, certains parents sont obligés de prendre une journée de congés ou bien, pire encore, des enfants se retrouvent dans la rue ou seuls à la maison. Ceci n'est pas acceptable. C'est ce que cherche à atténuer le Service Minimum d'Accueil voulu par le Gouvernement.

Je décerne un carton rouge à la gauche qui a voulu faire de ce sujet un enjeu politicien en demandant à tous les Maires qu'ils soient socialistes ou autres de fermer leurs écoles et d'empêcher ainsi ce service minimum. Les parents d'élèves qui habitent des communes dirigées par la gauche ne comprennent pas ce discours. En effet, cette mesure tend notamment à venir en aide aux familles les plus en difficultés. Mais cela semble ne pas compter dans les prises de positions du PS. Pendant ce temps, dans les villes de droite, on a fait le maximum pour accueillir les enfants. Et pourtant c'était très difficile car la grève ne touchait pas seulement les fonctionnaires de l'Education Nationale mais tous les fonctionnaires. Ainsi était-il quasiment impossible de connaitre les effectifs dont on pourrait disposer le matin même. Bravant les difficultés, ce service a été mis en place pour répondre aux attentes des familles à Nice notamment. Avec plus de 160 écoles, ce service était très difficile à assurer et pourtant la ville a relevé le défi. Je rends hommage à la détermination du Maire Christian Estrosi et de son Adjoint à l'Education Lauriano Azinheirinha qui ont réussi en peu de jours et avec des moyens limités à accueillir les enfants des familles qui en avaient le plus besoin. C'est ce qu'on appelle le volontarisme politique et surtout le respect de ses concitoyens.