Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mardi 13 mai 2008

Pauvre Liban

Pendant l'été 2006, au moment où Israël avait attaqué les positions du Hezbollah, je faisais partie de ceux qui expliquaient que ce mouvement n'était pas seulement l'ennemi de l'Etat Hébreux mais aussi l'ennemi du Liban. A cette époque il était plus facile de faire croire qu'Israël était l'ennemi du Liban et au moins on trouvait, à bon compte, un responsable, un coupable qui avait les épaules larges tant les Israéliens sont vilipendés dès qu'on parle du Proche Orient. J'avais beau dire qu'il fallait regarder ce conflit de très près avant de critiquer facilement un agresseur qui n'en était pas un, j'avais du mal à faire passer mon message. Et pourtant, hélas, trois fois hélas, les faits viennent de me donner raison.

En effet, le Hezbollah, à la solde de la Syrie et de l'Iran vient de lancer une guerre tendant à la partition de ce pays et de sa capitale. Ainsi, le Liban n'a-t-il pas droit à sa souveraineté, à sa liberté, à sa démocratie. Le Liban doit être placé sous le contrôle de milices Chiites à la botte de Damas et de Téhéran. Je suis triste et amer pour le Liban que j'aime. Je me souviens encore de ce voyage que j'effectuais en 1989 pour aller soutenir le peuple Libanais contre Afez El Assad. Les Libanais dans leur pays meurtri, continuaient à croire en des jours meilleurs. Ce peuple courageux, ingénieux, francophone et francophile s'est senti abandonné depuis trop longtemps. Et aujourd'hui il se sent livré à ses agresseurs dans l'impuissance générale. Israël, de son côté, s'inquiète, car pour Jérusalem il est indispensable d'avoir un Liban libre et pacifié plutôt qu'un pays livré aux milices de Nasrallah.

C'est pourquoi je rappelle qu'Israël et le Liban n'ont pas vocation à se faire la guerre mais plutôt à entretenir des relations amicales puisque ces deux pays ont un ennemi commun: Le Hezbollah, le terrorisme, la violence.