Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 8 février 2012

Référendum d'initiative populaire: le citoyen devient Législateur

À l'instar de ce qui se fait déjà en Suisse et en Italie, la réforme constitutionnelle du 23 Juillet 2008 et la loi organique de Décembre 2011, mettent en oeuvre un nouveau moyen démocratique d'expression. Alors de quoi s'agit-il ? Lors de la campagne présidentielle de 2007,  le candidat Sarkozy avait promis de redonner une place prépondérante à la parole du peuple et à celle de la représentation nationale.Cette volonté fut respectée avec la promulgation de la loi constitutionnelle, celle-ci permet ainsi , une meilleure transparence, l'émergence de véritables contre-pouvoirs et l'élargissement du champ démocratique  en autorisant la participation directe du citoyen aux travaux législatifs. C'est la pensée de Rousseau dans le contrat social qui se concrétise enfin sous la 5ème République . 

Comment met-on en place la démocratie participative à Française ?

À ce sujet , la Loi stipule que l'impulsion doit émaner des assemblées, c'est à dire qu'environ 180 parlementaires (députés ou sénateurs) doivent soutenir la proposition de loi d'initiative populaire . De plus, une fois le nombre de signatures atteint , il faut encore que la proposition soit défendue par 1/10ème des électeurs inscrits sur les listes électorales.C'est donc une réforme novatrice mais d'initiative partagée, entre d'une part les représentants de la Nation et le peuple.

Pourquoi procède-t-on comme cela ? 

La France s'est inspirée des méthodes démocratiques de nos voisins Européens, mais ne les a pas copiés. Effectivement notre pays a retenu les déboires de plusieurs gouvernements étrangers , comme par exemple la très faible participation dont a été victime l'Italie dans les années 2000 ou les dérives populistes et démagogiques touchant  la Suisse lors du referendum sur les Minarets en Novembre 2009. Ainsi , la réforme constitutionnelle est rationalisée afin qu'il n y ait pas de détournement autoritaire ou de récupération par un groupe de pression organisé qui ne défend  que des intérêts particuliers . En effet , ce fut le cas en 1978 en Californie ou un milliardaire  trouvait que le taux impôt foncier était trop élevé . Il a proposé de le diminuer de moitié, ce qui a évidement été accepté par la population. Mais le budget de l' Etat Californien a ainsi été privé de plusieurs millions de dollars , d'ou le licenciement de 75 0000 salariés . 

De ce fait en France, la loi organique de Décembre 2011 a voulu être précise  s'agissant du domaine de compétence dévolu aux propositions de loi d'initiative populaire . Dès lors elles peuvent concerner l'organisation des pouvoirs publics, les réformes relatives à la politique économique et sociale du pays ou la ratification d'un traité international. Dans tous les cas , cette réforme participative qui tire son origine primaire dans la Grèce antique, est là aujourd'hui pour faire avancer notre démocratie moderne et replacer le citoyen au centre de la société .  

mardi 7 février 2012

Interview Nicolas Sarkozy Angela Merkel : une image très forte de l’entente franco-allemande

Suite à l’intervention conjointe du Président de la République et de la Chancelière, je me réjouis de l’image très forte de l’entente franco allemande incarnée par nos chefs d’Etat. Cette harmonie donne à la France, à l’Allemagne et à l’Europe, une force incomparable pour affronter la crise.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, à l’image de nos deux pays, s’appuient sur leurs différences pour proposer une complémentarité, qui renforce leur analyse et leurs solutions communes pour promouvoir la compétitivité, relancer la croissance et défendre l’emploi. Depuis 2008, sous l’impulsion du couple franco-allemand et l’action déterminée de la Chancelière et du Président de la République, l’Europe a trouvé les ressorts pour attaquer à la racine, la crise économique et financière historique à laquelle elle est confrontée. Ainsi 25 des 27 pays de l’Union européenne s’apprêtent à faire leur la règle d’or budgétaire souhaitée de longue date par les centristes et déjà appliquée en Allemagne.

Sans rien renier de nos valeurs, de notre modèle, de notre identité ni de notre souveraineté, la force du lien franco-allemand doit inspirer des politiques de convergence. Cette volonté s’inscrit dans une longue tradition initiée lors du traité de l’Elysée par Konrad Adenauer et par le Général de Gaulle. L’Europe est une affaire de confiance, c’est le plus beau modèle politique, que celui qui veut puiser sa force dans nos différences.

dimanche 5 février 2012

Les 110 ans du KKL

Hier soir un magnifique concert était donné dans le grand auditorium du Conservatoire de Nice à l'occasion des 110 ans du KKL. Cette organisation est à mon sens la première organisation écologiste au monde. En effet, c'est au KKL que l'on doit le boisement d'Israel, le développement de l'agriculture mais aussi l'utilisation rationnelle de l'eau. Chacun sait bien que l'eau est une denrée rare au Proche Orient. Il convient donc de pouvoir l'économiser afin de la répartir au mieux en fonction des besoins des populations.

C'est donc dans une ambiance festive et conviviale que cet anniversaire à été célébré devant un millier des spectateurs. Néanmoins je ne peux que regretter l'attitude de quelques individus se réclamant d'organisations de gauche ayant appelé à boycotter cette manifestation accusant Israël d'être un pays pratiquant l'apartheid. Ces positions aussi ridicules qu'infondées n'ont eu aucun impact, leurs auteurs n'ayant en réalité fait que publier un communiqué de presse. Ils sont en effet bien incapables de rassembler sur ce thème. Mais je trouve affligeant que certaines personnes, adeptes de la désinformation la plus abjecte en soient encore à soutenir de tels mensonges. Je remarque tout de même la constance de la gauche dans ce domaine et pas seulement de l'extrême gauche. Il y a quelques semaines le Député socialiste, l'ancien Ministre Jean Glavany, à osé accuser Israël d'apartheid dans un rapport sur l'eau à la Commission des Affaires Étrangères de l'Assemblee Nationale. J'en ai profité pour dénoncer ces mensonges et condamner cette attitude irresponsable vis à vis d'une grande démocratie et d'un pays ami de la France. Mais Monsieur Glavany, loin de faire amende honorable, s'est maintenu sur ces positions scandaleuses.

Quand le Parti Socialiste viendra faire campagne il faudra se souvenir de ces positions qui traduisent une vraie hostilité à l'égard d'Israel. Le silence coupable des socialistes vis à vis du rapport Glavany traduit bien une politique déséquilibrée au Proche Orient où l'agressivite vis à vis d'Israel est devenue aujourd'hui une ligne de conduite.

jeudi 2 février 2012

Voeux à la population locale italienne

La présentation des vœux à la population locale italienne a permis de mettre en avant tous les projets ambitieux de coopération avec nos voisins transalpins dont notamment la ligne à grande vitesse entre Nice et Gênes ou le "meroutage" qui permettra de réduire le nombre de poids lourds sur l'autoroute A8. Le Président du groupe d'amitiés France-Italie à l'Assemblée Nationale que je suis, est heureux de participer à cette dynamique constructive aux côtés de Christian Estrosi, le Président de la 1ère Métropole de France.

mercredi 1 février 2012

Une nouvelle constitution hongroise inquiétante

Les principes de démocratie, de respect des droits de l'homme, de liberté de l'information sont les fondements du Conseil de l'Europe mais aussi de l'Union Européenne. Sans le respect de ces critères aucun pays n'aurait pu prétendre être admis au sein de ces institutions. Or, on constate aujourd'hui un certain nombre de dérives inquiétantes dans un pays membre, la Hongrie, largement dénoncées sur le plan international, qui doivent nous interpeler et nous obliger à agir.

En effet, la mise à la retraite anticipée de 300 magistrats, le contrôle par des proches du pouvoir de la nomination des magistrats, le Parlement transformé en chambre d'enregistrement avec une avalanche de texte votés à la hâte et promulgués en une semaine, le redécoupage des circonscriptions tendant à favoriser le parti au pouvoir, le licenciement de près de 600 journalistes dans les média publics, l'asphyxie financière de certains média privés par la suppression de la manne publicitaire ou par la suspension de la licence d'émission sont autant de signes inquiétants qui démontrent une dérive anti démocratique.

J'ajoute à cela quelques autres décisions relevant du populisme le plus baroque comme le vagabondage sanctionné par une amende de 480€, la suppression d'un texte qui régissait la solidarité vis à vis des enfants handicapés, ou encore la modification de la Constitution qui supprime la notion de République en Hongrie.

Face à cette situation, je propose que l'assemblée du Conseil de l'Europe prenne l'initiative d'une mission en Hongrie afin de vérifier ces informations, de rencontrer les responsables politiques Hongrois de la majorité comme de l'opposition, la presse, les acteurs de la société civile et, le cas échéant, de pouvoir conseiller à ses responsables de mettre un terme aux orientations qui se révèleraient contraires aux principes Européens.

dimanche 29 janvier 2012

Quelle différence!

Après le grand cirque des primaires socialistes, après l'émission de François Hollande il y a quelques jours, on attendait avec impatience l'intervention du Président de la République. Il faut dire que Nicolas Sarkozy ne peut pas entrer en campagne librement comme ses concurrents, devant diriger le pays dans une période de crise qui ne saurait s'accommoder d'un Président à temps partiel. Ses amis rongent leur frein en attendant que la campagne ne débute tandis que ses adversaires croient, à tort, que le champ est libre.

Mais l'émission de ce soir est venue ramener chacun à la réalité. Le Président préside et prend chaque jour des décisions importantes pour permettre à la France de faire face à la situation. Sa vision de la France, de ses enjeux, des problèmes des Français est parfaitement claire. Les réformes entreprises pendant la législature auront des effets sur le long terme. Mais le travail n'est pas terminé. En effet, la France a subi pendant près de trente ans le report de celles-ci en raison de gouvernements de gauche et de droite qui n'ont cessé de renvoyer à plus tard ce qui aurait du être fait rapidement. J'en veux pour preuve la réforme des retraites: Michel Rocard, Premier Ministre en 1988 déclarait que c'était une urgence!

Saluons Nicolas Sarkozy pour sa détermination et son courage. La France à besoin de cette vision et de cette énergie. Elle n'a pas besoin en revanche de la surenchère de ceux qui viendront faire des promesses aussi irréalistes que dangereuses pour notre pays. En période de tempête mondiale la France à besoin d'un capitaine responsable, pas d'un capitaine de pédalo comme certains de ses amis qualifient Monsieur Hollande.

Le printemps Arabe va-t-il prendre froid dans l'hiver Islamiste?

Par Gérald Simatos, secrétaire général des Jeunes Centristes de Provence Alpes Côte d'Azur.

Read next

vendredi 27 janvier 2012

Faire progresser le droit des femmes

Il est parfaitement inacceptable qu’au vingt-et-unième siècle les femmes n’aient pas des droits équivalents à ceux des hommes. Les traditions familiales, les facteurs historiques, les conservatismes religieux en sont les premiers responsables, mais pas uniquement. La volonté politique, intacte, permet l’émancipation des femmes de leur condition, je dirai, même, elle est la condition première de celle-ci. Je prendrai l’exemple de la Tunisie. En Tunisie, le statut de la femme est le statut le plus avancé dans les pays du Maghreb. Pas uniquement parce que les femmes ont un haut niveau de qualification professionnelle, accèdent aux études supérieures, s’émancipent des tutelles patriarcales et familiales. Ce statut avancé est la conséquence des lois votées par le Président Bourguiba qui ont défini un cadre juridique émancipateur que les femmes ont pu dès lors faire leur. Sans ce statut émancipateur la femme tunisienne serait encore une mineure juridique, semblable à ces consoeurs de nombreux pays méditerranéens. Les femmes tunisiennes ont, par ailleurs, été les premières à participer à la révolution tunisienne !

C’est pourquoi l’émancipation des femmes ne se fera pas sans le recours à des lois définissant un statut juridique équivalent à celui de l’homme. Nous devons dès lors nous montrer vigilants à ce que le vent de la démocratie qui a soufflé sur les pays arabes soit également porteur d’ « un printemps des femmes ». Il faudra observer avec attention le nouveau statut des femmes car ce n’est pas uniquement de leur avenir qu’il s’agit mais également de celui de la démocratie.

Le statut juridique des femmes devrait d’ailleurs être un critère à part entière de l’avancée démocratique d’un pays. Critère à la fois pour déterminer que le principe d’égalité est bien respecté mais aussi pour étudier comment il est mis en œuvre.

Il n’y a pas que les jeunes démocraties qui devraient être étudiées à l’aune de ce critère.