Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mardi 12 février 2008

Les passagers aériens pris en otage

Le projet de regroupement des centres de contrôles aériens d'Orly à Roissy suscite la grogne des personnels syndiqués de la CGT. Jusque là, rien d'anormal. Les syndicats sont des rouages indispensables dans le dialogue social. Mais ce que je regrette c'est que la CGT, au lieu de tenter d'instaurer le dialogue et de tisser les fils d'une négociation, préfère déclencher une grève dure et longue, prenant les passagers en otage. Car désorganiser le trafic aérien de la capitale Française pendant une semaine pour contrer un projet qui devrait être mis en oeuvre à l'horizon de 2011-2015, je crois que cela est totalement disproportionné.

Mais au delà de ce coup de force inadmissible, cette grève met en lumière des procédés archaïques qui permettent à des militants syndicaux minoritaires de pénaliser des milliers de personnes qui se retrouvent ainsi privées de moyens de transports. Combien de gens vont se retrouver privées de vacances réservées et payées depuis plusieurs mois, combien d'autres voient leurs rendez-vous professionnels annulés, combien de contrats ratés, etc. Et tout cela à cause de quelques contrôleurs aériens fonctionnaires disposant de la garantie de l'emploi et refusant de quitter Orly pour Roissy à quelques kilomètres de là. Dans cette réforme l'intérêt du service est-il menacé, la sécurité des passagers est-elle en cause? Pas du tout. Ce sont quelques intérêts particuliers voire égoïstes qui sont placés au centre de cette grève ce qui traduit une asbsence grave d'esprit de responsabilité.

Je souhaite que les personnels grévistes des tours de contrôle d'Orly et de Roissy se ressaisissent et défendent leur cause autrement que par ce honteux blocage d'une semaine du trafic aérien qui les rendra très impopulaires et ne parviendra pas à faire avancer la cause qu'ils disent vouloir défendre.