jeudi 7 février 2008
Hormone de croissance: Faire toute la lumière sur les responabilités
Même si plus de 15 ans ont passé, ils n'effaceront pas la mort de 111 jeunes et la souffrance de leurs familles. Le procès de l'hormone de croissance a mobilisé 250 parties civiles et se chiffre à 70 tonnes de procédures. Un procès fleuve ou chacun semble vouloir rejeter la balle sur l'autre. Certes, dans les années 80, on est loin du principe de précaution. On semble être à une époque où chacun semble agir sans filet. Mais dans ce système, des dizaines de victimes ont fait les frais de l'irresponsabilité des hommes. Les médecins, les préparateurs, les pharmaciens, l'Institut Pasteur, chacun dit avoir fait de son mieux sans reconnaitre la moindre responsabilité dans la catastrophe qui s'en est suivie. Cela est d'ailleurs possible et même souhaitable. Il ne manquerait plus que l'intention de nuire soit prouvée! Mais cela démontre à quel point il est nécessaire de déterminer les responsabilités, toutes les responsabilités, afin que celles-ci soient sanctionnées et surtout que des dispositifs soient mis en place afin que cela ne soit plus possible dans l'avenir.
Le risque zéro n'existe pas, chacun en convient. Mais tout de même, lorsqu'on lit les faits, la désinvolture qui a entouré des actes médicaux destinés à des enfants malades, on se dit que véritablement la Justice doit se prononcer de façon claire. Rien ne serait pire qu'à l'issue d'une procédure aussi longue et d'une audience qui va s'étaler sur plusieurs mois, il n'en ressorte rien. Quand les procédures sont longues, on nous explique que cela est rendu obligatoire car dans une affaire complexe il faut une étude très approfondie. Et puis quand tombe la sentence et qu'elle est moins spectaculaire que prévue, alors on nous explique que le temps a passé et qu'il est difficile de juger des faits aussi anciens. Ces deux arguements sont contradictoires et ont tendance à s'annuler. J'espère bien que le procès qui s'ouvre conduira à une décision dont la clarté sera incontestable.
Ce billet, écrit à 06:16 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :