Grève: les familles n'ont pas à subir
Par Rudy Salles, mardi 6 mai 2008 à 06:28 :: Politique :: #701 :: rss
Le 15 mai prochain, un mouvement de grève est attendu dans l'Education Nationale. Si le principe de la grève ne doit pas être remis en cause -même si on peut regretter que les syndicats déclenchent des débrayages avant d'avoir engagé toute concertation- en revanche il me semble inacceptable qu'on en fasse porter le fardeau aux enfants et à leurs familles. Pendant que certains enseignants déclarent ne pas travailler ce jour là, se mettent-ils, ne serait-ce que quelques instants, à la place des enfants et des familles à qui ces grèves portent un préjudice considérable. En effet, on ne peut disposer ainsi à sa guise de l'emploi du temps des autres en leur imposant des contraintes qu'ils ne peuvent supporter.
C'est pourquoi le Gouvernement a souhaité mettre en place un service minimum permettant aux élèves d'être gardés dans les écoles et ainsi à leurs parents de pouvoir travailler sans avoir le souci de savoir où sont leurs enfants. En effet, imaginez que certains jours de grèves où certains parents n'étaient même pas au courant, les enfants se retrouvaient devant les portes fermées de leur école soit dans la rue, soit étaient récupérés par d'autres parents disponibles, soit rentaient chez eux tous seuls. Le service minimum permet d'éviter cette situation et participe donc de la sécurité des enfants.
La gauche refuse ce service minimum pour raisons idéologiques. La majorité les soutient par bon sens. J'aurais souhaité qu'en la matière le bon sens l'emporte et qu'il n'y ait pas de frontière politique s'agissant de l'intérêt majeur des enfants. Mais sur ces sujets, la gauche n'a pas encore franchi le pas. Elle s'entête à vouloir se plier aux désidérata des syndicats. Je déplore cette attitude et je la dénonce. Pour ma part, je soutiens le service minimum et je suis heureux que Nice soit l'une des villes de France qui le mette en place. Il y en aura toujours pour critiquer cette mesure. Mais s'agissant de l'intérêt des enfants, ces critiques volent en éclat pour laisser la place au bon sens. Et concernant ce dernier point, la gauche et les syndicats feraient bien d'écouter un peu plus ce qu'en pensent les familles!
Commentaires
1. Le mardi 6 mai 2008 à 11:49, par CoYoT-RTN
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