lundi 7 avril 2008
Jean Arthuis quitte le MoDem
Jean Arthuis, Président de la Commission des Finances du Sénat vient d'annoncer qu'il quitte le MoDem indiquant que depuis plusieurs mois ses relations avec François Bayrou sont "au point mort". On ne peut pas dire que ce Sénateur, reconnu de tous pour ses engagements centristes, ayant mené tous les combats de l'UDF et toutes les campagnes de François Bayrou, est un félon ou un traitre. Pour que Jean Arthuis quitte le bâteau ivre qu'est devenu le MoDem, il faut qu'il ait pu constater avec preuves à l'appui mais aussi avec beaucoup de regrets, que la ligne politique de ce mouvement ne correspondait plus du tout à celle que nous avions suivie à l'UDF.
Mais alors pourquoi a-t-il attendu si longtemps? Parce-qu'il fait parti de ces élus qui ont cru jusqu'au bout qu'ils pourraient éviter la dérive puis le naufrage de notre famille politique l'UDF. C'était courageux de rester au sein de ce mouvement pour cela mais en même temps cela devenait, avec le temps, suicidaire. En effet, grâce ou à cause de la stratégie du MoDem, le nombre de Députés de ce parti est de trois alors qu'il était en 1993 de plus de 200! Aujourd'hui, grâce au Nouveau Centre, notre famille politique, héritière de l'UDF, est représentée par un Groupe Parlementaire qui représente le second pilier de la majorité. Jean Arthuis comme la plupart des Sénateurs ont compris que ce qui était arrivé à l'Assemblée pourrait bien se passer au Sénat, les mêmes causes provoquant les mêmes effets.
Jean Arthuis compare le MoDem à une secte aux instincts suicidaires. Ce constat est terrifiant car il traduit une fuite en avant, une volonté de ses dirigeants de ne plus écouter personne, ce que justement nous avions toujours dénoncé par le passé. Là où nous demandions plus de démocratie, plus d'ouverture aux autres, il n'y a qu'aveuglement et absence de concertation. Je suis heureux et fier du choix que j'ai fait en mai 2007 de me démarquer de cette stratégie pour travailler de façon positive en créant le Nouveau Centre, en affichant un positionnement politique clair aux alliances bien identifiées. Les Français ont besoin de cette clarté. Les Sénateurs à leur tour franchissent le pas. Je leur souhaite la bienvenue.
Ce billet, écrit à 06:36 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :