mardi 11 mars 2008
France Israël: l'amitié retrouvée
La visite d'Etat de Shimon Peres à Paris est l'occasion, pour la République, de mettre les "petits plats dans les grands", autrement dit de réserver au Président Israélien l'accueil que l'on réserve à un ami. Paris pavoisé aux couleurs d'Israël, diner de gala à l'Elysée, Israël pays invité au festival du livre de Paris, réception à l'Hôtel de Ville, sont autant de signes de reconnaissance à l'égard d'un pays ami.
Et pourtant ce ne fut pas toujours ainsi. Je me souviens du temps où les dirigeants Israéliens étaient reçus en catimini alors qu'Arafat était traité en chef d'Etat. Je me souviens des déclarations désagréables qui humiliaient ce pays ami, menacé en permanence, et qui attendait de la France quelque marque de sympathie à l'égal de ce que fut l'ambiance entre nos deux pays au début de la création de l'Etat d'Israël. A cette époque, les relations bilatérales étaient confiantes et amicales. Et puis, à partir de la guerre des six jours, la position Française eut tendance à tourner le dos à Israël, notre ami et allié. Les amis d'Israël en ont beaucoup souffert comme les amis de la France en Israël. Ce mur d'incompréhension était tout simplement inaceptable. De part et d'autre, ceux qui croyaient aux retrouvailles -dont je faisais partie- prenaient leur mal en patience en tentant de maintenir le lien, la flamme de l'amitié.
Mais il faut reconnaitre que l'arrivée de Nicolas Sarkozy vint mettre un terme à cette ère de défiance. Désormais l'amitié a repris toute sa place. Jamais la France et Israël ne se sont sentis aussi proches. Jamais les relations n'auront été aussi confiantes. C'est dans ce climat que le Président Israélien est reçu à Paris. C'est la première visite d'Etat du mandat du Président de la République et ce dernier a tenu à dire que ce n'était pas un hasard mais une volonté qu'Israël soit ainsi le premier pays reçu selon ce protocole. C'est aussi l'année du soixantième anniversaire de l'Etat d'Israël. Les projets bilatéraux sont nombreux. Notre amitié n'est plus honteuse, elle est assumée au plus haut niveau de l'Etat. Et l'ami d'Israël que je suis s'en réjouit.
Ce billet, écrit à 00:05 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :