samedi 31 mai 2008

Les intempéries qui sévissent depuis quelques années sur l'ensemble de la planète et ces jours-ci en France et même dans notre région nous révèlent les souffrances qui ont été infligées à la planète par les hommes. Les ouragans, les averses intempestives, les inondations, les chutes de grèle comme on n'en avait jamais vu viennent désormais ponctuer l'actualité avec les conséquences dramatiques que cela représente sur la vie de millions de personnes dans le monde mais aussi sur la désorganisation de la société.
Il aura fallu attendre malheureusement de trop longues années avant que les gouvernants mais aussi les populations prennent conscience de la fragilité de l'éco système. C'est aujourd'hui chose faite dans un certain nombre de pays comme la France, par exemple, qui prennent désormais des mesures de protection. Mais hélas nombre d'autres pays, et pas des moindres, continuent de polluer sans limite. C'était le cas jusqu'à présent, des Etats Unis d'Amérique qui apparaissaient comme le premier pollueur mondial. Mais la prise de conscience dans ce pays se développe rapidement et des personnalités comme Al Gore, ancien vice président Américain, joue un rôle déterminant dans ce domaine. Hélas d'autres pays au développement rapide comme la Chine sont devenus aujourd'hui des pollueurs majeurs et inquiétants. Enfin, certains pays en voie de développement, qui n'ont pas les moyens ni l'expertise, se trouvent aussi parmi les grands pollueurs notamment concernant les fleuves qui sont devenus des égouts à ciel ouvert.
C'est pourquoi il est urgent que cette prise de conscience se généralise car plus personne n'est à l'abri des catastrophes générées par les atteintes à l'environnement. Les grands pays développés doivent assumer leurs responsabilités afin, non seulement de protéger la partie de planète dont ils sont directement les gestionnaires, mais aussi de veiller à ce que le reste du Monde ne soit pas meurtri comme c'est encore hélas le cas. Il s'agit d'une course de vitesse car au rythme où vont les choses, la Terre est condamnée à mourir et ses habitants avec. Je n'ai pas pour habitude d'être pessimiste mais réaliste. Et si ce modeste billet contribut à sensibiliser quelques réfractaires, alors je n'aurai pas perdu mon temps.
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vendredi 30 mai 2008

Dans le projet de réforme de la Constitution que l'Assemblée Nationale vient de discuter, l'obligation de soumettre à référendum l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne a été confirmée. En effet, certains proposaient que cette consultation soit levée pour autoriser le Parlement à décider tout seul de l'admission de ce pays. Ceci était une mesure sur laquelle nous -les parlementaires de la majorité- ne voulions pas céder. En effet, nous sommes un certain nombre à considérer que l'Europe doit se fixer des frontières. Tous les pays de la planète ne peuvent pas se revendiquer Européens. Certes Istanbul est une ville située à la limite orientale de l'Europe mais l'Anatolie se trouve en Asie. Cela signifie que la plus grande partie du territoire de ce pays n'est pas située sur notre continent. Il y a aussi une autre considération importante, la Turquie est, et de loin, plus peuplée que le plus peuplé des pays Européens l'Allemagne. Ainsi, si ce pays accédait à l'Union Européenne, il serait le plus peuplé et donc le plus représenté au Parlement Européen, devant la France qui est pourtant l'une des grandes puissances Européennes et l'un des Etats fondateurs. Et enfin, si nous acceptions l'entrée de la Turquie au sein de l'Union Européenne, au nom de quel principe pourrions-nous refuser demain l'admission du Maroc, de la Tunisie ou de l'Algérie? Nous voyons bien que nous sortirions très largement des limites naturelles de l'Europe.
C'est pourquoi, l'Assemblée Nationale, dans sa grande sagesse, a décidé que les pays dont la population représentant plus de 5% de la population totale de l'Union Européenne ne pourraient pas être admis à rejoindre l'Union sans que cette décision ne soit tranchée par le peuple Français. Je me félicite de cette décision qui honore notre Assemblée et qui traduit le sens des responsabilités des Députés. Nous avions pris cet engagement devant nos électeurs, nous tenons nos promesses. Je pense qu'en agissant ainsi, on donne une nouvelle chance à l'Europe car on renforce l'idée d'intégration Européenne, un idée essentielle pour affronter les défis du futur.
Ce billet, écrit à 06:45 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 29 mai 2008
Le verdict de la Cour d’Assises était attendu mais ses conclusions ne faisaient guère mystère. En effet, les époux Fourniret resteront, dans les annales de la Justice criminelle, comme des « serials killers » dont l’acharnement fut inouï. Leurs jeunes victimes, passées entre leurs mains, n’ont eu qu’exceptionnellement la possibilité de s’en sortir. Le procès qui vient de s’achever révéla la personnalité démoniaque de l’un et de l’autre. La perpétuité incompressible pour l’un, la perpétuité avec une peine minimum de 28 ans pour l’autre, la Cour a voulu par ce verdict maximum, rendre une décision exemplaire.
En cet instant chargé de l’émotion qu’a soulevé ce procès rappelant les faits, je songe aux familles des victimes qui ont du endurer tant de souffrances et qui par cet arrêt vont pouvoir enfin faire leur deuil. Jamais leur peine ne pourra être atténuée face à la barbarie des Fourniret vis-à-vis de leurs filles. Mais du moins, ce procès aura-t-il permis de placer enfin devant les juges ces deux monstres et leur infliger des condamnations situées dans ce que la Loi prévoit de plus sévère en la matière. Les Fourniret iront désormais finir leurs jours derrière les barreaux. La décision d’une Cour d’Assises est susceptible d’appel. Mais qui pourrait prétendre qu’une autre Cour pourrait se montrer plus clémente à l’égard de ces sinistres personnages qui ne peuvent prétendre à aucune circonstance atténuante. J’espère que les condamnés auront la décence de ne pas faire appel afin de ne pas obliger les familles à revivre à nouveau le traumatisme que représente une si longue procédure. Le calvaire a assez duré. Que les Fourniret retournent à leurs cellules et qu’on cesse de parler d’eux !
Ce billet, écrit à 06:49 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 28 mai 2008
Une conjoncture défavorable, une augmentation vertigineuse des matières premières et notamment énergétiques, une situation politique internationale incertaine, l’arrivée de super puissances comme la Chine, l’Inde ou encore la Russie, et pourtant le chômage dans notre pays continue de baisser. C’était l’un des grands enjeux, l’un des défis majeurs de notre pays. Tous les Gouvernements avaient promis de lutter contre le chômage sans y parvenir. Et bien depuis un an la courbe s’est inversée et la spirale infernale du chômage qui sévissait dans notre pays a enfin cessé. En effet, jamais le chômage n’a été aussi faible en France depuis 25 ans !
Avec un taux passé sous la barre des 8%, il est possible d’envisager désormais d’atteindre, dans un délai raisonnable, un niveau à 5%. C’était un des engagements de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale. Les Français avaient pris cette promesse avec précaution car ils avaient l’habitude de ce genre d’engagement de campagne de tous les candidats depuis près d’un quart de siècle. Et pourtant cet objectif est d’ores et déjà atteint. Et ça n’est pas le moindre des engagements du Président car on sait combien cette longue période de sous emploi a été difficile à vivre pour des millions de familles Françaises. Chacun a connu des femmes et des hommes restés longtemps sans emploi et qui ont du se débattre dans des difficultés terribles sans parvenir à voir « le bout du tunnel ». Les plus fatalistes considéraient même qu’il n’y avait rien à faire estimant que tout le monde avait échoué en la matière.
Et bien cette fatalité semble aujourd’hui enrayée. Il faut donc rendre hommage au Gouvernement d’y être parvenu et au Président de la République d’avoir tenu bon dans ce domaine. Le combat n’est pas terminé mais désormais plus personne ne peut contester les résultats obtenus garants des progrès futurs. En ces temps de turbulence politique, ce satisfecit devait être souligné.
Ce billet, écrit à 09:14 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 27 mai 2008
La disparition de Marulanda, chef des FARC, annoncée par le Gouvernement Colombien puis confirmée par les FARC, est un nouvel épisode dans l’histoire mouvementée de ce pays d’Amérique du Sud. Ce chef de bande aux mains rougies du sang des nombreux otages qui n’ont jamais recouvré la liberté et qui ont péri dans la jungle Colombienne est mort à l’âge de 80 ans d’une crise cardiaque. Le bilan de ce terroriste aura été terrifiant, tant il aura su porter la terreur jusqu’aux limites du soutenable. Le long et douloureux calvaire d’Ingrid Bétancourt en est la plus éclatante démonstration.
Avec sa disparition, la famille d’Ingrid, les autorités Françaises, les associations veulent espérer que l’absolutisme de Marulanda saura céder le pas à une attitude plus pragmatique permettant d’entrevoir une possible libération des otages. Car enfin, ces détentions arbitraires et inhumaines n’ont aucun avenir. Elles ne peuvent déboucher sur aucun succès pour une guérilla perdue d’avance. Le seul horizon d’une telle aventure est la mort, la souffrance d’innocents et en même temps la réprobation générale à l’égard des auteurs de cette barbarie.
En revanche, la libération des otages changerait profondément la donne. Les leaders des FARC qui vivent tapis dans la jungle auprès de leurs prisonniers pourraient obtenir leur passage dans un pays étranger, c'est-à-dire que la liberté des otages pourrait entrainer la liberté de leurs tortionnaires. Le nouveau chef des FARC saura-t-il entendre ce message ? La position des guérilleros s’humanisera-t-elle ? Les désertions se multiplieront-t-elles devant cette longue, trop longue errance ? On peut l’espérer ! Il faut en tout cas continuer d’y croire et d’espérer dans la libération d’Ingrid et de ses compagnons d’infortune pris comme elle en otages. Le temps est plus jamais à la mobilisation.
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lundi 26 mai 2008

Dans les temps qui courent, une élections législative partielle qui se joue à 69,3% en faveur de la majorité, ça se remarque. Ce serait déjà un résultat rxtraordinaire dans une "vague bleue", mais en période basse où le Gouvernement est confronté aux difficultés conjoncturelles tant nationales qu'internationales, c'est tout à fait exceptionnel. C'est du, bien entendu, au travail effectué par le candidat Christian Estrosi tout d'abord qui a su depuis près de 20 ans être à l'écoute de sa circonscription et agir en faveur de la population. Etre présent et respecter ses électeurs est une condition indispensable si l'on veut être élu et réélu dans la durée.
Mais au delà de ce succès personnel, les électeurs ont voulu egalement saluer le rassemblement qui s'est mis en place dans notre département mais aussi depuis deux mois à Nice. Notre équipe municipale a su, en quelques semaines, se mettre au travail et ainsi redonner espoir aux Niçoises et aux Niçois. Et Christian Estrosi a su s'est montré en véritable chef d'orchestre pour que cette équipe joue sa partition avec l'harmonie nécessaire. Ainsi, de 44% des voix obtenues aux municipales il y a deux mois, le score du Maire redevenu Député est de 65%, c'est à dire un bond de plus de 20%. Ce résultat est hautement significatif du micro climat politique Niçois. Désormais, avec Christian Estrosi de retour dans l'hémicycle, nous serons quatre Députés à siéger au Conseil Municipal de Nice et à représenter notre ville à l'Assemblée Nationale.
Cette élection vient donc renforcer notre équipe et sa légitimité. Nous avons désormais une obligation de résultats. Les Niçoises et les Niçois peuvent être assurés de notre détermination et de notre cohésion.
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dimanche 25 mai 2008
Il suffit que Bertrand Delanoë trouve quelque mérite au libéralisme pour qu'aussitôt Ségolène Royal réagisse vivement et lui réponde que le socialisme et le libéralisme sont incompatibles. Il en aurait fallu moins que ça pour que l'ancienne candidate à l'élection présidentielle "vole dans les plumes" de son rival à l'élection du poste de premier secrétaire du Parti Socialiste. Je prévois que les mois qui viennent vont être chauds et les arguments fuser tous azimuts.
Et pourtant je m'interroge sur le fond. Je ne me souviens pas de convictions politiques particulièrement fortes de Madame Royal lors de sa dernière campagne. Tout juste beaucoup d'opportunisme. Une fois très à gauche, une autre fois courtisant François Bayrou jusqu'à lui proposer Matignon. Mais que je sache, le candidat centriste n'était-il pas lui aussi libéral, social et Européen, du moins se prétendait-il ainsi. Je ne me souviens pas que cela ait gêné Madame Royal qui à ce moment là cherchait à "ratisser large"!
La bravitude à laquelle la candidate rose aspirait sur la grande muraille de Chine va se transformer en lassitude avant de tourner au cauchemar. Ce débat suréaliste est en effet inintéressant au possible dès lors qu'il n'oppose pas deux candidats qui confrontent des convictions fortes mais qui passent leut temps à mesurer leurs égos et qui à agiter des idées auxquelles ils ne croient pas. L'objectif étant tout simplement de braquer les projecteurs de l'actualité vers eux...
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samedi 24 mai 2008

La réforme constitutionnelle poursuit son évolution devant l’Assemblée Nationale. Pendant que le nombre de Députés socialistes soutenant le texte augmente, les réformes prennent forme. Et c’est très bien ainsi. Je veux en citer une qui me parait très importante pour le fonctionnement de nos institutions mais aussi pour le renouvellement de la vie politique dans notre pays. Il s’agit de la limitation à deux mandats pour le Président de la République. Ceci peut apparaitre comme une réforme mineure, elle est en réalité extrêmement importante et aura de fortes répercussions sur la vie démocratique de notre pays. En effet, si cette mesure est confirmée, aucun Président de la République ne pourra dépasser le cap des 10 ans à l’Elysée. Cette réforme permettra au Président élu d’agir avec l’énergie nécessaire pendant toute la durée de ses deux mandats sans se laisser gagner par la lassitude provoquée par des durées trop longues. Ceci avait commencé avec la réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans qui oblige le Président de la République à être plus présent et plus réactif que ne l’étaient ses prédécesseurs qui bénéficiaient du septennat.
En outre le second mandat permettra au Président de ne plus agir avec l’œil rivé sur la courbe des sondages. En effet, le second mandat qui sera aussi le dernier permettra au Président d’oser des réformes encore plus courageuses et audacieuses sans être soumis à la pression électorale.
Enfin, et surtout, le quinquennat renouvelable une seule fois sera le meilleur moyen d’assurer le renouvellement de la classe politique. En effet au cours du second mandat du Président sortant, son camp sera contraint d’organiser la succession avec des hommes et des femmes nouveaux. Ceci mettra un terme à une situation conservatrice que nous avons connue depuis trop longtemps. Je cite pour exemple ce que nous avons pu observer depuis 25 ans où le débat présidentiel se limitait à un jeu de rôle entre Giscard, Mitterrand et Chirac. Personne d’autre ne pouvait prétendre s’insérer dans cette pièce à trois. Comparez avec ce qui se passait ailleurs. En 1974, Chirac était Premier Ministre, Giscard était Président et Mitterrand était le chef de l’opposition. En 1995, soit 21 ans plus tard, Chirac était Président, Mitterrand venait de passer la main après avoir fait deux septennats tandis que Giscard s’interrogeait toujours pour savoir s’il allait à nouveau jouer un rôle. Je vous rappelle simplement que pendant la même période les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Allemagne ou encore l’Espagne changeaient régulièrement de personnel politique. On ne se souvient même plus de qui exerçait des responsabilités dans les années 70. Sauf que, pour mémoire, au moment où Giscard était Président et Chirac Premier Ministre je veux vous rappeler que Nixon était le Président Américain tandis que l’URSS était dirigée par Brejnev. 25 ans après ces personnages appartenaient à l’histoire tandis que chez nous les mêmes jouaient toujours les premiers rôles. Cette réforme de la Constitution dans ce domaine contribuera au renouvellement, n’en doutons pas !
Ce billet, écrit à 17:20 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 23 mai 2008
Dans la droite ligne du billet que j'écrivais hier, nous avons une nouvelle preuve des dissensions existant au sein du parti socialiste. C'est vrai dans bien des domaines, c'est vrai sur l'avenir de nos institutions. Il y a ceux qui n'entendent faire que de la politique politicienne et mettre le gouvernement en difficulté, quels que soient les sujets. Et puis il y a des gens plus responsables, plus ouverts, des réformistes qui trouvent que ne pas être au rendez-vous de la réforme de nos institutions serait une grave erreur.
Parmi ceux-ci Manuel Valls et quelques autres qui ont affirmé qu'il fallait soutenir la réforme proposée par le gouvernement. Ceux-ci sont immédiatement soutenus dans leur initiative par Jack Lang qui a fait partie de la commission Balladur chargée de réfléchir et de proposer lesdites réformes. Faut-il rappeler que la réforme proposée n'est pas seulement le fruit du travail de l'UMP. En effet, le Nouveau Centre y a pris toute sa part mais au delà, le parti socialiste, non seulement par le truchement de Jack Lang mais aussi par les amendements acceptés par la commission des lois de l'Assemblée Nationale a obtenu satisfaction sur des points extrêmement importants. Ainsi, on ne peut pas tout demander et tout refuser au prétexte que l'ensemble de ses demandes n'est pas pris en considération. Ce texte de modification de la Constitution doit être un texte de compromis entre les uns et les autres. Chaque formation politique responsable doit le comprendre et accepter cette idée de consensus. C'est ce qui fera la différence entre l'agitation politicienne dans laquelle certains se complaisent et le travail sérieux au service de la démocratie Française. C'est ce que semblent dire ces élus socialistes qui appellent à voter la réforme de la Constitution. Gageons qu'ils arriverons à ouvrir les yeux de leurs collègues encore aveuglés par leur entêtement idéologique stérile.
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jeudi 22 mai 2008
Après que Ségolène Royal ait tenté un rapprochement avec le MoDem et que DSK s’affiche, et depuis longtemps comme social-démocrate, voilà Bertrand Delanoë vanter les mérites du libéralisme. Oh, bien sur il ne s’agit pas du « libéralisme dévoyé par la droite » affirme-t-il mais du libéralisme néanmoins. Ainsi la lente mue du Parti Socialiste continue-t-elle. Mais vers quel horizon peut-elle amener ce parti qui passe son temps à faire le grand écart idéologique. En effet, à quoi cela sert-il de faire de telles déclarations quand, dans le même temps, on passe des alliances avec le Parti Communiste, qu’on dirige avec lui les villes, les départements, les régions et même l’Etat quand la gauche est au pouvoir ? Quelle signification peut avoir un tel positionnement quand on cherche à établir des liens avec la LCR de Besancenot ?
En fait ce sont là des postures politiques tendant à « ratisser large » politiquement mais qui ne règlent pas le problème du tiraillement dans lequel le PS se trouve depuis ces vingt dernières années. C’est si vrai que plus personne n’est en mesure de dire ce qu’est la gauche aujourd’hui. Sur l’Europe, sur l’économie, sur le social, ce sont des fossés qui séparent à peu près tous les courants socialistes sans compter leurs partenaires.
Alors la campagne qui s’ouvre pour le leadership du parti apparait plus comme une querelle d’égos, une bagarre de personnalités, ce qui permet masquer les vraies dissensions idéologiques. Les signaux qui sont donnés par les prétendants sont une volonté affichée d’apparaitre comme des « modernes » face aux archaïques de leur propre famille. Le problème est que les modernes ne sont pas majoritaires, ils sont même les otages des archaïques qui en fin de compte sont ceux qui pèsent dans les choix stratégiques et politiques du PS.
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mercredi 21 mai 2008
Le débat qui s’ouvre au Parlement sur la réforme constitutionnelle est une occasion à ne pas manquer. La responsabilité n’est pas seulement du côté de la majorité, elle est aussi du côté de l’opposition. En effet, chacun s’accorde à dire, et depuis très longtemps, que nos institutions méritent réformées. L’évolution de la 5ème République, la mise en place notamment du quinquennat présidentiel ont changé la donne sans que le législateur ne soit allé au bout des réformes. De majorité en majorité, on parle de cette réforme indispensable sans que personne n’ose l’affronter. Quelles en sont les raisons ?
Tout d’abord il faut souligner la frilosité des gouvernants. Toucher à « l’édifice » semble hors de portée de ceux qui accèdent au pouvoir. Ils le proposent avant d’y parvenir mais une fois installés, alors ils s’en accommodent. Ce fut le cas de François Mitterrand qui se fit le pourfendeur de la 5ème République dans un ouvrage resté célèbre dans les annales intitulé « le coup d’Etat permanent ». A cette époque nos institutions n’avaient aucune grâce à ses yeux. Mais une fois au pouvoir il s’en satisfaisait et n’engageait aucune réforme institutionnelle. La seconde raison ce sont les pesanteurs politiciennes. En effet, pour parvenir à une réforme des institutions il faut soit un référendum, soit une décision du Parlement réuni en Congrès à Versailles. Dans le cas du référendum, il y a le risque que le peuple réponde par un vote de mauvaise humeur et se moque de la question posée. Dans le cas du Congrès du Parlement il faut soit le soutien de l’opposition, soit sa neutralité. Or l’opposition craint toujours de montrer une connivence avec le pouvoir. Et ainsi une réforme, la meilleure soit-elle, peut-elle être ainsi bloquée.
Cette fois le Président de la République a promis la réforme et entend la mener à son terme. L’opposition est tiraillée entre soutenir un progrès institutionnel et notamment le renforcement du pouvoir du Parlement et se démarquer pour tenter d’empêcher le Gouvernement de faire aboutir son projet. J’espère que l’opposition comprendra qu’il ne s’agit pas d’une réforme pour une majorité mais d’un projet permettant de moderniser nos institutions quelles que soient les majorités. L’intérêt général l’emportera-t-il ? Nous serons fixés dans quelques jours. J’espère, quant à moi que la raison saura marquer nos débats parce que nos concitoyens attendent de nous des actes et pas seulement des paroles.
Ce billet, écrit à 06:56 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 20 mai 2008
L’an dernier, à l’occasion d’un grand casting, Ségolène Royal était sortie du chapeau socialiste en tant que candidate pour l’élection présidentielle. Il fallait du changement, on allait voir ce qu’on allait voir ! Le PS était le premier grand parti de France à oser la candidature d’une femme ; le PS allait surprendre par son audace et sa modernité ; la belle Ségolène allait faire prendre un coup de vieux non seulement à l’ensemble de la classe politique mais aussi à ses « chers camarades » qui étaient aussi ses concurrents. Ainsi la candidate fut !
Les grincements de dents, les appréhensions ne portaient pas, contrairement à ce que la candidate voulait bien dire, sur le fait qu’elle était une femme. Il y eut bien quelques vieux « machos » pour le penser mais je crois que notre pays est aujourd’hui une démocratie moderne qui, à l’instar de l’Allemagne, est prête à donner ces responsabilités indifféremment à un homme ou à une femme pourvu qu’ils aient la capacité de présider la France. Mais, voilà, et c’est là que le bât blesse, Ségolène Royal n’est pas apparue crédible aux yeux des Français et les socialistes ont très vite déchanté. Cependant comme la campagne était lancée, il fallait faire bonne figure, c'est-à-dire être hypocrite et faire croire qu’on était « tous derrière la candidate » alors qu’en coulisse c’était plutôt « tous contre Ségolène ».
Aujourd’hui, il a suffit que cette dernière annonce sa candidature au poste de Premier Secrétaire du Parti Socialiste pour que les langues se délient et crient « haro sur le baudet ». Delanoë attend son tour en tissant sa toile afin d’encercler la candidate, Martine Aubry, de façon plus agressive, comme à son habitude, exprime clairement ses états d’âme face à l’ancienne candidate aux Présidentielles, les Montebourg, Valls et autres Cambadellis y vont de leurs remarques acerbes afin de signifier qu’on ne les y reprendrait plus. Jusqu’à DSK qui rentre précipitamment de Washington pour ne pas se faire oublier et affiche des ambitions pour 2012.
Dans un tel contexte, Madame Royal aura bien du mal, me semble-t-il, à sortir la tête hors de l’eau. Le TSS (tout sauf Ségolène) semble très bien fonctionner. Il semble même devenir le meilleur ciment entre les membres d’un Parti Socialiste devenu le champ clos des ambitions personnelles.
Ce billet, écrit à 00:20 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 19 mai 2008
La Birmanie est l'une des dernières et des plus terribles dictatures perdurant sur la planète. Le peuple Birman est tenu d'une main de fer par une junte militaire qui ne cède aucune parcelle de son pouvoir et asservit une population en la maintenant dans la misère. Et comme si un malheur ne pouvait venir seul, les éléments se déchainent sur ce peuple puisqu'une catastrophe naturelle vient de tuer des disaines de milliers de personnes. Livrés à eux mêmes, leurs maisons détruites et noyées, les cadavres jonchant les rues, les Birmans attendent, en vain, l'aide internationale. Non que celle-ci ne vienne pas par absence de générosite mais parce que les autorités Birmanes ne souhaitent pas d'intrusions dans leurs pays. Devant une telle situation d'échec, la junte préfère voir mourir son peuple plutôt que d'avoir des secours étrangers qui seraient autant de témoins d'une situation politique désastreuse.
Ainsi un bâtiment de la Marine Française attend-il, au large de la Birmanie, de pouvoir accoster afin d'apporter des vivres et des moyens pour sauver plusieurs milliers de vies humaines. La junte ne donne pas l'autorisation aux militaires Français de débarquer. Ceci est une honte, une ignominie. Il y a là non assistance à peuple en danger. On peut même accuser la junte Birmane de crime contre l'humanité. J'espère que, malgré ces refus, l'aide internationale pourra vaincre la bêtise de ces dictateurs et parviendra enfin jusqu'à ces pauvres malheureux qui en ont tant besoin. Et au delà je souhaite que la communauté internationale puisse tout mettre en oeuvre pour libérer ce pauvre peuple Birman de cette main de fer ignoble qui règne avec tant de férocité sur ce pays.
Ce billet, écrit à 06:40 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 18 mai 2008
Deux jours de réunions à Nimes pour la création durable d'un nouveau parti politique? C'était un pari audacieux quand on sait combien ce jeune mouvement initié il y a moins d'un an a du se battre pour exister. Ce fut tout d'abord une initiative des Députés UDF dont je suis qui, entre les deux tours des présidentielles, ont décidé de ne pas se lancer dans une aventure sans lendemain consistant à jouer tantôt à droite, tantôt à gauche mais qui ont choisi leur camp et le respect de leurs alliances. Ceci permit à notre courant de pensée de centre droit de disposer, à l'issue des élections législatives, d'un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale puis de Ministres au Gouvernement. Le vote des Français dans nos circonscritpions a ainsi légitimé notre démarche. Ce fut ensuite la préparation des municipales et des cantonales qui nous permit de conforter nos positions et d'installer notre formation sur le terrain local.
Pour poursuivre cette démarche, nous devions nous doter d'instances démocratiques décidées par les militants. Avec plus de 7.000 adhérents, une couverture d'environ 80% des départements Français, notre parti est devenu présent et visible. A Nimes nous avons donc voté pour le Président du Parti, Hervé Morin, ainsi que pour toute la nouvelle équipe dirigeante. L'UDF dont la mort a été programmée et voulue par les dirigeants du MODEM ne pouvait pas disparaitre. En effet, ce parti représentait bien plus que ses effectifs, il incarnait un courant de pensée libéral, social et Européen dans lequel tant de nos concitoyens se reconnaissent. Désormais cette famille existe à nouveau à travers le Nouveau Centre et s'apprète à jouer pleinement son rôle dans le pays.
C'est cela le message que les centristes ont délivré à Nimes. Dans l'enthousiasme d'une famille politique reconstituée, de militants heureux de se retrouver, le Nouveau Centre a trouvé son envol. Je suis fier d'y avoir participé et d'avoir permis à tant de nos militants de retrouver l'espérance que le centre pourra à nouveau compter dans la vie politique Française.
Ce billet, écrit à 06:45 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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samedi 17 mai 2008
On aurait pu faire autrement que de légiférer. En effet, devant une mesure aussi évidente qui consiste à ne pas laisser les enfants dans la rue en temps de grève, les municipalités auraient pu, auraient du accepter de jouer le jeu et tout mettre en oeuvre pour que les enfants soient accueillis. Malheureusement la gauche s'est distinguée en faisant de cette affaire un sujet polémique. Elle assumera devant les parents d'élèves qui à 60%, de droite comme de gauche, sont favorables au service d'accueil minimum.
Alors après la grève des fonctionnaires de jeudi dernier, le Président de la République vient de demander au Gouvernement de préparer un projet de loi qui devrait être présenté au Parlement avant l'été. Ainsi les communes n'auront plus le choix, elles devront mettre en place le service d'accueil des enfants. J'espère aussi que ce projet prévoiera que les grévistes auront l'obligation de se déclarer deux ou trois jours avant la grève de façon à pouvoir connaitre qui travaille et qui ne travaille pas afin d'organiser le service de garde.
Cette mesure, bien que de bon sens, va soulever la polémique puisque la gauche, comme elle a commencé à le faire, va poursuivre sa bataille politicienne. Où est l'intérêt des enfants et de leurs familles? Où sont les les intérêts majeurs de la population? La gauche mène une opposition systématique bien loin d'être constructive. On peut le regretter car notre démocratie n'en ressort pas renforcée, le droit des familles non plus.
Ce billet, écrit à 01:11 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 16 mai 2008

Que les enseignants puissent faire grève n'a jamais été remis en cause et ne le sera pas. On peut tout juste regretter que dans le cas de difficultés on pratique la grève préventive au lieu de privilégier le dialogue social. Mais il est vrai que la grève est un moyen plus spectaculaire pour les syndicats car il permet de faire parler largement de leurs actions là où la négociation est plus efficace mais aussi plus discrète. Je parle de ce sujet aujourd'hui car hier les fonctionnaires étaient en grève et tout particulièrement dans l'Education Nationale. Le Ministre n'a pas souhaité "casser la grève" comme le disent certains mais a voulu que les conséquences soient plus légères à supporter pour les parents et les enfants. Rappelons que les jours de grèves dans les écoles, certains parents sont obligés de prendre une journée de congés ou bien, pire encore, des enfants se retrouvent dans la rue ou seuls à la maison. Ceci n'est pas acceptable. C'est ce que cherche à atténuer le Service Minimum d'Accueil voulu par le Gouvernement.
Je décerne un carton rouge à la gauche qui a voulu faire de ce sujet un enjeu politicien en demandant à tous les Maires qu'ils soient socialistes ou autres de fermer leurs écoles et d'empêcher ainsi ce service minimum. Les parents d'élèves qui habitent des communes dirigées par la gauche ne comprennent pas ce discours. En effet, cette mesure tend notamment à venir en aide aux familles les plus en difficultés. Mais cela semble ne pas compter dans les prises de positions du PS. Pendant ce temps, dans les villes de droite, on a fait le maximum pour accueillir les enfants. Et pourtant c'était très difficile car la grève ne touchait pas seulement les fonctionnaires de l'Education Nationale mais tous les fonctionnaires. Ainsi était-il quasiment impossible de connaitre les effectifs dont on pourrait disposer le matin même. Bravant les difficultés, ce service a été mis en place pour répondre aux attentes des familles à Nice notamment. Avec plus de 160 écoles, ce service était très difficile à assurer et pourtant la ville a relevé le défi. Je rends hommage à la détermination du Maire Christian Estrosi et de son Adjoint à l'Education Lauriano Azinheirinha qui ont réussi en peu de jours et avec des moyens limités à accueillir les enfants des familles qui en avaient le plus besoin. C'est ce qu'on appelle le volontarisme politique et surtout le respect de ses concitoyens.
Ce billet, écrit à 00:02 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 15 mai 2008

La gauche a réussi à mettre en minorité la majorité parlementaire sur une motion de procédure relative au projet de loi sur les OGM. Une voix a fait la différence. C'est ce que l'on peut appeler un coup politique. Le Gouvernement a eu raison de ne pas interrompre la discussion de ce projet car il ne faut pas oublier que le texte a été déjà adopté en très grande partie par les deux Assemblées. La seconde lecture devant l'Assemblée Nationale ne concernait en effet que la partie qui faisait encore débat entre les deux chambres du Parlement. Ce que je déplore dans ce débat c'est l'attitude politicienne et idéologique de la gauche qui depuis le début entend mener l'affrontement bloc contre bloc là où il s'agit d'une question touchant à la science et à la recherche. Pendant que les socialistes mènent ce combat, il tentent de faire oublier leurs propres combats internes qui voient s'affronter leurs courants en vue de la bataille pour le remplacement de François Hollande à la tête du Parti Socialiste.
Et comme si cette agitation ne suffisait pas, voilà qu'ils menacent également de s'opposer à la réforme constitutionnelle. Ainsi, alors que chacun s'accorde à dire que nos institutions doivent être réformées et ce, quelles que soient les majorités, la gauche brandit la menace sous forme de chantage: "rouvrez le débat sur les OGM où nous nous opposerons à la réforme constitutionnelle"...Cette attitude n'est pas digne de Parlementaires responsables. En effet, il faut savoir faire la part des choses entre le débat politique qui oppose la majorité à l'opposition et des questions qui doivent pouvoir faire consensus. Malheureusement l'opposition a du mal à se comporter comme un groupe constructif à l'intérieur d'un Parlement moderne. On est dans une attitude rétrograde qui apparente l'Assemblée Nationale à un jeu de cirque plus qu'à l'enceinte où s'élabore la loi en tenant compte des avis et des intelligences des uns et des autres. Le progrès a beaucoup de mal à percer les conservatismes d'une opposition plus préoccupée de son avenir que de l'avenir de la France.
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mardi 13 mai 2008
Pendant l'été 2006, au moment où Israël avait attaqué les positions du Hezbollah, je faisais partie de ceux qui expliquaient que ce mouvement n'était pas seulement l'ennemi de l'Etat Hébreux mais aussi l'ennemi du Liban. A cette époque il était plus facile de faire croire qu'Israël était l'ennemi du Liban et au moins on trouvait, à bon compte, un responsable, un coupable qui avait les épaules larges tant les Israéliens sont vilipendés dès qu'on parle du Proche Orient. J'avais beau dire qu'il fallait regarder ce conflit de très près avant de critiquer facilement un agresseur qui n'en était pas un, j'avais du mal à faire passer mon message. Et pourtant, hélas, trois fois hélas, les faits viennent de me donner raison.
En effet, le Hezbollah, à la solde de la Syrie et de l'Iran vient de lancer une guerre tendant à la partition de ce pays et de sa capitale. Ainsi, le Liban n'a-t-il pas droit à sa souveraineté, à sa liberté, à sa démocratie. Le Liban doit être placé sous le contrôle de milices Chiites à la botte de Damas et de Téhéran. Je suis triste et amer pour le Liban que j'aime. Je me souviens encore de ce voyage que j'effectuais en 1989 pour aller soutenir le peuple Libanais contre Afez El Assad. Les Libanais dans leur pays meurtri, continuaient à croire en des jours meilleurs. Ce peuple courageux, ingénieux, francophone et francophile s'est senti abandonné depuis trop longtemps. Et aujourd'hui il se sent livré à ses agresseurs dans l'impuissance générale. Israël, de son côté, s'inquiète, car pour Jérusalem il est indispensable d'avoir un Liban libre et pacifié plutôt qu'un pays livré aux milices de Nasrallah.
C'est pourquoi je rappelle qu'Israël et le Liban n'ont pas vocation à se faire la guerre mais plutôt à entretenir des relations amicales puisque ces deux pays ont un ennemi commun: Le Hezbollah, le terrorisme, la violence.
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samedi 10 mai 2008

Je serai très bref car je m'accorde ce week-end de la Pentecôte. Chacun a besoin de souffler un peu, ce que je n'ai pas eu l'occasion de faire depuis les dernières élections municipales qui venaient conclure une longue campagne électorale.
Nous avons rendu au lundi de la Pentecôte son caractère de jour férié. Alors je vous souhaite d'en profiter et vous dis à bientôt.
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Hier le bureau du Parlement de la Méditerranée se réunissait à Rabat. A l'ordre du jour plusieurs dossiers nous étaient soumis notamment ceux relatifs à la sécurité et à la coopération, au dialogue des civilisations et aux droits de l'homme mais aussi aux questions environnementales en Méditerranée qui sont des questions essentielles.
Cette réunion du Bureau a été l'occasion de vérifier le très grand attachement des parlementaires de la Méditerranée à travailler ensemble sur des questions concrètes. Ici il n'y a pas des parlementaires du nord ou du sud, il y a des parlementaires de la Méditerranée qui entendent se parler, travailler pour résoudre les problèmes que leurs peuples ont en commun.
En cela, cette volonté exprimée, ce travail en commun, confortent l'idée lancée par Nicolas Sarkozy de créer l'Union de la Méditerranée. Bien sur la présidence Française de l'Union Européenne est venue parasyter quelques peu ce projet. A la demande de l'Allemagne, le projet s'est trouvé étendu à l'ensemble des pays de l'Union Européenne. Mais je suis convaincu que l'Union Méditerranéenne et le dialogue Euro Méditerrannéen sont complémentaires. Chacun comprendra qu'il ne faut pas les opposer.
En tout cas, le Parlement de la Méditerrané démontre la nécessité de disposer de ce forum de discussion et de travail entre tous les acteurs Méditerranéens. La réunion de Rabat en a été une nouvelle démonstration.
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vendredi 9 mai 2008

Les cérémonies du 8 mai à Nice ont permis de vérifier que le temps du changement avait sonné y compris devant le Monument aux Morts. En effet, au lieu du traditionnel défilé de voitures officielles qui partent de la Préfecture pour se rendre jusqu'au Monument, le Préfet, le Maire, les Députés, les élus municipaux, nous nous sommes rendus à pied jusqu'au lieu des cérémonies. Après une dizaine de minutes de marche où nous croisions nombre de Niçois mais aussi de visiteurs venus passer ce long week-end de la Pentecôte sur la Côte d'Azur, nous arrivions devant la stèle du 8 mai. Là une foule importante se pressait autour des porte drapeaux fort nombreux. L'opposition municipale était là également en présence de l'ancien Maire tenant des propos assez peu amènes à l'égard de la nouvelle municipalité. Ils ont décidemment la défaite amère et fort peu élégante et ne savent même pas se tenir en un tel lieu. Mais cela n'a strictement aucune importance. Le changement c'est d'abord et avant tout une nouvelle équipe municipale synmpathique, ouverte, avenante et accessible. Les sourires étaient nombreux et même les applaudissements.
La cérémonie devant le Monument creusé dans la roche de la colline du Château est toujours empreinte d'une très grande solennité. Cette année la tradition fut respectée mais la foule présente était beaucoup plus nombreuse que d'habitude. A chacune des allocutions prononcées par les jeunes, les applaudissements fusaient comme pour souligner l'attachement des gens aux valeurs patriotiques. Après avoir salué les porte drapeaux, nous allions à la rencontre de la foule heureuse de ce bref mais chaleureux échange. Il n'y avait plus l'ambiance monarchique d'avant les élections municipales mais plutôt celle d'une communion entre la population et ses élus. Ceci est perceptible jusque devant le Monument aux Morts de la ville, c'est dire si l'attente était forte. Il faut croire que le changement qui est intervenu à Nice est important pour qu'il soit sensible à ce point. Il était grand temps que Nice respire enfin et retrouve une qualité de relations de ce niveau, ce qui lui avait tant manqué depuis ces treize dernières années...
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jeudi 8 mai 2008

J'aime toujours aller dans les écoles pour donner des cours d'instruction civique afin d'enseigner aux enfants le fonctionnement de nos institutions et plus particulièrement du Parlement. Je le fais tout au long de l'année à la demande des enseignants qui en expriment le souhait que ce soit dans le primaire, en collège ou en lycée. Ces cours sont non seulement instructifs pour les enfants qui découvrent la vie citoyenne mais aussi pour moi car je décèle ce que ressentent les enfants vis à vis de la vie politique de notre pays et au delà aussi parfois la façon dont leurs parents la perçoivent.
Mais dans l'année il y a un temps fort de cet échange qui s'appelle "Le Parlement des Enfants". Cette manifestation, qui existe depuis 14 ans, consiste à choisir une classe par circonscription et à faire travailler les élèves sur une proposition de loi de leur choix. Ensuite, un élève de la classe va siéger à l'Assemblée Nationale en lieu et place du Député. Cette année, la classe retenue dans la troisième circonscription des Alpes Maritimes était la classe de CM2 de Madame Lecat à l'école de Fabron de Nice. Les élèves ont retenu comme projet un texte prévoyant d'interdire de fumer dans un véhicule automobile où se trouvent des mineurs de moins de 16 ans. En effet, afin de lutter contre le tabagisme passif et de protéger les jeunes, cette proposition me semble tout à fait pertinente et intéressante à tous égards. J'y vois là le bons sens des enfants qui probablement, pour certains d'entre eux, ont du subir la fumée dans l'habitacle d'une voiture et en subir les conséquences.
Cette proposition de loi n'a pas été sélectionnée par l'Académie de Nice et je le regrette car elle est à la fois originale et utile. Elle ne sera donc pas examinée par le Parlement des Enfants en séance publique de l'Assemblée Nationale. En revanche j'ai décidé de la reprendre à mon compte afin de la déposer sur le bureau du Parlement et je la soutiendrai devant la Ministre de la Santé car je crois sincèrement en l'avenir d'une telle proposition. Je tiens à en remercier les élèves de l'école de Fabron pour leur imagination mais aussi pour leur bons sens. Ces enfants ont bien travaillé et ont compris l'utilité de leur démarche. Bravo!
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mercredi 7 mai 2008

Le premier anniversaire de la présidence de Nicolas Sarkozy donne lieu à de nombreux commentaires. En effet, porté à la présidence de la République il y a tout juste un an, il fut élu à la suite d'une campagne électorale qui traduisit une très grande attente de la part des Français. Rappelons nous du record de participation à une élection qui amena près de 85% de nos concitoyens à aller voter! Cette attente, cette espérance amènent à une exigence de résultat de la part de ceux qui ont ainsi voté.
Un an plus tard l'heure n'est pas au bilan puisque le Président est élu pour 5 ans. Disons que le moment permet de donner les premières impressions. Bien sur les opposants font feu de tout bois pour discréditer l'action menée depuis un an. Tout y passe de la vie privée au pouvoir d'achat. Jamais un Président de la République n'aura été aussi épié, scruté en permanence sur ses faits et gestes. Son prédécesseur ne s'exprimait presque jamais, les observateurs s'en plaignaient. Sarkozy s'exprime de façon quasi quotidienne, les mêmes observateurs s'en plaignent encore plus! Que des erreurs d'appréciation, de comportements ou de communication aient été commises, personne ne le nie, pas même le Chef de l'Etat. Mais sur le fond, dans le contexte économique et financier planétaire, qui pourrait mieux faire? Je n'entends aucun leader de l'opposition faire des propositions alternatives. Ils préfèrent se maintenir dans une posture d'opposition systématique confortable mais qui ne leur donne aucun crédit. Les Français sont convaincus que les réformes engagées sont non seulement bonnes mais en outre elles sont indispensables.
Alors n'en déplaise aux grincheux, il n'y a pas de politique alternative qui tienne la route. Le Président doit poursuivre les réformes engagées en s'appuyant sur sa majorité formée de l'UMP mais aussi du Nouveau Centre et travailler pendant les 4 ans qui viennent à engager le pays sur la voie de l'avenir. Et alors sonnera l'heure du bilan et les Français seront les seuls juges, à ce moment là, de son action à la tête du pays.
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mardi 6 mai 2008
Le 15 mai prochain, un mouvement de grève est attendu dans l'Education Nationale. Si le principe de la grève ne doit pas être remis en cause -même si on peut regretter que les syndicats déclenchent des débrayages avant d'avoir engagé toute concertation- en revanche il me semble inacceptable qu'on en fasse porter le fardeau aux enfants et à leurs familles. Pendant que certains enseignants déclarent ne pas travailler ce jour là, se mettent-ils, ne serait-ce que quelques instants, à la place des enfants et des familles à qui ces grèves portent un préjudice considérable. En effet, on ne peut disposer ainsi à sa guise de l'emploi du temps des autres en leur imposant des contraintes qu'ils ne peuvent supporter.
C'est pourquoi le Gouvernement a souhaité mettre en place un service minimum permettant aux élèves d'être gardés dans les écoles et ainsi à leurs parents de pouvoir travailler sans avoir le souci de savoir où sont leurs enfants. En effet, imaginez que certains jours de grèves où certains parents n'étaient même pas au courant, les enfants se retrouvaient devant les portes fermées de leur école soit dans la rue, soit étaient récupérés par d'autres parents disponibles, soit rentaient chez eux tous seuls. Le service minimum permet d'éviter cette situation et participe donc de la sécurité des enfants.
La gauche refuse ce service minimum pour raisons idéologiques. La majorité les soutient par bon sens. J'aurais souhaité qu'en la matière le bon sens l'emporte et qu'il n'y ait pas de frontière politique s'agissant de l'intérêt majeur des enfants. Mais sur ces sujets, la gauche n'a pas encore franchi le pas. Elle s'entête à vouloir se plier aux désidérata des syndicats. Je déplore cette attitude et je la dénonce. Pour ma part, je soutiens le service minimum et je suis heureux que Nice soit l'une des villes de France qui le mette en place. Il y en aura toujours pour critiquer cette mesure. Mais s'agissant de l'intérêt des enfants, ces critiques volent en éclat pour laisser la place au bon sens. Et concernant ce dernier point, la gauche et les syndicats feraient bien d'écouter un peu plus ce qu'en pensent les familles!
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lundi 5 mai 2008
Le 5 mai était le jour anniversaire de l'ancien Maire de Nice, Jacques Médecin. Né en 1928, il aurait eu 80 ans aujourd'hui. Décédé il y a 10 ans, on a du mal à imaginer ce qu'il serait devenu, comment il aurait vécu par rapport à Nice, s'il se serait à nouveau intéressé à la vie politique locale ou bien s'il aurait définitivement tourné la page. En tout cas, près de 20 ans après son départ de la Mairie de Nice dans les conditions que l'on sait, nombre de Niçois ne l'ont pas oublié. Ils gardent le souvenir d'un homme qui aimait sa ville, qui avait une grande ambition pour elle, d'un homme chaleureux qui se sentait aussi à l'aise avec les plus modestes qu'avec les personnalités éminentes que sa fonction lui amenaient de rencontrer.
Quelques grandes réalisations rappellent encore son action: le cours Saleya, l'assainissement de la baie des Anges, la réhabilitation du Vieux Nice, l'espace Masséna, Acropolis ou encore le MAMAC et le Théatre National de Nice. Bien sur tout ne fut pas parfait et il commit des erreurs. La Justice se chargea de les lui faire payer. Et ainsi Nice tourna une page de son histoire locale qui vit deux Maires appelés Médecin en l'espace d'une soixantaine d'années. Mais au jour du quatre-vingtième anniversaire de sa naissance, je souhaitais évoquer sa mémoire car les Niçois ont gardé pour lui de l'affection. Ayant été son conseiller municipal, je tenais à m'associer à cet hommage posthume. Il m'a appris que l'exercice politique ne se limitait pas au temps d'une campagne électorale mais qu'un mandat c'était travailler de façon quotidienne au service de nos administrés. C'est ce que j'essaie de faire depuis 25 ans, au plus près de mes concitoyens, afin de sentir et d'écouter leurs problèmes et surtout de tenter de les résoudre. C'est ce que je retiens aujourd'hui de son héritage politique.
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dimanche 4 mai 2008
Avec l'arrivée du tramway, l'une des conséquences néfastes a été la paralysie des axes est-ouest de la ville. En effet, et ça n'est pas faute d'avoir mis en garde la précédente municipalité, le franchissement de l'axe du tram a engorgé toutes les perpendiculaires. Il n'était pas sorcier de le deviner en amont et d'y remédier. J'avais indiqué en son temps au précédent Maire de Nice qu'il fallait prévenir une telle situation et donc que dans certains cas il fallait même envisager de créer des liaisons en galerie afin de permettre le croisement des flux automobiles/tramway comme cela a été fait dans d'autres villes. Mais rien n'y fit. Il y avait refus de discuter et le leit motiv de l'ancien Maire était de dire qu'il fallait faire disparaitre les voitures du centre ville.
Si chacun peut être d'accord avec l'hypothèse de faire baisser les transports individuels au profit des transports en commun -et j'en suis pour ma part convaincu- en revanche on ne peut pas imposer aux gens d'abandonner leur véhicule au nom d'un nouvel intégrisme du "tout tram". Nombre d'habitants ou de visiteurs de notre ville ne peuvent hélas pas emprunter le tramway alors qu'ils le souhaiteraient. En effet, les itinéraires de chacun, les activités professionnelles, les lieux de résidences ne permettent pas toujours cette possibilité. C'est pourquoi il faut accepter la cohabitation entre les moyens de transports et la faciliter. Le rétrécissement des voies de circulation qui asphyxient certains axes comme Maréchal Joffre, Cassini ou Pierre Sola par exemple amène les nuisances pour tous les riverains qui respirent ainsi d'avantage de pollution qu'auparavant.
L'exemple de l'intégrisme avait trouvé son paroxysme dans l'aménagement de la place Garibaldi. En effet, alors que cette place est l'une des plus grandes de la cité, les aménageurs n'avaient pas trouvé mieux que d'en limiter la traversée à une seule voie. Les conséquences ont été la paralysie de tout un quartier empêchant pratiquement le franchissement de ladite place à la plupart des automobilistes qui étaient obligés de se repliers sur d'autres voiries également très encombrées. Notre équipe municipale s'était engagée à libérer la place Garibaldi en faisant passer à deux voies l'axe de franchissement de cet espace. La décision a été immédiatement prise et les deux voies seront livrées à la circulation avant la fin du mois de mai. Quand le réalisme remplace l'intégrisme...
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samedi 3 mai 2008
Il y a les farfelus qui s'affublent de missions humanitaires qui n'en sont pas et qui jettent le trouble sur des actions très difficiles mais aussi terriblement nécessaires. C'est bien la raison pour laquelle je n'avais pas, en son temps, exprimé de grands regrets sur ce qui arrivait aux animateurs de l'arche de Zoé. En revanche je suis très choqué sur le drame qui vient endeuiller aujourd'hui l'aide humanitaire. En effet, Pascal Madringe 49 ans, vient d'être abattu alors qu'il oeuvrait pour une association humanitaire et se déplaçait dans un convoi non loin du Darfour, sur le territoire Tchadien.
En ces moments tragiques, je pense à toutes ces femmes et à tous ces hommes qui se dévouent sans compter pour venir en aide à des populations Africaines qui se trouvent confrontées à la misère, à la maladie et à la guerre. Il agissent en exposant leurs propres vies à des menaces constantes. Ils laissent souvent le confort de leurs existences pour tout livrer aux autres. C'était le cas de Pacal Madringe qui laisse une femme et deux filles qui ne le verront pas revenir.
Les organisations humanitaires ont décidé une suspension de deux jours de toutes les actions menées sur le terrain pour protester contre les dangers permanents qui les menacent au quotidien. Cette suspension est provisoire, presque symbolique car ils reprendront leur travail au service des plus faibles avec la conviction qui les anime. En ce moment de deuil, je tiens à rendre hommage à ces combattants de la paix que le danger ne fait pas reculer et qui portent haut et fort les valeurs humanistes auxquelles nous sommes attachés.
Ce billet, écrit à 06:24 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 2 mai 2008

Vous avez été 73.991 à venir vous informer sur mon site et mon blog durant le mois d'avril. Ce chiffre constitue un record absolu de fréquentation depuis l'ouverture de cette fenêtre d'expression. En l'espace d'une an, le nombre de visiteurs moyen mensuel a doublé. J'en suis particulièrement heureux et fier car d'une part ceci démontre qu'il y a un besoin de communication entre l'élu que je suis et les citoyens que vous êtes. D'autre part si le dialogue ainsi instauré entre nous semble retenir votre attention de façon croissante, sachez qu'il enrichit aussi ma réflexion. Il m'oblige, tout d'abord, à penser chaque jour à la mise en exergue d'un "fait du jour" et à vous donner mon sentiment. Mais il me permet aussi d'entendre, quand vous le souhaitez, votre réaction, que vous soyez d'accord ou que vous ne le soyez pas.
Alors je persiste et je signe. Ce blog est devenu un outil indispensable de communication entre nous, il remplace largement les journaux que nous étions amenés à publier naguère de façon très irrégulière et donc imparfaite. Non que nous ne voulions pas communiquer mais parce que ce travail était difficile à réaliser et très coûteux. En effet, les frais de réalisation d'un journal, de mise en page, d'impression puis d'impression et de distribution rendaient l'opération impossible sur le long terme. En 20 ans de mandat législatif, en dehors des campagnes électorales, j'ai du sortir trois ou quatre journaux puis j'ai abandonné car je n'avais tout simplement pas les moyens de poursuivre. Désormais, d'un simple clic, je peux vous informer, je peux joindre chacun d'entre vous sans vous obliger toutefois à me lire puisque l'accès à internet reste une démarche volontaire.
Alors je vous remercie de votre fidélité et je vous assure de la mienne. Demain d'autres événements mériteront que je vous donne mon point de vue d'élu et de citoyen et vous aurez, comme d'habitude la parole pour vous exprimer. Il y a ceux qui s'opposent au progrès. Moi je le salue et j'essaie de m'en servir pour faciliter la communication entre nous. C'est un des aspects "révolutionnaires" d'internet que je salue.
Ce billet, écrit à 06:21 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 1 mai 2008

Avec l'arrivée du mois de mai on entre dans la période des grands ponts. Il y a le côté positif: chacun, à l'entrée des beaux jours, aspire à quelques moments de détente. Et quand le 1er mai et le 8 mai tombent un jeudi, il est bien évident que le mot de "pont" prend tout son sens, on pourrait même lui donner le qualificatif de "viaduc". Ca n'est pas l'Adjoint au Tourisme de la ville de Nice qui se plaindra de cette situation. En effet, les avions sont pleins, les hôtels accueillent une clientèle nombreuse, les restaurants et les brasseries prennent des airs de fête. Je rappelle que je m'étais d'ailleurs mobilisé pour le retour du lundi de pentecôte comme jour férié. En effet, la disparition du "pont de la pentecôte" avait nui à l'activité touristique et avait semé la confusion entre ceux qui travaillaient et ceux qui entendaient respecter la tradition du long week-end. Heureusement le Gouvernement a su nous entendre en rétablissant ce jour de fête.
Il y a aussi le côté négatif de ces ponts à répétition: on a l'impression qu'en mai on ne peut pas réellement travailler. Les semaines filent à grande vitesse, les rendez-vous se concentrent sur les quelques plages ouvrables restantes. Ca n'est pas facile à gérer et on doit donc mettre les bouchées doubles dans le temps qui nous reste. Mais finalement c'est là une gymnastique bien Française à laquelle nous sommes entrainés.
Alors on ne révolutionnera pas le mois de mai qui s'entrecoupe de temps de repos plus importants que la moyenne de l'année mais je n'entends pas beaucoup de gens s'en plaindre. Alors je vous souhaite un bon mois de mai et vous rappelle de ne pas oublier de le commencer en offrant un brin de muguet comme le veut la tradition.
Ce billet, écrit à 06:03 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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