Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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2001: les greluches, 2008: les pétasses! Bonjour mesdames!

En 2001, Jacques Peyrat avait inauguré l'obligation de parité sur les listes municipales en disant à la presse qu'il était obligé de mettre 50% de "greluches" sur sa liste. Chacun avait pu apprécier la délicatesse avec laquelle le Maire de Nice s'adressait à la gent féminine. On est davantage dans le registre du légionaire que dans celui d'un Maire de Nice qui se respecte. A l'époque les Niçois avaient réagi avec mépris et s'étaient défoulés lors de l'élection en votant massivement contre lui. Cet épisode faisait partie d'une déjà trop longue liste d'insultes auxquelles les Niçois étaient hélas habitués.

2008 inaugure un style encore plus direct. J'ai découvert, comme nombre de Niçois, la vidéo montrant Jacques Peyrat s'adressant à une femme que l'on devine non loin de lui. Il lui assène le doux mots de "pétasse"! Et comme pour montrer son exaspération face à la population de l'avenue de la République qui avait tant souffert de la construction de la ligne 1 du tramway, il dit tout à trac qu'il n'y a que les Nicois pour "l'em...".

Je ne sais pas si ces propos ont été tenus ces jours-ci, à l'occasion de la campagne électorale, ou il y a quelques mois, mais au fond, qu'est-ce que cela change? Rien. Les insultes sont du même niveau et les pensées exprimées tout aussi "affectueuses". Il parait que les sites internet qui diffusent cette vidéo sont submergés de connections. C'est signe que les Niçois ne restent pas indifférents aux sentiments que leur Maire leur porte! Je suis sur que ce genre de démonstration va être de nature à convaincre quelques indécis qui auront envie d'avoir un Maire un peu plus respectueux.

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Commentaires

1. Le samedi 1 mars 2008 à 18:28, par claude raybaud

J'ai vu la vidéo: M. Peyrat y est nature, ni plus ni moins, tel qu'on a pu le voir si souvent en tout lieu. Hier encore au Conseil Municipal, il a coupé le micro quelques fois et s'est repris ensuite, laissant tout loisir à la gauche de critiquer son action, avant d'y répondre peu ou prou par un long monologue (en excellent français). M. Peyrat n'en avait cure que les personnes âgées restent debout dans le tramway à cause de l'insuffisance de places (cela, il l'avait dit ouvertement en public à la Canca). Mais au delà de cet épisode, on peut quand même regretter la mise en place progressive d'une société totalitaire de la surinformation. Les hommes publics, ne peuvent plus avoir de conversation privée, il y aura toujours un téléphone portable qui traine pour les surprendre. Je trouve cela assez grave. Certes, cela va les obliger à tenir en permanence, et quelles que soient les circonstances ou l'interlocuteur, des propos convenus, dépourvus de toute sensibilité ou passion. Comme tous les être humains, ils ne sont pas non plus des robots capables de maîtriser en toute circonstance leurs vocabulaire ou émotions. Ils ont le droit d'avoir des sautes d'humeur. C'est pourquoi je préfère dénoncer le bilan de Jacques Peyrat sur des faits plutôt que sur des vidéos qui n'apportent rien.

Des faits:

- une ville où les plus modestes ont été dépossédés peu à peu de leur voiture pour les obliger à rouler à vélo, en scooter ou dans des bus et tramways rares et bondés (si on les compare à ceux d'autres villes). Petit à petit, Jacques Peyrat réalise ce que la Corée du Nord, l'Albanie ou la Chine de Mao avaient institutionalisé: l'interdiction aux personnes privées de posséder un véhicule. La congestion des villes et la nécessaire politique d'économie d'énergie ne peuvent ainsi légitimer la dépossession du dernier instrument de liberté, d'autonomie et même de dignité pour des personnes âgées actives, que représente l'automobile;
- une ville du sud colorée envahie peu à peu par le gris : sièges et barrières du tram gris, abribus gris, Tête Carrée grise, place Garibaldi grise, place Masséna grise, place Fontaine du Temple grise... et même, trottoirs noirs sur l'avenue Jean Médecin, Gorbella et Virgile Barel...

Je pense que Jacques Peyrat a été sincère dans son action, mais il n'a sans doute pas mis l'"Homme" tout à fait au centre de sa réflexion. C'est ce qu'on peut lui reprocher.

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