dimanche 2 mars 2008
La dernière séance

Le Conseil Municipal qui s'est tenu vendredi à la Mairie de Nice avait les allures d'une "dernière séance". Chacun devait avoir conscience que ce Conseil ne pouvait engager l'avenir de la ville de Nice car cet avenir n'appartient déjà plus à l'assemblée municipale sortante. A quelques jours des élections, il faut laisser aux équipes qui seront choisies par les Niçoises et les Niçois le soin de définir de nouveaux projets, de nouvelles priorités.
Mais ce qui était très intéressant, c'était la collusion annoncée, mais cette fois confirmée, entre le Maire sortant et l'opposition. En effet, les deux tendances n'ont qu'un seul objectif, tirer à boulets rouges contre la liste "Nice Ensemble" que préside Christian Estrosi. Pour le Maire sortant c'est la politique de la terre brûlée. Après lui le déluge! La publication du sondage de Nice Matin laisse apparaitre sa défaite comme incontournable; alors il espère bien pouvoir faire trébucher la liste de la majorité unie, quitte à faire la courte échelle à une gauche pourtant très divisée. Quant à la gauche, elle est prête à accorder toutes les circonstances atténuantes au Maire sortant, ancien du Front National, pourvu que celui-ci tente de discréditer notre liste. C'est ce que l'on appelle la politique politicienne au mauvais sens du terme, petits arrangements entre ennemis/amis.
Mais cela n'intéresse pas les électeurs Niçois qui eux n'ont qu'une interrogation: de quoi l'avenir de leur ville sera-t-il fait? Et sur ce point ni le Maire sortant, ni la gauche n'apportent de réponses. C'est justement sur ce terrain et sur celui-ci seulement qu'on nous trouvera. Qu'on ne compte pas sur nous pour alimenter les polémiques sur tel ou tel, pour critiquer nos concurrents ou même pour commenter le néant qui leur tient de programme. Nous avons envie d'avancer dans la voie du futur et de jeter les bases d'un avenir meilleur pour la ville de Nice. C'est là notre seule proccupation. C'est pourquoi je jette un regard sur cette dernière séance du Conseil Municipal qui est celui d'un passé révolu. Dans une à deux semaines, les Niçois ouvriront une nouvelle page de leur histoire contemporaine et j'espère que nous pourrons l'écrire ensemble.
Ce billet, écrit à 00:04 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :