Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 16 avril 2008

Italie, le retour de Berlusconi

L'Italie a voté. Au bout d'une longue campagne électorale, le peuple italien a décidé de se doter d'un nouveau Gouvernement et d'une nouvelle majorité de droite et de centre droit. Silvio Berlusconi est donc de retour dans ses anciennes fonctions du chef du Gouvernement. La tâche promet d'être rude. En effet, l'Italie a besoin, comme l'ensemble des pays Européens, de réformes profondes, de réformes structurelles afin de lui donner toutes les armes pour pouvoir lutter contre la nouvelle concurrence mondiale. Hélas les coalitions fragiles qui ont dirigé le pays depuis quelques années, n'ont pas eu les moyens d'agir en profondeur et de résoudre les problèmes. Ainsi en va-t-il d'Alitalia qui est au bord de la faillite ou encore du problème des ordures ménagères de Naples.

Ainsi le nouveau Gouvernement Italien va-t-il se trouver immédiatement confronté à ces dures réalités. Il n'y aura pas d'état de grâce. D'ailleurs, avant hier soir il n'y avait aucune fête organisée dans les rues de Rome à l'annonce des résultats. Silvio Berlusconi lui même ne s'est pas montré en public faisant une sobre déclaration par téléphone. Cela tranche avec son personnage mais aussi avec les traditions Méditerranéennes mais cette sobriété traduit la gravité de la situation et la nécessité de se mettre rapidement au travail. J'ai confiance dans les capacités du peuple italien de relever ces défis car il s'agit de femmes et d'hommes imaginatifs et travailleurs. Mais en Italie, comme en France d'ailleurs, les enjeux sont majeurs et les obstacles nombreux. Il conviendra donc d'aider le nouveau Gouvernement à réussir car l'Europe a besoin du dynamisme et de la prospérité de l'Italie.