Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 20 février 2008

Castro tire sa révérence...enfin!

Après une cinquantaine d'années de pouvoir absolu, c'est un Fidel Castro, usé par la maladie, qui décide enfin de s'effacer du pouvoir suprême. Je préfère choisir ce terme plutôt que d'annoncer son retrait car, s'il n'est plus sur le devant de la scène, il a pris soin, auparavant, de nommer son frère pour assurer sa succession. Ainsi le vieux dictateur des Caraïbes n'imposera-t-il plus à son peuple ces discours interminables auxquels ils étaient tenus d'assister. Mais au delà de ces folies d'un pouvoir personnel haut en couleur, il y a beaucoup plus grave. En effet, le régime castriste aura eu, sur les conditions de vie du peuple Cubain, des conséquences catastrophiques. Les produits les plus élémentaires manquent. Le peuple vit dans la plus grande pauvreté. Seul le climat vient adoucir un peu les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les gens chaque jour. Le superbe patrimoine architectural de La Havane tombe en ruine, la crise du logement sévit, les voitures américaines datent des années 50 ce qui fait des Cubains les meilleurs réparateurs automobiles de la planète, les libertés individuelles sont inexistantes, les dénonciateurs payés par le régime fonctionnent à plein.

Je ne suis pas triste de voir partir ce sinistre dictateur qui aura marqué nos vies par ses extravagances mais surtout qui aura surtout été à l'origine du malheur de tout un peuple. Je me souviens encore d'une certaine madame Mitterrand, ex première dame de France, qui soutenait ouvertement Castro dans la quasi indifférence médiatique. J'avais honte pour mon pays de voir de telles prises de positions, qui plus est de la part de quelqu'un qui présidait une association intitulée "France Liberté". Décidément, on peut toujours se cacher derrière de beaux mots et faire n'importe quoi. Pour ma part, je souhaite sincèrement qu'après cette longue parenthèse d'un demi siècle, le peuple Cubain réussisse enfin à se débarasser du joug de cette dictature, non seulement pour ces femmes, ces hommes, ces enfants qui ont droit à la dignité et à la liberté mais aussi à la mémoire de tous les Cubains qui ont été persécutés, incarcérés pour des raisons politiques et pour ceux qui sont morts dans les flots du Golfe du Mexique, ceux que l'on nomme des "Boat People", qui ont voulu rejoindre des rivages où on pouvait vivre libres et qui n'ont pas eu le bonheur de les atteindre.