dimanche 20 avril 2008
Pour un service minimum d’assistance et d’information aux passagers
L’Eurostar est ce merveilleux train qui vous amène de Londres à Paris en 2h15 en traversant la Manche à 50 mètres sous la mer. La seule évocation de ces performances nous rend fiers de la technologie des chemins de fer de l’ère des TGV. La France est le pays qui a inventé ces trains rapides en Europe là où, il y a quelques décennies le Japon avait pris de l’avance sur nous, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Alors, lorsqu’un train déraille ou prend un gros retard, on s’en étonne car la fiabilité de ces matériels est devenue légendaire. Mais voilà, les quelques 600 passagers du train Londres Paris qui ont mis 12 heures pour aller d’une capitale à l’autre ne l’ont pas entendu ainsi. Je suis sur qu’ils sont moins sévères sur la panne qui a pu survenir pendant le trajet que sur l’absence totale d’information qu’ils ont du subir. Un train arrêté en pleine campagne sans lumière durant de longues heures sans que les voyageurs ne soient tenus au courant de la situation est une incongruité inacceptable. C’est d’ailleurs souvent le reproche majeur que l’on peut faire aux compagnies de transports qui, par leur silence, donnent le sentiment de prendre les passagers en otage. Combien de fois me suis-je trouvé dans cette situation dans un aéroport attendant un avion improbable sans qu’un responsable puisse me dire ce qui se passait. J’imagine la réaction des usagers du Londres Paris ! Chacun peut comprendre qu’un cas de force majeure se produise et empêche un train de rouler. Mais quand on est sur une voie de chemin de fer on n’est tout de même pas naufragé en pleine mer ou en perdition dans les airs. On peut donc, d’une façon ou d’une autre, recevoir le soutien de la compagnie de chemins de fer. C’est hélas ce qui ne s’est produit que très tardivement, trop tardivement, c'est-à-dire à l’arrivée à la Gare du Nord puisque Eurostar s’est engagé à rembourser les billets et à offrir des billets aller-retour aux naufragés du rail. Bravo pour ce rattrapage mais à l’avenir je demande aux compagnies de transports, un service minimum d’assistance et d’information aux passagers en détresse.
Ce billet, écrit à 06:12 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :