Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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jeudi 6 décembre 2007

Mairie de Nice: le bateau ivre

Depuis le dernier Conseil Municipal, la Mairie de Nice est devenue un bateau ivre. Le Maire privé de majorité et supprimant de leurs délégations des élus qu'il avait lui-même nommés et qui l'ont soutenu durant tout le mandat, voilà qui est une situation originale dont Nice se serait bien passée. En effet, plus personne ne sait qui fait quoi. Les derniers fidèles du Maire, qui par ailleurs n'ont aucune représentativité dans la ville, vont être chargés de toutes les délégations restées vacantes. Je donnerai un exemple parmi d'autres: l'adjoint aux sports assume également les fonctions d'adjoint au tourisme! Autant dire qu'il n'y plus d'adjoint ni aux sports ni au tourisme. C'est grave pour une ville qui a un retard considérable en matière d'équipements sportifs et qui par ailleurs est une capitale mondiale du tourisme. On pourrait multiplier les exemples à l'infini. Le dernier carré rassemblé autour du Maire! Celui-ci veut mourir (politiquement) les armes à la main mais risque de faire sombrer avec lui la ville de Nice! Encore un exemple: La délibération refusée par le Conseil Municipal où le Maire s'est retrouvé minoritaire allait lester les contribuables de 16 millions d'euros (100 millions de francs) pour rien.

Cette fin de mandature est pitoyable et ce triste spectacle ne m'amuse pas pas plus qu'il n'amuse les Niçois. C'est de notre avenir dont il est question, c'est de l'argent des contribuables dont il s'agit. Mais je ne suis pas étonné de cette situation moi qui ai toujours combattu Jacques Peyrat. Tant sur le plan politique, sur sa gestion ou encore sur ses méthodes j'ai été constant pour dénoncer ce que je considérais comme inacceptable pour la ville de Nice. Désormais, ceux qui l'on soutenu lui tournent le dos, soit par opportunisme politique afin de quitter un Maire usé et sans avenir, soit par lucidité -ils peuvent avoir eu une révélation tardive!- . Ils n'ont pas de mots assez durs pour le vilipender ce qui est le propre de ceux qui agissent ainsi en pareilles circonstances. En attendant il y aura encore trois mois de turbulences au Conseil Municipal, une paralysie certaine de l'action qui sera préjudiciable pour les Niçois. Il est grand temps que cesse ce mauvais vaudeville!