Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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La place Garibaldi bientôt libérée

Avec l'arrivée du tramway, l'une des conséquences néfastes a été la paralysie des axes est-ouest de la ville. En effet, et ça n'est pas faute d'avoir mis en garde la précédente municipalité, le franchissement de l'axe du tram a engorgé toutes les perpendiculaires. Il n'était pas sorcier de le deviner en amont et d'y remédier. J'avais indiqué en son temps au précédent Maire de Nice qu'il fallait prévenir une telle situation et donc que dans certains cas il fallait même envisager de créer des liaisons en galerie afin de permettre le croisement des flux automobiles/tramway comme cela a été fait dans d'autres villes. Mais rien n'y fit. Il y avait refus de discuter et le leit motiv de l'ancien Maire était de dire qu'il fallait faire disparaitre les voitures du centre ville.

Si chacun peut être d'accord avec l'hypothèse de faire baisser les transports individuels au profit des transports en commun -et j'en suis pour ma part convaincu- en revanche on ne peut pas imposer aux gens d'abandonner leur véhicule au nom d'un nouvel intégrisme du "tout tram". Nombre d'habitants ou de visiteurs de notre ville ne peuvent hélas pas emprunter le tramway alors qu'ils le souhaiteraient. En effet, les itinéraires de chacun, les activités professionnelles, les lieux de résidences ne permettent pas toujours cette possibilité. C'est pourquoi il faut accepter la cohabitation entre les moyens de transports et la faciliter. Le rétrécissement des voies de circulation qui asphyxient certains axes comme Maréchal Joffre, Cassini ou Pierre Sola par exemple amène les nuisances pour tous les riverains qui respirent ainsi d'avantage de pollution qu'auparavant.

L'exemple de l'intégrisme avait trouvé son paroxysme dans l'aménagement de la place Garibaldi. En effet, alors que cette place est l'une des plus grandes de la cité, les aménageurs n'avaient pas trouvé mieux que d'en limiter la traversée à une seule voie. Les conséquences ont été la paralysie de tout un quartier empêchant pratiquement le franchissement de ladite place à la plupart des automobilistes qui étaient obligés de se repliers sur d'autres voiries également très encombrées. Notre équipe municipale s'était engagée à libérer la place Garibaldi en faisant passer à deux voies l'axe de franchissement de cet espace. La décision a été immédiatement prise et les deux voies seront livrées à la circulation avant la fin du mois de mai. Quand le réalisme remplace l'intégrisme...

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Commentaires

1. Le mardi 6 mai 2008 à 13:34, par claude raybaud (assoc. droits des pietons)

Bravo pour ce commentaire très riche de la part de Rudy Salles.

En aménageant la seconde file routière, essayons en amont de réfléchir à l'implantation d'un passage piétons avec feux piétons au droit des feux automobile près de la voie ferrée. Ne renouvellons pas les erreurs passées. Actuellement, le flot de piétons passe à cet endroit, étroit, sans aucun feux piétons alors que les voitures ont le feu vert (cas similaire entre Jean Jaures et le théâtre de Nice). Il s'agit là d'une juxtaposition de règles de priorités contradictoires , dictée par des motifs idéologiques chers à l'administration précédente, mais source de conflits juridiques en cas d'accidents.

Regardons aussi, comme l'a souligné récemment Nice Matin, que l'endroit par où passe le plus de piétons (angle café de Turin) est aussi celui où le trottoir est le plus étroit!

Décidément, on en finit pas de découvrir les errements de l'ancienne municipalité. Et Jacques Peyrat qui voudrait que l'on reconnaisse qu'il a fait du "bon boulot"!

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