jeudi 31 janvier 2008
En ma qualité de Vice Président du Groupe d’Amitié Parlementaire France Etats-Unis, je suis heureux d’accompagner le Ministre de la Défense Hervé Morin pour son premier déplacement officiel à Washington. Connaissant bien ce pays ami de la France, j’ai pu mesurer au cours des dernières années les difficultés rencontrées entre nos deux pays. La guerre d’Irak a constitué la principale pomme de discorde et a représenté une source de malentendus entre le peuple Français et le peuple des Etats-Unis. Nombre d’Américains en ont voulu à la France d’avoir adopté une attitude hostile à la guerre en Irak comme s’il s’agissait d’une position inamicale à l’égard de l’Amérique. Il n’est était rien, il s’agissait d’affirmer que cette guerre était inutile et même dangereuse pour l’équilibre du Monde. Avec le recul, les faits nous ont plutôt donné raison et l’opinion publique Américaine en convient désormais.
Pour autant, on ne pouvait pas continuer plus longtemps à cultiver un tel climat de défiance entre la France et les Etats-Unis. Il fallait renouer les fils du dialogue et de la légendaire amitié Franco Américaine. C’est ce que Nicolas Sarkozy s’est employé à faire dès son élection en allant rendre visite à Georges Bush. Il ne s’agissait pas pour lui de cautionner la politique du Président des Etats-Unis mais de saluer, en ami, le Président de la première puissance mondiale. Depuis lors, le climat entre nos deux pays a totalement changé. La France est désormais respectée et accueillie en amie. La visite d’Hervé Morin et de notre délégation en est l’illustration. En effet, il y a bien longtemps qu’un Ministre de la Défense Français n’avait été reçu avec de tels égards puisque notre délégation rencontrera Condoleeza Rice ainsi que le Conseiller du Président Steve Hadley. Outre les nombreux contacts prévus pendant cette visite de 24 heures, le Ministre de la Défense Américain Robert Gates nous recevra à diner ce qui n’était pas arrivé à un Ministre Français depuis très longtemps.
Je me réjouis de cette évolution qui redonne à la France sa place, aux côtés des Etats-Unis, comme une grande puissance amie et respectée, avec laquelle on recherche le dialogue et la coopération. Je suis fier en tant que Parlementaire à participer à un tel événement.
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mercredi 30 janvier 2008

Il suffit que le Président de la République annonce la suppression de la publicité sur le service public de l'audiovisuel pour qu'aussitôt les syndicats déclenchent une grève. Alors que ce moyen d'action devrait intervenir quand tout a échoué, quand aucune négociation n'a pu aboutir, chez nous la grève est le hors d'oeuvre de toute réforme. Et pourtant j'entends encore la gauche qui se battait naguère contre la publicité sur les chaines publiques car cela allait rendre ces chaines dépendantes des puissances d'argent... Finalement ce raisonnement n'était pas totalement faux car, à cause de la publicité, les chaines publiques ont du faire la course à l'audience et calquer leurs programmations sur les chaines commerciales. C'est bien ce qu'en a déduit le Président de la République en faisant cette proposition de suppression de la publicité sur France Télévisions.
On peut être pour, on peut être contre, mais déclencher une grève pour le principe avant même d'avoir commencé à discuter avec le Gouvernement qui lui même n'en est qu'au stade de la consultation, je trouve qu'il y a là un usage abusif de ce droit. C'est aussi une absence totale de respect à l'égard des télespactateurs qui paient la redevance et qui sont en droit d'attendre que les programmes pour lesquels ils paient soient diffusés. Mais hélas pour eux, ils ont pris une certaine habitude de voir des mouvements de grève à la télévision publique et se sont préparés à ne pas regarder le programme prévu.
J'en appelle au renouveau du service public de la télévision, à des des programmes qui ne copieront pas ceux des chaines commerciales, à des programmes de référence comme la BBC par exemple. J'invite les grévistes à réfléchir à l'avenir de leur profession et à l'intéret des télespectateurs plutôt que de se livrer à des mouvements de contestations qui, en réalité, sont le fruit de manipulations politiques...
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mardi 29 janvier 2008
Parmi les propositions du catalogue de Jacques Attali figure un article consacré à la profession de chauffeur de taxi visant à dérèglementer cette activité. Il n'en fallait pas moins pour inquiéter les professionnels, notamment ceux de notre région, qui ont déjà les plus grandes difficultés à vivre de leur métier. En effet, contrairement à Paris où la demande est très forte et où il est difficile de trouver une voiture quand on en a besoin, dans les régions il en est autrement. Effet, notamment dans les villes touristiques, le déséquilibre existant entre les périodes de forte activité et les périodes calmes est très grand. Il faut donc pouvoir tenir pour arriver à équilibrer les comptes d'une exploitation de taxi sur l'ensemble de l'année. La libéralisation totale d'une telle profession conduirait à multiplier le nombre de taxis et rendrait donc l'activité ramenée à chacun des artisans, peu viable. Ainsi, après le trop plein, on se retrouverait très rapidement en situation de pénurie de taxis.
Alors vu de Paris et surtout de l'avis de Monsieur Attali, on pourrait tout se permettre, y compris une déréglementation sauvage dans ce domaine. Ce serait plonger la plupart des professionnels dans la précarité. On ne peut accepter cette vision. Les chauffeurs de taxis ne sont pas des conservateurs, des femmes et des hommes qui voudraient s'asseoir sur des privilèges. Ce sont des travailleurs qui font un travail utile à la collectivité mais difficile. Ils sont prêts à discuter d'une évolution de la profession dans le sens de la modernisation. Mais ils ne sont pas prêts au sacrifice imposé pour des raisons idéologiques, émises par quelques experts de salons. C'est pourquoi je soutiens les chauffeurs de taxis qui méritent notre considération. Et pour en avoir parlé avec un certain nombre de collègues Parlementaires, je crois savoir que la plupart partagent mon sentiment. Alors je veux rassurer les chauffeurs de taxis en leur rappelant que ce ne sont pas les experts qui votent les lois mais les Parlementaires. Et dans ce domaine ils peuvent compter sur notre vigilance.
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lundi 28 janvier 2008
Olivier Besancenot a annoncé la transformation de la Ligue Communiste Révolutionnaire en nouveau parti anti capitaliste. Pour moi la disparition pure et simple d'un tel mouvement n'aurait pas été une grande perte pour la démocratie. En effet, que des partis extrémistes, de droite comme de gauche puissent non seulement sévir dans notre pays mais être mis en vedette par certains médias, est une anomalie. Car enfin non seulement la LCR ne propose aucun projet susceptible de répondre aux attentes de nos concitoyens mais en outre elle donne de la politique Française une image contrastée. A la fois la France est une grande démocratie dans laquelle des familles de pensées font des analyses et des propositions différentes, parfois opposées mais qui ne remettent pas en cause les fondements de la société. Mais dans le même temps, des courants politiques comme la LCR remettent tout en cause et proposent ni plus ni moins que la révolution.
Alors le jeune facteur révolutionnaire de Neuilly persiste et signe en voulant donner une nouvelle impulsion à son mouvement. Le sigle LCR commençait à vieillir, celui du Lutte Ouvrière aussi. Pour ne pas sembler à la traine des altermondialistes, il croit venu le moment de créer un mouvement anti capitaliste dont il deviendrait l'animateur en chef. L'heure de la retraite pour les Krivine et autre Arlette Laguiller a bien sonné. Mais celle de la révolution pas encore! Besancenot peut donc bien repeindre la façade de l'extrême gauche, il ne peut se résoudre à en abandonner l'esprit. Alors je prédis la même marginalisation politique que naguère à ce mouvement. J'invite ses initiateurs à réserver rapidement une cabine téléphonique pour y réunir le prochain congrès fondateur!
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dimanche 27 janvier 2008
Au jeu "plus opposant que moi tu meurs", Ségolène Royal et François Bayrou arrivent en tête selon un sondage IFOP réalisé pour le Journal du Dimanche. La socialiste arrive en tête avec 28% suivie de peu par le Président du MoDem avec 25%. Mais l'un comme l'autre arrivent en tête de quoi au juste? De la liste des opposants les plus crédibles au Président de la République. Ils distancent très largement les autres opposants, notamment Bertrand Delanoe, qui n'atteint que 18%. Qu'est-ce que ce sondage signifie? Il reflète les comportements de l'un comme de l'autre qui cultivent l'art de la critique systématique. Ni l'un ni l'autre n'a mis réellement un terme à sa campagne présidentielle. Chacun considère que la campagne de 2012 à commencé le jour où s'est terminée celle de 2007. Le spectacle est donc permanent et le discours passe en boucle.
Que l'on exprime des désaccords, en démocratie, me semble normal et sain. De la confrontation des idées nait la progression de la pensée. Mais de l'entreprise de démolition systématique ne pousse rien. J'en suis d'autant plus désolé que j'avais cru entendre, dans les discours passés de François Bayrou, qu'il fallait savoir rassembler des gens de sensibilités différentes pour conjuguer les talents et les compétences dans la recherche de l'intérêt général. Mails voilà, dès lors qu'il ne lui revient pas de mettre en oeuvre ces rapprochements, alors il tourne le dos aux propositions qu'il avait faites.
Au nom du principe d'opposition dont François Bayrou a décidé d'endosser le costume, on est très loin des beaux discours ouverts et généreux que j'avais entendus et soutenus au premier tour de la présidentielle. Je m'en suis remis, heureusement mais je suis triste pour lui de le voir évoluer désormais dans ce rôle d'opposant systématique qu'il avait si souvent critiqué chez les autres.
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samedi 26 janvier 2008
La sentence du Sénat Italien est tombée: le Gouvernement Prodi est minoritaire, le Premier Ministre est allé présenter sa démission au Président de la République et donc des élections auront bientôt lieu en Italie. Et l'on reparle du retour de Silvio Berlusconi, actuel chef de l'opposition, pour gagner cette future compétition électorale et donc pour reprendre le pouvoir. Finalement la vie politique Italienne ressemble à la nôtre en ce sens qu'il y a une grande longévité chez les responsables politiques. Prodi/Berlusconi est devenu un vieux feuilleton mais qui, dans la durée, n'a pas encore rattrapé le duel Giscard/Chirac ou Chirac/Mitterrand. D'autre pays ont pour tradition de renouveler leur personnel politique plus systématiquement. J'en veux pour preuve la Grande Bretagne qui s'est séparée de Margaret Thatcher de façon aussi soudaine qu'expéditive sans que celle-ci ne réapparaisse dans le paysage politique de ce pays. Helmut Khol, l'homme de la réunification Allemande, perdit une élection législative et ne fit plus entendre parler de lui. Même régime en Espagne qui a vu disparaitre du premier rang Aznar ou Gonzalez qui avaient pourtant connu de grands succès.
C'est peut-être sur ce sujet du renouvellement au plus haut niveau qu'il faudrait réfléchir dans le cadre de la réforme de nos institutions car le changement a ceci de bon qu'il remet du dynamisme et apporte de l'innovation. Il permet non seulement le changement des dirigeants mais aussi celui des équipes qui préparent les réformes. Je pense que cette vision est valable aussi bien pour nous que pour les Italiens. Reste pour nos amis transalpins à résoudre le problème de la fragilité de leurs institutions. En effet, de trop faibles majorités entrainent une instabilité gouvernementale nuisible à une action de moyen ou long terme. C'est une réflexion qui est actuellement à l'ordre du jour en Italie mais on peut s'interroger sur les capacités de mise en oeuvre d'une telle réforme car elle nécessite un esprit consensuel entre majorité et opposition, ce qui est toujours difficile à obtenir, sauf à minima. La France en fait l'expérience avec le projet de réforme institutionnelle voulue par le Président de la République que la gauche essaie de faire échouer.
Alors, pour terminer sur l'Italie, un pays avec lequel nous avons tant de points communs, est-elle entrée dans une nouvelle crise politique? Non c'est la démocratie qui fonctionne. Les Italiens feront leur choix librement et désigneront celles et ceux qui dirigeront le pays dans les mois et les années qui viennent. Et puis l'Italie cultive l'art de la politique à la Méditerranéenne où le débat ne saurait être esquivé, même avec ses excès. Mais ce pays possède notamment des ressources humaines considérables et nous étonnera toujours pour sa capacité de rebond. Alors que la campagne commence!
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vendredi 25 janvier 2008
Le tramway de Nice, à l'instar des trams circulant dans les autres villes de France, est une réussite. Il n'y a rien à dire sur la technologie, sur le confort ou sur la belle ligne des rames qui glissent sur leurs rails à travers les rues de la cité. Mais hélas, à y regarder de plus près, on peut déceler nombre de problèmes sur lesquels la Mairie de Nice ne fait aucune publicité, et pour cause... Le premier problème résulte d'une vision étriquée de la municipalité lors de la commande des rames. Au lieu de mettre en service des modules de 40 mètres comme à Paris, Montpellier ou Strasbourg, ce sont des rames de 33 mètres qui ont été livrées. Ainsi, pendant les heures de pointes, les usagers sont obligés de voyager serrés "comme des sardines" au lieu de pouvoir se déplacer confortablement. Il y a ensuite la désorganisation du réseau des bus qui n'a toujours pas été réaménagé pour pouvoir permettre une desserte correcte des quartiers ou encore d'assurer des correspondances dans de bonnes conditions.
Ajoutez aussi les finitions des abords toujours pas terminées. Ainsi, sur l'avenue Malausséna les revêtements de sols ne sont pas achevés, mais, et c'est encore plus grave, des obstacles sur les trottoirs n'ont pas été supprimés ce qui rend très dangereux le cheminement des personnes âgées ou handicapées.
Enfin, "cerise sur le gâteau", nombre d'entreprises ayant participé à ce chantier, ne sont pas payées ce qui explique en partie les problèmes que je viens d'évoquer. Non seulement la ligne 1 du tramway Niçois est la plus chère de France au kilomètre, mais en outre son responsable n'honore pas ses dettes... Qui donc pourrait soutenir sérieusement l'idée que la gestion du Maire sortant serait bonne???
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jeudi 24 janvier 2008
Six mois de travail pour produire un rapport qui fasse des propositions pour faire bouger la France et 300 mesures préconisées, il n'en fallait pas plus pour que le landerneau se réveille et crie haro sur Attali. Il faut dire que ce dernier n'y va pas de main morte: disparition des départements, relance de l'immigration, libéralisation de certaines professions encadrées, ouverture de nouvelles grandes surfaces, etc. Je ne puis pas dire si je suis pour ou contre ces dispositions puisque je n'ai pas encore lu ce rapport. Mais je ne suis pas choqué que de telles propositions aient pu être faites car elles ont le mérite d'ouvrir le débat.
En revanche, je trouve les déclarations de Monsieur Attali un peu péremptoires car il dit que l'ensemble de ces mesures ont leur cohérence et laisse donc entendre qu'elles ne sauraient être dissociées. Pour moi ce rapport constitue un ensemble de préconisations qui ne sauraient nous engager. Dès lors, les élus devront les étudier et décider quelles mesures pourront être retenues, et quelles autres ne le seront pas. Et puis, le moment venu le Parlement devra examiner celles des mesures qui auront été retenues par le Gouvernement. C'est pourquoi il serait souhaitable de ne pas se lancer dans une polémique inutile car le rapport Attali est une contribution au débat et rien d'autre.
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mercredi 23 janvier 2008
Ces derniers jours la télévision nous a renvoyé des images dramatiques en provenance de Gaza montrant des rues dans la nuit et une population dans la misère avec des enfants, des femmes et des hommes en très grandes difficultés. Les commentaires allaient bon train sur la responsabilité d'Israël qui avait décidé le blocus de Gaza et l'arrêt des livraisons de pétrole permettant de faire fonctionner les usines électriques. Comme à chaque fois c'est Israël qui est montré du doigt alors que ce pays n'était, une fois de plus, qu'en situation de légitime défense. Faut-il rappeler les tirs quotidiens de missiles sur les villes Israéliennes voisines provoquées par une politique insensée menée par le Hamas.
Ce mouvement terroriste ne pourrait-il pas enfin penser au souffrances qu'il fait endurer à son peuple. Car imaginons un instant la paix retrouvée, l'arrêt des attentats, la coexistence pacifique de part et d'autre de la frontière, le peuple Palestinien pourrait trouver enfin la voie du progrès et la jeunesse Palestinienne des raisons d'espérer. Mais au lieu de cela, le Hamas cultive la haine à l'égard d'Israël, refusant de reconnaitre l'Etat Hébreu, de dialoguer avec lui, de travailler avec lui, de construire l'avenir. Israël a pourtant évacué Gaza sans contrepartie il y a quelques années et chacun avait salué ce geste en pensant qu'il serait de nature à contribuer à la paix. Mais le Hamas ne veut pas la paix, il sème la guerre, la mort, la haine dans un jusqu'auboutisme sans fin qui anéantit tout effort de paix et toute lueur d'espoir. C'est ce mouvement qui est responsable de cette situation. Il faut le dire et le répéter même si cette vérité va à l'encontre de la propagande qui est sans diffusée sur le sujet.
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mardi 22 janvier 2008
La chute brutale des cours des bourses mondiales ont de quoi préoccuper l'ensemble des dirigeants. Il s'agit là d'un phénomène qui s'amplifie et vis à vis duquel les déclarations du Président Américain n'ont pas eu d'impact positif. Face à une telle crise, chacun comprend bien la fragilité de nos économies, leur inter dépendance et le fait qu'un Gouvernement seul ne peut prétendre tout régler. J'aimerais entendre, sur ce problème, les propositions des uns et des autres, la solidarité nationale s'exprimer afin de pouvoir trouver des contre feux utiles. Mais hélas je n'entends rien. La gauche préfère s'opposer systématiquement à la majorité et multiplier les attaques politiciennes plutôt que de montrer le visage d'une opposition constructive. Car nul ne peut imputer au Gouvernement Français une quelconque responsabilité dans cette affaire!
Il faut, pendant ce temps, protéger l'emploi, le pouvoir d'achat, assurer la construction de logements, soutenir l'école, l'université, faire avancer la France afin que nos concitoyens souffrent le moins possible des effets colatéraux d'une telle crise. Jamais l'équilibre de l'économie mondiale n'aura été aussi fragile, jamais les risques n'auront été aussi grands. Je me souviens des années où la gauche gouvernait entre 1997 et 2002, période où l'économie mondiale se portait bien et où l'Etat ne savait que faire de sa "cagnotte". Il est très dommage que la gauche n'ait pas anticipé à cette époque pour faire baisser l'endettement et les déficits. Mais voilà la gauche chantait à l'époque sur tous les toits que le pays allait bien alors que les bases du redressement n'étaient pas établies. La fable disait "vous chantiez, j'en suis fort aise alors dansez maintenant". Que l'héritage soit lourd à porter, nul ne peut le contester, mais en plus la gauche a le cynisme de ne même pas avoir le courage d'assumer sa part de responsabilité. Au lieu de cela elle préfère vendre du rêve municipal en se désintéressant totalement des problèmes du pays! Cela n'est pas digne.
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lundi 21 janvier 2008

Le Parti Socialiste s'est réuni pour lancer sa campagne municipale. Les "éléphants" et autres ténors étaient tous venus, y compris la "gazelle", ex candidate à la Présidence de la République. Ils étaient là, assis en rang d'oignon au premier rang. DSK lui-même, de passage à Paris, tenait à rappeler qu'il était toujours militant socialiste pour éviter de tomber dans l'oubli. Le but de la réunion était de donner l'image de l'union entre des socialistes dont le sport favori est de s'entre-déchirer, de se torpiller du matin au soir et de s'éviter pour ne pas avoir à se saluer. Mais pour ouvrir une campagne électorale, il faut tenter de sauver les apparences et dans ce registre, les socialistes sont très forts.
Mais cette mise en scène ne trompera personne. Avant cette dernière réunion de conclusion, les précédentes s'étaient déroulées sans la partcipation des "pontes" du PS qui raillaient François Hollande s'agitant tout seul dans des salles vides face à quelques rares militants convoqués expressément. Où étaient les Fabius, Royal et autre Dray? Planqués, en embuscade pour mieux "flinguer" leur "cher Premier Secrétaire". "Halte au feu" donc en ce dimanche de janvier. Les "productions Karsenty", pardon la troupe du Parti Socialiste se produira pendant deux mois et fera sa tournée dans toutes les salles de France pour vous présenter la traditionnelle "pièce de boulevard", pardon son programme électoral à base de dénigrement de la politique du Gouvernement. Et puis une fois le spectacle fini, pardon une fois les élections terminées, ils démonteront les tréteaux et garderont chacun un madrier pour taper sur leurs concurrents et néamoins "amis" car la chasse sera ouverte, pardon la campagne pour le remplacement de François Hollande sera lancée!
Ce billet, écrit à 06:47 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 20 janvier 2008

La semaine qui s'achève a mis un terme à quelques contradictions au sein du Gouvernement entre Christine Boutin Ministre du logement et sa Secrétaire d'Etat Fadela Amara. L'une, la Secrétaire d'Etat peaufinant son plan banlieue devant être présenté prochainement et l'autre, la Ministre, disant qu'il ne fallait pas de "énième plan banlieue" et profitant de l'occasion pour rappeler que la politique de la ville était un tout comprenant des quartiers mais aussi des centres villes, qu'il ne fallait donc pas créer de nouvelles fractures entre les deux. Il n'en fallait pas d'avantage pour que l'on parle de polémique entre les deux membres du Gouvernement.
Je trouve ce débat intéressant et je ne crois pas qu'il faille chercher à opposer les deux expressions car finalement Madame Boutin et Madame Amara ont toutes les deux raisons. Madame Boutin a raison en disant qu'il ne faut pas de "énième plan banlieue" car cela voudrait dire que le seul intérêt d'un plan serait de lui donner son nom comme l'ont fait nombre de ministres de la villes depuis 20 ans. D'autre part, quand Christine Boutin dit qu'il ne faut pas oublier les centres villes qui connaissent aussi une détérioration et que la ville est un tout constituté de quartiers et d'un centre, elle a également raison. En revanche, quand Fadela Amara défend son plan banlieue qui est le fruit, d'abord d'une longue expérience personnelle et d'autre part d'une large concertation avec les différents acteurs des quartiers, elle a également raison.
Alors l'art de la politique est de savoir faire la synthèse entre ce qui peut apparaitre au départ comme des intérêts divergents mais qui en réalité sont complémentaires et indissociables. C'est ce qu'a rappelé le Premier Ministre François Fillon en rappelant tout le monde à la solidarité gouvernementale. Je m'en réjouis car, pour ma part, en tant que Député à la fois de quartiers périphériques dits "sensibles" mais aussi du centre ville, j'aurais eu du mal à donner tort à l'une et raison à l'autre car je pense que chacune a sa part de vérité et que l'intérêt de nos villes est de pouvoir bénéficier de réflexions et d'initiatives positives dans cette double vision urbaine.
Ce billet, écrit à 07:34 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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samedi 19 janvier 2008
Je présidais la séance de l'assemblée Nationale qui examinait une proposition de Loi relative à l'indemnisation des personnes modestes, victimes d'incendiaires ayant mis le feu à leur véhicule automobiles. Près de 40.000 voitures sont ainsi incendiées chaque année. Les malheureuses victimes sont souvent des personnes très modestes dont la voiture représente le principal capital mais aussi le moyen leur permettant de se rendre à leur travail. La plupart du temps se sont des véhicules comptant plusieurs milliers de kilomètres et qui ne sont plus côtés à l'argus. Sauf que leur remplacement est souvent inaccessible pour leurs malheureux propriétaires.
C'est pourquoi la loi va permettre désormais à la puissance publique d'indemniser les victimes de ces incendies et ainsi compenser une perte souvent très lourde à assumer sur le plan financier. Cette proposition de loi a donné lieu à un débat très consensuel et à un vote unanime. Il eut été étrange que les Députés se déchirent sur une telle mesure de bon sens et de solidarité à l'égard de nos concitoyens les plus modestes, victimes de tels actes de vandalisme. La présidence de cette séance de l'Assemblée fut à la fois aisée et rapide puisque chacun s'accordait à dire tout le bien qu'il pensait de cette nouvelle mesure. Ce vote apparait comme une parenthèse dans un débat législatif généralement plus contrasté, c'est le moins que l'on puisse dire! Mais il est heureux que ce type de consensus puisse se manifester de temps en temps. Les Français comprendraient mieux la politique si les Parlementaires savaient faire abstraction plus souvent de leurs différences politiciennes pour ne regarder que l'intérêt général...Ne rêvons pas!
Ce billet, écrit à 06:24 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 18 janvier 2008
Il avait suffi que le Président de la République fasse allusion aux traditions Chrétiennes de la France ou encore qu'il appelle à un Islam ouvert en Arabie Saoudite en louant ceux qui croient, pour qu'aussitôt ses opposants lui reprochent de remettre en cause la laïcité Française. Les politiciens sont à l'affut de toutes les attitudes, de la moindre déclaration pour en tirer des conclusions hâtives et souvent inexactes.
Adressant ses voeux aux dignitaires religieux, le Président de la République a tenu à rappeler les principes de la laïcité qui fondent notre République. Un Etat qui ne reconnait pas les religions mais qui les protège et leur permet d'exister librement. La mise au point du Président vient mettre un terme à un début de polémique qui n'avait pas de raison d'être mais qu'il convenait néanmoins de faire cesser sans délai. Et ainsi va la vie politique toujours prompte à monter en épingle n'importe quoi...
A l'heure d'un risque de récession mondiale, à un moment où le Monde en pleine mutation multiplie ses effets déstabilisateurs dans tous les pays, je regrette cette propension à s'intéresser à l'accessoire et à abandonner l'essentiel. Cela est vrai dans le domaine que nous évoquons aujourd'hui mais on pourrait hélas multiplier les exemples de tempêtes dans des verres d'eau que certains s'ingénient à agiter.
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jeudi 17 janvier 2008
Le Président national du Nouveau Centre, le Ministre de la Défense Hervé Morin, a présenté ses voeux à la presse. L'ensemble des Parlementaires étaient présents autour de lui mais aussi de nombreux responsables départementaux du parti venus de toute la France. Pendant son discours et devant la presse rassemblée, je me souvenais encore des lendemains du premier tour de la campagne présidentielle où tout a basculé. François Bayrou décidant soudain de tourner le dos à la droite et au centre droit et laissant ses amis de toujours sur le bord de la route, je me rappelais alors du courage qu'il avait fallu aux Députés UDF, ses bédoins comme il nous appelait, pour assumer clairement nos responsabilités et soutenir Nicolas Sarkozy au second tour.
Pour douloureux que cela fut pour nous tous, ce fut utile car la politique a besoin de clarté et non de faux semblants. Autant je me suis battu auprès de François Bayrou au premier tour pour affirmer une identité centriste forte, autant je ne pouvais accepter plus longtemps cette politique du "ni-ni" qui confine les élus au rang de spectateurs alors qu'ils doivent être des acteurs. Et comme je ne suis pas d'un naturel à me laisser aveugler, j'ai choisi moi même la voie sur laquelle je devais poursuivre mon combat politique au service de mes concitoyens.
Et aujourd'hui, un autre événement a fait tilt dans mon esprit. Nous avons discuté et voté, dans l'hémicycle, la modification de la Constitution en vue de l'adoption du traité Européen de Lisbonne. Il s'agit d'un acte majeur en faveur de la construction Européenne. Et bien François Bayrou n'est pas venu à l'Assemblée Nationale alors qu'il passe son temps, je crois avec sincérité, à se battre pour l'Europe. Je ne sais même pas s'il a voté. Mais j'ai trouvé cette absence et ce silence en opposition avec ses discours. Pourquoi une telle attitude? Pour ne pas donner raison au Gouvernement? En tout cas je trouve que le MoDem l'amène dans une dérive qui ne ressemble pas aux combats que nous avons menés ensembles ni aux discours qu'il nous tenait. Alors sans rancune... mais pour ma part je ne regrette pas mon choix de siéger désormais dans la majorité et de pouvoir expliquer clairement à mes électeurs la ligne politique qu'au sein du Nouveau Centre nous suivons.
Ce billet, écrit à 06:07 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 16 janvier 2008

Après le référendum manqué de 2005, l'Europe était en panne. Les Européens qui soutiennent ce projet, la plus belle aventure humaine du XXème siècle, s'inquiétaient de ce coup d'arrêt provoqué par la France, pays fondateur. Nos partenaires Européens eux mêmes avaient du mal à comprendre la position des Français sur le projet de Constitution rédigé par Valéry Giscard d'Estaing. Enfin, les anti Européens et notamment tous les pays qui ont intérêt à ce que l'Europe ne s'organise pas et s'enfonce dans la division, se frottaient les mains.
L'Europe avait été l'un des thèmes de la campagne présidentielle pour la plupart des grands candidats. Nicolas Sarkozy avait manifesté sa volonté de sortir de cette crise afin de permettre à l'Europe de retrouver un nouveau souffle. Dès son élection, il marquait cette volonté par deux actes forts: l'après midi de son installation il déposait une gerbe dans le bois de Boulogne en souvenir de résistants fusillés lors de la dernière guerre et le soir même il était aux cotés d'Angela Merkel à Berlin pour parler de l'avenir de l'Europe.
Dès lors, il fallait tisser à nouveau les fils de la négociation à 27 afin de proposer un nouveau traité. Nicolas Sarkozy ne ménagea pas sa peine pour convaincre les chefs d'Etats et de Gouvernements de la nécessité d'avancer et de redonner à nouveau une chance à l'Europe pour qu'elle puisse peser sur son destin et sur le destin du Monde. Ce travail paya puisque les 27 adoptèrent le traité dit "simplifié" à Lisbonne. A compter de maintenant, le projet de modification de la Constitution en vue de l'adoption du Traité est devant le Parlement Français qui est l'un des tous premiers Parlements d'Europe à l'examiner. L'Assemblée Nationale en est saisie. Nous allons donc voter ce texte puis l'approuver définitivement lors du Congrès de Versailles le 4 février prochain. La France aura retrouvé son honneur d'être à l'avant garde de la construction Européenne. Pendant ce temps le PS se déchire pour savoir quelle attiltude adopter, plus enclin à régler ses problèmes internes qu'à s'occuper des grands défis de la France. Pour ma part je suis fier de l'attitude Française que j'appuie sans réserve car l'Europe est la seule voie qui nous permette encore d'espérer en l'avenir.
Ce billet, écrit à 06:52 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 15 janvier 2008
Je n'ai pas pour habitude de commenter des décisions de justice. Mais tout de même, il y a des affaires difficiles à comprendre. Je ne veux pas porter de jugement sur l'affaire de l'Arche de Zoé qui met en scène des apprentis de l'humanitaire, partis pour aller chercher des enfants orphelins du Darfour et qui finalement tentaient de rapatrier en France des enfants enlevés à leurs familles Tchadiennes. Au total l'affaire est répréhensible et condamnable mais soulignons tout de même qu'il n'y a eu ni mort d'enfant, ni même maltraitance. La Justice Tchadienne a conclu, dans un procès expéditif, à une condamnation de 8 ans de travaux forcés.
Rapatriés en France pour purger leur peine en vertu d'accords bilatéraux entre le Tchad et la France, les condamnés sont désormais en prison chez nous. Ils attendent de la Justice Française que leur peine soit traduite en Droit Français puisque les travaux forcés n'existent pas dans notre Code Pénal. Il semble que cette condamnation sera transformée en peine de prison.
Sans vouloir commenter ces décisions, je veux simplement me souvenir que le crime commis par Bertrand Cantat pour avoir assassiné sa compagne Marie Trintignant de façon extrêmement violente a été puni d'une peine de 8 ans de prison et que quatre ans plus tard ledit criminel était libéré. Le même temps de prison pour des faits somme toute très différents, on ne manquera pas de s'interroger. Je n'en dirai pas d'avantage mais il serait tout à fait anormal que les apprentis "humanitaires" de l'Arche de Zoé, tout au moins certains d'entre eux comme le médecin de Castellane, aient à puger la même peine que celui qui a enlevé la vie.
Ce billet, écrit à 06:22 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 14 janvier 2008
Il fut très habile pour l'UMP d'inviter Tony Blair à son Conseil National. En effet, l'ancien Premier Ministre Britannique est travailliste mais il est justement celui qui a su faire évoluer son parti, qui a su le faire sortir d'un carcan idéologique dépassé pour lui donner les moyens de répondre aux grands défis de la société telle qu'elle est. Le "Labour" est devenu sous son impulsion le "New Labour", c'est à dire un parti progressiste, capable d'engager les réformes profondes dont la Grande Bretagne avait besoin sans s'arrêter aux vieux débats politiciens du passé. Ainsi n'a-t-il pas jeté la politique de Margaret Thatcher aux orties au prétexte qu'elle avait été un Premier Ministre Conservateur, que certains qualifiaient même d'ultra conservateur, mais il a su conserver de la politique de son prédécesseur ce qui marchait. Il fut l'un des premiers à consédérer qu'il n'y avait pas de vérité absolue à gauche ou à droite et que parfois il fallait faire la synthèse pour trouver la voie de la vérité. C'est ce que d'aucuns ont appelé la troisième voie, que François Bayrou avait proposé dans la campagne du premier tour de l'élection présidentielle et que Nicolas Sarkozy s'efforce de mettre en forme depuis qu'il est Président de la République.
Ainsi, Tony Blair, très en verve et en Français, sans oublier les accents du légendaire humour Britannique, vint rappeler à Paris quelques vérités sur la politique à mener. Car avec l'Europe d'aujourd'hui on peut aisément comparer les politiques d'un côté ou d'un autre des frontières, il n'y a désormais plus grandes différences. Et les bonnes recettes de nos voisins peuvent nous être utiles et vice versa. Tony Blair rappela qu'il était Travailliste. Il a souligné qu'aux Etats Unis il serait Démocrate et qu'en France il serait probablement...au Gouvernement! Dans ce trait d'humour il souligna qu'en France il serait au Parti Socialiste mais aux côtés de ceux qui voudraient le réformer. Il s'en tint là et se garda bien de dire qui incarne cette réforme au sein du PS. François Hollande qui après 10 ans de gestion du PS s'essouffle à la recherche d'un consensus improbable et qui n'est même pas capable de faire prendre à son parti une position sur l'Europe. Ségolène Royal, starlette du Poitou, qui passe son temps à tenir des conférences de presse pour n'avoir rien à dire. Quelqu'un pourrait avoir la bonté de lui dire que les Présidentielles sont finies. Arnaud Montebourg qui a érigé la "provoc" en système afin de rester dans la lumière médiatique. Henri Emmanuelli ou Jean Luc Mélenchon qui rêvent d'une gauche dure et qui s'accommoderaient très bien d'une alliance avec la Ligue Communiste Révolutionnaire.
Bref, la venue de Tony Blair, sa réussite pendant 10 ans à la tête d'une Grande Bretagne rénovée, compétitive et gagnante, sa vision ambitieuse et son ouverture d'esprit allant jusqu'à accepter de traverser le "Channel" pour venir dialoguer avec la droite Française, voilà qui a du faire grincer des dents au Parti Socialiste Français. En effet, Tony Blair a jeté une lumière crue sur un PS ringardisé et incapable de se remettre en question.
Ce billet, écrit à 06:50 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 13 janvier 2008
Il n'est pas habituel que je parle sur ce blog de la Star Académy. Je n'ai rien contre ce programme que je regarde de temps à autre comme tous les téléspactateurs mais il concerne assez peu l'acualité politique que j'ai l'habitude de relater. En revanche je me sens obligé d'évoquer ce sujet aujourd'hui car un jeune chanteur de ma circonscritpion défendait sa chance et a été éliminé injustement, me semble-t-il. Pierre est en effet originaire de Saint André de la Roche. Son grand-père, Sauveur Torrente, est une figure locale, ancien combattant, président fondateur de la section de l'Union Nationale des Combattants. Toute la commune était mobilisée pour soutenir l'enfant du pays. Un grand écran avait été installé dans la salle des fêtes de la Mairie et chacun était mobilisé pour voter en faveur du numéro 8.
Pierre apparut sur le plateau de l'émission et commença à chanter avec Laura Pausini la magnifique chanson intitulée "la solitudine". Son interprétation fut magnifique et ce duo donna à cette mélodie un relief particulier. Il méritait une très bonne note mais le jury en décida autrement. Même si la notation fut honorable en revanche celles qui suivirent pour les autres candidats furent meilleures. Et ainsi se poursuivit l'émission qui se termina par son élimination. Il ne fut d'ailleurs par le seul car une candidate fut éliminée également alors que, selon moi, elle fut avec Pierre l'une des meilleures chanteuses de la soirée.
Je ne vais pas crier à l'injustice car les électeurs ont toujours raison mais j'exprime mon sentiment pour dire que Pierre, de Saint André de la Roche, méritait de l'emporter. Il n'aura pas gagné ce jeu mais il aura gagné à être connu de tous les Français et je suis sûr que son talent lui permettra tout de même de faire une belle carrière. Les gagnants de la Star Ac ne sont pas tous devenus des vedettes, loin s'en faut. En revanche nombre de participants ont "percé" et ont pu trouver leur place dans le monde difficile du spectacle. Je souhaite à Pierre la belle route artistique qu'il mérite.
Ce billet, écrit à 06:24 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de gueule a suscité :
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samedi 12 janvier 2008
C'est d'abord l'espoir qui l'emporte de voir ces deux femmes qui ont vécu six ans dans l'enfer vert de la jungle être enfin libres et pouvoir serrer leurs familles dans les bras. Des gestes de nos vies quotidiennes dont ces personnes, traitées comme des bêtes, ont été privées pendant si longtemps... La description des conditions de détention telles qu'elles peuvent les décrire dépassent l'imagination: des hommes et des femmes enchainés par le cou et attachés à un arbre pour dormir. Et dans le même temps, ce qui m'a beaucoup frappé, c'est de voir les guérilleros des FARC, leurs tortionnaires, être là, à visages découverts, saluer leurs victimes qui les saluaient à leur tour dans des gestes qui paraissaient presque amicaux. C'est ce que l'on appelle le syndrome de Stockholm qui veut que les victimes arrivent à s'attacher à leurs bourreaux car ceux-ci ont représenté pendant toute cette période leur unique univers.
Mais passé le moment de grande joie que constitue cette libération, je ne puis m'empêcher de penser à ceux qui restent détnus des FARC et notamment à Ingrid Betancourt pour la libération de laquelle la France toute entière se mobilise et au delà, l'ensemble de la communauté internationale. Certes les deux premières libérations qui viennent d'intervenir ont été faites sans contrepartie et c'est la première fois que cela se produit. Mais Pour Ingrid Betancourt les choses sont plus compliquées. En effet, ce premier geste a valeur de symbole pour montrer que des libérations sont possibles. Mais l'otage Franco Colombienne sera placée par les FARC à "un prix" beaucoup plus élevé. En effet, c'est la détention d'Ingrid Betancourt et la mobilisation sans précédent qu'elle a entrainé qui a permis de faire parler de la situation politique en Colombie et des actions des FARC. Une fois Ingrid libérée, les feux de l'actualité se détourneront et les guerilleros retomberont dans l'anonymat malgré les centaines d'otages qui croupissent dans la jungle. Ils risquent donc de vouloir faire durer le suspens encore longtemps afin de négocier la libération de centaines de guerilleros détenus cette fois dans les prisons Colombiennes ce qui sera très difficile. Il faut donc poursuivre de toutes nos forces le combat pour la libération d'Ingrid Betancourt car sans cette mobilisation, on est sur qu'il ne se passera rien.
Ce billet, écrit à 06:17 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 11 janvier 2008

La proposition de François Hollande de demander aux Parlementaires Socialistes de ne pas participer au Congrès de Versailles qui devra approuver le Traité de Lisbonne sur l'avenir de l'Union Européenne n'est pas digne d'un grand responsable politique Français. En effet, la construction Européenne est la plus belle aventure humaine du XXème siècle qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, a su réconciler les ennemis d'hier pour en faire des alliés et qui a transformé l'Europe champ de bataille en zone de paix, de respect des droits de l'homme et de prospérité. Cette idée n'est d'ailleurs ni de droite, ni de gauche. De grands leaders politiques de bords différents ont servi cette noble et grande cause. J'en veux pour preuve l'action de François Mitterrand que j'ai combattu comme leader socialiste mais dont je reconnais l'engagement Européen sans faille. Je ne crois pas qu'il serait fier de voir le PS jouer la politique de la chaise vide sur l'avenir de l'Europe.
François Hollande fait preuve d'une irresponsabilité coupable à cet égard et je suis convaincu que les socialistes Français favorables à l'Europe -et ils sont très nombreux- ne le lui pardonneront pas. Mais peut-être est-ce aussi un aveu de faiblesse de sa part pour masquer les graves divisions socialistes sur ce sujet ou pour tenter de ne pas facher l'extrême gauche. Ainsi, pour quelques "combinazzionnes" politiciennes, prend-il le risque de lâcher l'Europe! L'avenir de la construction Européenne c'est à dire du futur de nos enfants est-il moins important que les équilibres internes au parti Socialistes? Je n'ose le croire et pourtant les contorsions de François Hollande m'obligent à le penser...
Ce billet, écrit à 06:18 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 10 janvier 2008

Je me suis réjoui de l'annonce, par le Président de la République, de la suppression future de la publicité sur France Télévision. Bien sur, les opposants à ce projet feront valoir que les télévision privées vont pouvoir enregistrer de nouveaux bénéfices. Mais comme elles seront elles-mêmes taxées pour financer le service public, je n'y vois pas d'inconvénient. Et puis, comme l'audiovisuel privé ne pourra pas absorber ce volant nouveau de recettes publiciatires, la presse écrite mais également des médias locaux pourront aussi en bénéficier, ce qui est une bonne chose.
Mais si je me suis réjoui de cette annonce c'est parce que je me bats sur cette idée depuis très longtemps. Je suis intervenu en effet, très souvent, à la tribune de l'Assemblée Nationale pour réclamer la fin de la publicité sur France Télévision. Je pense que le service public ne doit pas être une copie du privé ou alors il n'y a aucune raison d'avoir deux systèmes. Or, la publicité sur France Télévision oblige le service public à concurrencer le privé pour pouvoir faire de l'audience à tout prix, sinon les contrats publicitaires disparaissent. Ainsi, à la faveur de ce système, beaucoup de bonnes émissions culturelles ou politiques sont désormais rétrogradées en troisième partie de soirée ce qui prive bon nombre de télespectateurs de les regarder. D'autres émissions, je pense à "Apostrophe" par exemple, ont tout simplement disparu et n'ont pas été remplacées. A quoi cela sert-il d'avoir un service public quand à un moment donné toutes les chaines diffusent des films, des jeux ou des dessins animés. Où est la diversité, où est le choix?
Les Anglais l'ont bien compris puisque la BBC, chaine de référence internationale pour la qualité de ses programmes, ne comporte aucun espace publicitaire. Alors si nous voulons redonner le choix aux Français et garantir cette liberté indispensable pour que le service public puisse enfin assumer sa différence, il faut impérativement supprimer toute publicité commerciale des antennes de France Télévision. Peut-être aussi faudra-t-il se poser la question du nombre de chaines du service public: France 2, France 3, France 4 (dont on se demande bien à quoi elle sert et qui la regarde), France 5 et France Outre-Mer..., je pense que dans une nouvelle télévision publique débarassée de la publicité il y a sans doute trop de programmes sans véritables cibles. Ce sera là un autre débat mais l'annonce du Président de la République est une initiative que je j'attendais depuis très longtemps et que je salue avec satisfaction.
Ce billet, écrit à 02:23 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 9 janvier 2008
Les rumeurs sont allées bon train sur vie amoureuse du Président de la République. A tel point que Nicolas Sarkozy a accepté de répondre à des questions relatives à sa vie privée lors de la conférence de presse diffusée en direct à la télévision. C'était une première. Certains s'en félicitent, d'autres s'en offusquent. Je recommande à la presse un peu plus de modération sur ce sujet. Je constate simplement que le Président de la République dirige la France mais qu'en dehors de cette fonction, certes très importante, il a droit comme tout le monde à une vie privée. Mais c'est justement sur ce dernier mot "privée" que le bât blesse. Certains accusent Nicolas Sarkozy d'être trop démonstratif? Il est un homme divorcé, c'est à dire libre de tout engagement conjugal et donc libre de "refaire sa vie" comme on dit. Et si cette vie "privée" est dévoilée, c'est parce que les journalistes passent leur temps à traquer ses moindres faits et gestes personnels pour les étaler dans la presse à sensation. Cela fait vendre. Alors que resterait-il comme attitude à Nicolas Sarkozy? Se cacher, mentir ou bien vivre ses moments de vie personnelle au grand jour? C'est le comportement qu'il a retenu et je l'en félicite. Il met fin à des années d'hypocrisie qui dans ce domaine caractérisaient les locataires de l'Elysée.
Je ne peux m'empêcher de penser à la connivence de la presse et du parti socialiste qui pendant des années ont su taire la double vie de François Mitterrand alors que les journalistes savaient. Qui, à l'époque, aurait-eu l'audace de révéler ce secrêt d'Etat et de dire que cette double vie était financée par des fonds publics. Aujourd'hui, les mêmes reprochent à Nicolas Sarkozy d'être invité par des amis pour ses vacances alors que tout le monde trouvait normal naguère que ce fut le contribuable qui paie.
Je dis à chacun de ceux qui portent des jugements hâtifs de faire preuve d'un peu plus de retenue car l'information ne doit pas devenir caricaturale. Que Nicolas Sarkozy soit jugé pour sa façon de diriger la France, c'est normal dans une grande démocratie. Mais que chacun puisse respecter son droit à l'indifférence dans sa vie privée. Car je crois sincèrement qu'il mérite comme tout homme à sa part de liberté.
Ce billet, écrit à 07:12 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 8 janvier 2008

Depuis la mise en service du tramway, les Niçois se laissent transporter par ses rames confortables quand ils ont la chance de pouvoir se trouver à proximité de son itinéraire. En revanche l'affaire se complique quand il faut prendre un autobus. En effet, jusque là, tout le monde connaissait les circuits empruntés par les bus urbains et pouvait donc se déplacer presque "les yeux fermés". Désormais c'est devenu beaucoup plus difficile. Certaines lignes ont été supprimées, d'autres ont vu leurs trajets modifiés, transférés dans des voies souvent étroites et sinueuses, sans abribus et surtout sans aucune indication.
C'est donc le parcours du combattant pour les Niçois qui doivent faire appel à leur "système D" mais c'est encore pire pour les visiteurs qui n'ont pas la moindre idée de la façon dont s'organisent les transports dans notre ville. Je veux citer l'exemple de la desserte du quartier de Las Planas au nord de Nice. Auparavant, il suffisait de prendre l'autobus 18 pour aller directement de ce quartier vers la place Masséna. Les rotations étaient de l'ordre d'un passage toutes les 10 minutes. Désormais cette ligne a été supprimée puisque le terminus du tram se trouve à près de deux kilomètres. Mais pour rejoindre cette station, il n'y a pas de navette, tout au plus la prolongation de la ligne 4 qui passe environ tous les 1/4 d'heure au mieux avec changement au Rouret! En guise d'amélioration, ce sont des temps d'attente supplémentaires, des tracas c'est à dire le contraire de ce que les habitants et usagers étaient en droit d'attendre.
Il faut de toute urgence qu'un audit soit diligenté afin de remédier à tous ces inconvénients et qu'on ne se contente pas de regarder passer, comme un beau train électrique, le tramway flambant neuf qui circule dans sa voie royale!
Ce billet, écrit à 06:08 par Rudy Salles dans la catégorie Nice la Belle a suscité :
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lundi 7 janvier 2008
Cette fois c'est la rentrée. Avalés les derniers chocolats de Noël, nous voilà plongés dans la reprise de nos activités respectives. Pour moi cette rentrée s'est inscrite dans les voeux traditionnels de bonne année: A Saint André de la Roche, à la Trinité, bientôt à Falicon mais aussi à la Chambre des Métiers ou encore à la Préfecture. C'est l'occasion de retrouver des visages amis ou inconnus et d'échanger de voeux de bonheur. Tradition sympathique qui sonne comme un appel à la paix et à la fraternité. A cette tradition s'en ajoute une autre, celle des "Rois": le partage de la galette ou de la couronne garnie de fruits confits multicolores est encore une fois un prétexte à la rencontre. Les associations ne manquent jamais l'occasion d'inviter les élus à ces fêtes de l'amitié. Et ainsi commence l'année...
Mais il n'y n'y pas que ces événéments qui marquent le début de l'année. L'emploi du temps se remplit à très grande vitesse. Pour cette semaine, par exemple, je vais présider après-midis et soirs les séances de l'Assemblée Nationale. L'ordre du jour du Parlement sera dense car les réformes ne peuvent attendre. D'autre part, en raison de la campagne électorale municipale, les travaux de l'Assemblée et du Sénat seront suspendus le 8 février prochain. Et d'ici là, de nombreuses lois devront être débattues et votées et notamment le traité Européen simplifié qui sera examiné par le Congrès du Parlement à Versailles au début du mois de février.
Enfin, ce début d'année coincide avec le lancement effectif de la campagne des municipales. Et ce sujet va nous mobiliser de façon très active pendant les deux mois qui nous séparent de cette échéance électorale. Je dirais même qu'à Nice nous allons donner le meilleur de nous mêmes afin de permettre aux Niçois de tourner la page et nous orienter vers l'avenir avec confiance. C'est là aussi un challenge formidable que nous allons aborder avec enthousiasme.
Finalement entre les voeux, les galettes des rois, le travail parlementaire et la campagne municipale, il y a un fil conducteur, la rencontre avec les autres. Et bien cette rencontre je la souhaite féconde pour rendre les relations entre nos contitoyens meilleures. C'est dans cet état d'esprit que je vous adresse mes bons voeux de santé, de bonheur et de réussite pour l'année nouvelle.
Ce billet, écrit à 06:39 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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