Parler pour parler...
Par Rudy Salles, mardi 29 avril 2008 à 06:35 :: Politique :: #695 :: rss

Le Conseil Municipal de Nice qui s’est tenu hier a été l’occasion de rentrer dans l’ordre du jour classique de l’Assemblée locale. En effet, l’institution est désormais en place et a commencé à trouver sa vitesse de croisière. Il aura fallu plus d’un mois pour y parvenir compte tenu de l’état calamiteux dans lequel se trouvait la Mairie à notre arrivée : une administration désorganisée, l’absence de budget, un climat délétère qui tendait à bloquer l’institution. La détermination de la nouvelle équipe municipale a pu avancer le plus rapidement possible afin que les Niçoises et les Niçois ne subissent plus une telle situation.
Ainsi le Conseil avait-il à examiner un nombre important de délibérations. L’opposition a profité de cette occasion pour intervenir de façon intempestive sur l’ensemble des dossiers. C’est le jeu de la démocratie que de s’exprimer publiquement sur les rapports qui sont à l’ordre du jour. Mais je suis navré de voir le vide sidéral des observations qui ont été exprimées. Je rappelle que les commissions se sont réunies très longuement avant le Conseil Municipal. A cette occasion le débat a pu s’ouvrir, les élus de toutes les tendances ont pu obtenir toutes les réponses aux questions qu’ils posaient. Cela suffisait-il ? On aurait pu le penser dès lors que l’ensemble des délibérations étaient adoptées à l’unanimité par lesdites commissions, toutes tendances confondues. Et bien paradoxalement les élus qui hier adoptaient les rapports qui leur étaient présentés, posaient les mêmes questions qu’auparavant pour pouvoir délayer le débat et faire ainsi perdre du temps aux élus, aux fonctionnaires et donc finalement à nos administrés.
Parler pour parle n’est pas de la bonne politique. C’est du verbiage inutile qui ne saurait rester dans les archives du Conseil Municipal. Je laisse aux auteurs de ces discours leurs responsabilités face aux Niçoises et aux Niçois qui ont tranché ce débat il y a quelques semaines en nous donnant la majorité pour les six prochaines années et qui attendent de l’action et non des incantations !
Commentaires
1. Le mardi 29 avril 2008 à 23:11, par Patricia
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