mercredi 5 décembre 2007
Algérie: un voyage nécessaire
Le voyage officiel de Nicolas Sarkozy à Alger n'est pas un déplacement comme les autres. En effet, la relation entre la France et l'Algérie est faite d'amour et de haine, une relation passionnelle qui n'a pas d'équivalent. Les déclarations antisémites du Ministre Algérien des Anciens Combattants à l'encontre du Président de la République ont failli remettre en cause cette visite d'Etat. Fort heureusement le Président Algérien a tenu à rappeler qu'il ne partageait pas cette position. Dans ces conditions, la rencontre était possible. Je dirais même qu'elle était nécessaire. Car la France et l'Algérie ne peuvent ni ne doivent se tourner le dos. L'histoire rapproche nos deux peuples. Et ce lien est sensible quand on se rend dans ce pays. J'étais à Oran il y a un mois où j'accompagnais le Ministre du Commerce Extérieur pour l'inauguration de la foire. J'étais, une fois de plus, surpris de l'accueil chaleureux qui nous était réservé. Point de friction mais beaucoup de spontanéité et de sympathie. On ne m'a pas parlé du passé mais de l'avenir. Et à choisir entre des partenaires Chinois, Russes, Indiens ou Américains, les Algériens préfèrent, sans conteste, les Français. L'Algérie a besoin de se développer et de donner du travail et de l'espoir à sa jeunesse. La France doit l'y aider en multipliant ses investissements, en favorisant la présence de ses entreprises. C'est cela l'enjeu qui est devant nous.
Et puis il y a un autre grand pari qui est la réussite de l'Union Méditerraéenne. Et dans ce projet, l'Algérie a toute sa place. Ce grand dessein se réalisera si la France et l'Algérie regardent dans la même direction et dans la confiance réciproque. C'est cela que Nicolas Sarkozy est allé dire aux Algériens. Et en commençant par rappeler que la colonisation avait été contraire aux principes Républicains de Liberté, Egalité, Fraternité, il a d'emblée tenu à respecter l'Algérie sans pour autant se lancer dans un exercice de repentance qui ravive inutilement les douleurs.
Ce billet, écrit à 06:55 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :