Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Grève: les familles n'ont pas à subir

Le 15 mai prochain, un mouvement de grève est attendu dans l'Education Nationale. Si le principe de la grève ne doit pas être remis en cause -même si on peut regretter que les syndicats déclenchent des débrayages avant d'avoir engagé toute concertation- en revanche il me semble inacceptable qu'on en fasse porter le fardeau aux enfants et à leurs familles. Pendant que certains enseignants déclarent ne pas travailler ce jour là, se mettent-ils, ne serait-ce que quelques instants, à la place des enfants et des familles à qui ces grèves portent un préjudice considérable. En effet, on ne peut disposer ainsi à sa guise de l'emploi du temps des autres en leur imposant des contraintes qu'ils ne peuvent supporter.

C'est pourquoi le Gouvernement a souhaité mettre en place un service minimum permettant aux élèves d'être gardés dans les écoles et ainsi à leurs parents de pouvoir travailler sans avoir le souci de savoir où sont leurs enfants. En effet, imaginez que certains jours de grèves où certains parents n'étaient même pas au courant, les enfants se retrouvaient devant les portes fermées de leur école soit dans la rue, soit étaient récupérés par d'autres parents disponibles, soit rentaient chez eux tous seuls. Le service minimum permet d'éviter cette situation et participe donc de la sécurité des enfants.

La gauche refuse ce service minimum pour raisons idéologiques. La majorité les soutient par bon sens. J'aurais souhaité qu'en la matière le bon sens l'emporte et qu'il n'y ait pas de frontière politique s'agissant de l'intérêt majeur des enfants. Mais sur ces sujets, la gauche n'a pas encore franchi le pas. Elle s'entête à vouloir se plier aux désidérata des syndicats. Je déplore cette attitude et je la dénonce. Pour ma part, je soutiens le service minimum et je suis heureux que Nice soit l'une des villes de France qui le mette en place. Il y en aura toujours pour critiquer cette mesure. Mais s'agissant de l'intérêt des enfants, ces critiques volent en éclat pour laisser la place au bon sens. Et concernant ce dernier point, la gauche et les syndicats feraient bien d'écouter un peu plus ce qu'en pensent les familles!

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Commentaires

1. Le mardi 6 mai 2008 à 11:49, par CoYoT-RTN

L'objectif d'une grêve est de mobiliser le plus de personnel possible afin d'encombrer au maximum l'activité est d'être nombreux dans les rues pour s'exprimer de la façon la plus claire qui soit à ce jour pour notre cher gouvernement. Avons-nous encore le droit de manifester librement dans ce pays ?
N'allez pas en plus faire croire que personne dans son entourage est assez disposé à garder un enfant une journée de grêve !!!
Réfléchissez un peu aux causes de cette grêve avant de dire que c'est "inacceptable", parce qu'il semblerait justement que cette mobilisation défende entre autre l'encadrement de vos enfants ! Ce ne serait qu'un aperçu de ce que cela pourrait être dans un futur proche... Qui commence dès l'année prochaine !

Axel Verspieren, 2° au lycée Pardailhan (Auch 32).

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