Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Hommage et émotion

J'ai assisté hier après-midi, dans la cour d'honneur de la caserne de gendarmerie Ausseur de Nice, à l'hommage rendu par le Gouvernement à deux gendarmes morts dans le cadre de leurs fonctions lundi dernier. En effet, lors d'un exercice de montagne dans le massif du Mercantour, un rocher s'est détaché de la paroi entrainant les deux gendarmes dans une chute fatale. Ils avaient 35 et 24 ans. Sous un tiède soleil d'hiver, le Ministre de l'Intérieur, le Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, le Secrétaire d'Etat à l'Outre Mer et Président du Conseil Général mais aussi une très importante délégation d'élus du Département étaient venus leur rendre un dernier hommage. Ces gendarmes s'entrainaient pour pouvoir porter secours, le cas échéant, à des femmes et des hommes qui se trouveraient éventuellement en danger dans la montagne. Parfois même, des randonneurs très imprudents s'aventurent dans les massifs alpins sans prendre aucune précaution. C'est alors, lorsque le danger survient, que les gendarmes doivent intervenir, souvent au péril de leurs vies.

A côté des autorités civiles et militaires, les familles se trouvaient réunies dans une douleur indescriptible. Les parents, les conjoints, les proches, les amis regardaient les cercueils arriver puis repartir au son de la marche funèbre dans une émotion intense, voire insoutenable. Cet hommage officiel est une cérémonie empreinte d'une très grande dignité. La remise des insignes de la médaille militaire à titre posthume est un acte de reconnaissance de la Nation qui, dans ces circonstances, s'impose. Mais j'avoue que, pour les familles, cette cérémonie grave et solennelle est une épreuve supplémentaire qui vient s'ajouter à l'immense chagrin consécutif à ces deuils cruels. Je m'incline devant le courage de ces hommes qui bravent le danger dans l'intérêt de la population et qui hélas paient un très lourd tribut puisque six gendarmes sont morts en service depuis le début de l'année 2008.

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Commentaires

1. Le vendredi 22 février 2008 à 11:27, par claude raybaud

Beaucoup d'accidents sont dus à l'incompétence : on accomplit un acte sans savoir qu'il est dangereux et l'on prend des risques par le non respect de mesures élémentaires (partir en montagne sans équipement chaud ou sans carte IGN détaillée).

Mais à l'inverse, on ne compte plus les professionnels expérimentés qui ont payé de leur vie cette expérience: qu'ils soient montagnards, navigateurs, pilotes d'avion ou d'automobile.

L'extrême compétence pousse parfois à ne plus avoir peur et à aller toujours plus loin dans l'exploit en sous estimant les capacité de l'être humain faillible par définition. Puissent tous les experts méditer ces exemples: aucune compétence ne protège contre l'erreur, le défaud d'appréciation, la fatigue, la malchance ou la négligence, parfois-même elle peut y conduire.

Le cas des deux gendarmes morts en service commandé est différend: il ne semble pas qu'ils aient commis une imprudence et n'ont pas recherché lexploit. Ils ont simplement fait leur métier: faire une ascension hivernale difficile et risquée (le mont Pélago n'est déjà pas facile à gravir en été) pour pouvoir plus tard être en mesure de sauver d'autres personnes en situation difficile.

Qu'hommage soit rendu à ces deux hommes.

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