lundi 25 février 2008
Les 20 ans du centre Barsamian
Le Centre Barsamian, centre culturel Arménien de Nice, vient de fêter ses 20 ans. J'ai participé à cet anniversaire comme j'avais été présent à son inauguration. Il est le fruit de la volonté de la communauté Franco Arménienne de Nice et d'un membre bienfaiteur Barsamian d'installer dans le quartier de la Madeleine ce centre ainsi qu'une école Franco Arménienne sous contrat avec l'Etat. Cette réalisation est, je dois le dire, exemplaire. Elle est devenue le rendez-vous des Niçois d'origine Arménienne et de tous les autres Niçois qui entendent communier dans cette parfaite entente qui existe entre les uns et les autres depuis 1915.
Je tiens à remercier la communauté Arménienne de Nice qui m'a fait découvrir l'Arménie et son peuple. Que d'événements ont émaillé ces 20 ans. En 1988, l'Arménie faisait partie de l'Union Soviétique. Nous manifestions alors pour obtenir la libre détermination du peuple Arménien. Et puis vint l'effondrement du mur de Berlin et la disparition de l'URSS. L'Arménie devint un pays souverain.
Malheureusement l'Arménie connut des périodes difficiles avec notamment des catastrophes naturelles qui endeuillèrent le pays. C'est alors que de grandes opérations de solidarité furent mises en place depuis Nice auxquelles nous répondions toujours présents.
2001 c'est l'entrée dans le 21ème siècle. La première loi Française votée fut celle reconnaissant le génocide Arménien. J'étais fier de monter à la tribune de l'Assemblée Nationale pour demander cette reconnaissance et partager ce moment de joie intense avec mes amis d'origine Arménienne. C'est l'un des moments les plus émouvants que j'ai pu vivre en 20 ans de mandats.
En 2002, tout juste élu vice président de l'Assemblée Nationale, j'effectue mon premier voyage à l'étranger en me rendant à Erevan, capitale de l'Arménie. J'ai le souvenir d'un petit pays courageux, déterminé à vivre malgré les dangers qui l'assaillent. Enfin, en 2005, le 24 avril précisément, je me rends à Erevan une nouvelle fois pour la commémoration du 90ème anniversaire du génocide Arménien. Dans un recueillement extraordinaire, j'ai partagé avec les Arméniens, la douleur de tout un peuple qui se souvient de ce drame tendant à anéantir des femmes, des enfants, des hommes qui avaient commis le seul crime de naître Arméniens.
Cette immense injustice, ce crime contre l'humanité, m'ont amené à m'engager auprès des Arméniens et des Français d'origine Arménienne, pour faire en sorte que la mémoire ne s'éteigne jamais. C'est pourquoi je suis toujours présent auprès de mes amis d'origine Arménienne pour les soutenir dans leurs combats, dans leurs actions car en défendant leurs causes, je défends aussi les principes Républicains de Liberté, d'Egalité, de Fraternité.
Ce billet, écrit à 06:36 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :