Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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dimanche 23 décembre 2007

C'est la trève des confiseurs

Pendant cette période de fêtes, l'Assemblée Nationale suspend ses travaux. Ainsi, je vais en profiter pour prendre quelques jours de repos et donc suspendre la publication quotidienne des articles du blog. Je prends congé de vous en espérant que vous pourrez profiter également de cette période de fêtes. Je vous souhaite de bien finir 2007 et de bien commencer 2008. J'espère vous retrouver ici même dès le 7 janvier. Bien fidèlement. RUDY SALLES

samedi 22 décembre 2007

Le Parlement des Enfants en préparation

Je suis allé à la rencontre des élèves de CM2 de l'école de Fabron qui a été retenue pour participer au Parlement des Enfants 2008. C'est toujours un plaisir pour moi de donner des cours d'instruction civique dans les écoles et d'aller expliquer ce qu'est le Parlement, à quoi sert un Député, quel est le cheminement de la Loi, comment les Parlementaires contrôlent le Gouvernement, etc. Ce matin, j'ai à nouveau fait cet exercice avec plaisir d'autant que les enfants semblaient bien connaitre le sujet et posaient donc les bonnes questions. Mais l'exercice de la préparation du Parlement des Enfants est d'imaginer quelle proposition de Loi la classe pourra défendre, par l'intermédiaire de son Député Junior, à l'Assemblée Nationale le 10 juin prochain.

Je dois dire que les élèves de CM2 de cette année ont fait preuve d'une grande imagination. En effet, chaque enfant avait choisi un thème de proposition de Loi portant, tour à tour, sur l'environnement, sur la santé, sur la protection des animaux ou encore sur la sécurité. Mais il semble qu'un consensus se soit fait sur une proposition originale et tout à fait dans l'air du temps: la lutte contre le tabagisme. La proposition de Loi consisterait à interdire de fumer dans les voitures où se trouverait un enfant de moins de 18 ans. Visiblement les enfants qui proposaient cette idée semblaient savoir de quoi ils parlaient...

Après tout, la voiture est un lieu fermé où les fumeurs passifs "dégustent" autant que les fumeurs actifs. Or, imaginons que des enfants passent une heure en voiture le matin et une heure le soir dans un véhicule enfumé, on peut imaginer l'état de leurs poumons! Sans compter les promenades du dimanche où ce type de pollution peut continuer. Ainsi, à l'instar de l'obligation d'assoir les jeunes enfants à l'arrière, d'installer des sièges sécurisés pour les touts petits ou encore de boucler sa ceinture à l'avant comme à l'arrière, je trouve cette initiative tout à fait pertinente. Dès lors les élèves du CM2 de Fabron vont rédiger cette proposition de Loi en espérant qu'elle pourra être retenue par le Parlement en juin prochain. Décidément on dit que la "vérité vient de la bouche des enfants", en tout cas on peut dire qu'ils ne manquent ni d'imagination, ni de bon sens.

vendredi 21 décembre 2007

Tel est pris qui croyait prendre

Le directeur de cabinet du Ministre du Logement était lui-même un planqué du logement social! Le fait n'était pas nouveau puisqu'il remontait à 1981...Mieux encore, il se permettait de sous louer son logement lorsqu'il était en fonction hors de Paris. 200m2 dans un immeuble en pierres de taille en plein Paris à 1.200 euros par mois, voilà une affaire qui, sur plus de 25 ans de loyers, a du permettre à ce fonctionnaire de vivre confortablement à un coût défiant toute concurrence. Bien entendu, il s'agit là d'un fait personnel dont la responsabilité incombe à ce locataire et à son bailleur, c'est à dire la ville de Paris. Le Gouvernement et plus précisément le Ministre n'y sont strictement pour rien. Il n'était pas dans les attributions du Ministre de faire une enquête pour savoir dans quelles conditions son directeur de cabinet était logé.

François Fillon et Christine Boutin ont immédiatement réagi en réclamant sa démission. Celle-ci a été présentée et acceptée dans la foulée. Je m'en réjouis car une telle situation était inacceptable à plus d'un titre. Outre les conditions dans lesquelles ce fonctionnaire était logé, "aux frais de la princesse", il faisait il y a encore quelques jours des déclarations selon lesquelles il trouvait inadmissible que des gens puissent profiter de logements sociaux alors qu'ils disposaient de ressources suffisantes pour se loger dans le privé. Il ajoutait que cela allait changer et que ces profiteurs seraient bientôt exclus du bénéfice de ces logements. Il y avait dans ses propos de la prémonition. Aussi il était non seulement souhaitable mais aussi logique qu'il présente sa démission comme il devra aussi prévoir prochainement son déménagement. Il pourra mettre alors sur sa carte de visite le proverbe Français: "tel est pris qui croyait prendre"!

jeudi 20 décembre 2007

Ingrid: l'espoir

Je me suis rendu avec le Président de l'Assemblée Nationale et de nombreux élus sur le parvis des Droits de l'Homme à Paris pour manifester notre soutien à Ingrid Betancourt. Il y avait là les membres de sa famille, sa fille Mélanie en particulier mais aussi une foule de journalistes qui suivent désormais cette affaire avec l'assiduité qu'elle mérite. Cette réunion était d'autant plus émouvante que l'on venait d'apprendre la décision des FARC de libérer trois otages dont la sécrétaire d'Ingrid Betancourt qui partage sa captivité depuis plus de 6 ans. Bien entendu, cette nouvelle est une nouvelle lueur d'espoir car les choses bougent comme elles n'ont pas bougé depuis 6 ans. Chacun imagine que la libération d'Ingrid Betancourt est possible et peut-être même dans des délais rapprochés.

L'action menée par le Président de la République faisant intervenir Hugo Chavez mais aussi l'initiative de François Fillon proposant aux FARC d'être reçus à Paris en céchange de la libération d'Ingrid Betancourt vont dans ce sens. Chacun sait que l'issue peut être proche mais tout le monde sait bien que les FARC ne relacheront Ingrid Betancourt qu'avec une importante contrepartie car après la libération de l'otage Franco Colombienne leurs actions seront beaucoup moins médiatisées. C'est pourquoi le Gouvernement Français a raison de faire de nouvelles propositions permettant aux FARC de libérer Ingrid Betancourt sans donner le sentiment qu'il y a capitulation de leur part. Dois-je rappeler que la vie d'une femme est en jeu et que son calvaire est parvenu au paroxisme. Sauver une femme, sauver un homme, c'est sauver l'humanité toute entière disent les textes sacrés. De tout mon coeur je souhaite pour Ingrid Betancourt, pour ses compagnons d'infortunes et pour leurs familles respectives que la libération intervienne le plus vite possible. J'espère que ce Noël pourra permettre à Ingrid Betancourt de retrouver les siens ou au moins qu'il sera le dernier passé en captivité.

mercredi 19 décembre 2007

Castro dit ne pas vouloir s'accrocher au pouvoir...

Je ne sais pas si l'on doit considérer la future sortie de Fidel Castro comme pathétique ou cynique ou les deux à la fois mais on ne peut s'empêcher de penser au peuple Cubain qui subit sa terrible dictature de puis près de 50 ans. En effet, à voir sur les écrans de télévision ce vieillard amoindri en jogging tricolore on pourrait avoir pitié de lui et oublier les horreurs du système instauré dans son pays. Un peuple privé de libertés, une presse aux ordres, le manque de la plupart des produits de première nécessité, quelques villages de vacances réservés aux riches occidentaux mais dans lesquels les Cubains sont interdits, des milliers de "boat people" qui tentent de rejoindre les côtes Américaines et qui pour beaucoup d'entre eux perdent la vie dans les eaux hostiles du golfe du Mexique, etc. Je pourrais détailler les affres du régime Cubain, de nombreux reportages télévisés nous rappellent la dureté de la vie sous les cocotiers de la Havane, seulement atténuée par la douceur du climat qui rend la vie plus supportable que dans les goulags de Sibérie. Mais seule la météo est responsable de cette unique douceur.

C'est pourquoi, quand je vois le "leader maximo" dans cet état pitoyable annoncer son probable retrait je ne ressens aucune émotion. J'espère seulement que ce départ ne sera pas simplement remplacé par son frère Raoul ou par un autre dignitaire de ce régime détestable. C'est de liberté dont Cuba a besoin. En Europe le mur de Berlin est tombé. La toute puissante URSS s'est aussi désintégrée. La Chine, elle-même, conserve un régime communiste mais s'est ouverte à l'économie de marché. Et même l'Albanie a vaincu ses démons totalitaires. Cuba reste donc une exception dans ce monde qui bouge. J'espère vivement que le départ de Castro donnera l'occasion aux Cubains de se débarasser de ce régime et d'entrer enfin dans le monde libre. Vive la révolution qui rendra au peuple Cubain sa liberté et sa dignité!

mardi 18 décembre 2007

Au chevet de la Palestine

L'ensemble des pays donateurs qui financent l'Autorité Palestinienne se retrouvent à Paris pour une opération massive dite "de la dernière chance" ou de l'espoir retrouvé. En effet, les territoires Palestiniens manquent d'équipements de toutes sortes et notamment sanitaires. La population vit dans des conditions très difficiles. Et pourtant, les Palestiniens sont le peuple le plus aidé au Monde par la communauté internationale. Mais alors quelle est la cause d'une telle situation? Il ne suffit pas d'envoyer de l'argent pour qu'il arrive à destination ou, du moins, pour qu'il soit employé conformément à ce qui a été prévu. Ceci n'est pas nouveau. Combien de fonds ont été envoyés à des pays Africains et se sont retrouvés sur les comptes Suisses de quelques dictateurs tandis que leurs peuples continuaient à souffrir. Et qui ne se souvient du train de vie de Madame Arafat qui logeait à l'année dans un grand palace Parisien pendant que la situation des Palestiniens se dégradait. Et malgré nos demandes répétées tant auprès du Parlement Français que du Parlement Européen, nous n'avons jamais pu obtenir la mise en place d'une commission d'enquête sur ce sujet qui aurait permis de démonter ces phénomènes "d'évaporation" des fonds publics internationaux!

Heureusement les temps ont changé. Le nouveau Président de l'autorité Palestinienne Abou Mazen tente de mettre bon ordre à cette situation. Il a entrepris notamment la mise en place d'un financement centralisé pour payer les salaires des fonctionnaires. Cet effort doit être salué, soutenu et encouragé. En effet, non seulement il fallait arrêter ces détournements d'argent mais en outre il était impératif de répondre enfin aux attentes du peuple Palestinien. Car il faut être conscient que le relèvement du niveau de vie des Palestiniens est un élément qui participe aux efforts de paix. En effet, un peuple réduit à l'état de misère peut être enclin à sucomber aux sirènes des extrémistes alors qu'un peuple qui connait une amélioration de son sort aspire à vivre dans des conditions paisibles. C'est pourquoi la réunion des donateurs qui se tiens à Paris est importante. Tous les Etats qui veulent aider les Palestiniens à s'en sortir et à disposer d'un Etat indépendant sont présents. La France, les USA, les grands pays Européens, les pays Arabes mais également Israël, soit au total plus de 90 délégations étrangères se retrouvent autour du Président de l'Autorité Palestinienne pour trouver les solutions nécessaires et donner une nouvelle chance à la paix. Je suis heureux que cette rencontre ait pu avoir lieu et je suis fier qu'elle se déroule à Paris. C'est aussi une nouvelle preuve que la France redevient une grande puissance diplomatique.

lundi 17 décembre 2007

Ne pas se tromper d'élection

Le PS se réunit pour tenter de lancer sa réforme. Devant des auditoires clairsemés de militants qui semblent se détourner du parti, du haut de tribunes désertées par les leaders, François Hollande tente désespérément de démontrer que son mandat va pouvoir s'achever sur une note positive et qu'il sera celui qui aura initié la mue du parti socialiste. Malheureusement pour lui, il restera le Premier Secrétaire qui aura mené le PS à deux échecs présidentiels suivis de deux échecs législatifs. Aujourd'hui le parti socialiste ressemble à une arène où chacun veut éliminer l'autre et où les intérêts individuels l'emportent sur l'intérêt collectif.

Alors François Hollande essaie de trouver des thèmes porteurs pour pouvoir tenter d'unir autour de lui, malgré tout, une majorité et de faire taire, si possible, les critiques de ses concurrents. Ainsi parle-t-il des prochaines élections municipales comme d'un référendum "anti Sarkozy". C'est se moquer des électeurs qui eux savent à quoi correspondent les élections. Les municipales sont l'élection locale par excellence. Voter pour un Conseil Municipal et pour un Maire c'est voter pour la gestion quotidienne de sa commune: la voirie, la propreté, les écoles, les espaces verts, les musées, les théatres, les transports, etc. D'ailleurs je remarque que dans la plupart des Conseils Municipaux de France, hormis le budget, les délibérations sont adoptées à l'unanimité à 90%. Alors vouloir faire des municipales un référendum "anti Sarkozy" c'est être hors sujet municipal et c'est vouloir mettre de la politique politicienne là où précisément les Français n'en veulent pas.

J'ai envie de dire à François Hollande que ça n'est pas parce que l'on n'a rien à dire qu'il faut dire n'importe quoi. J'attendais que le Premier Secrétaire du PS donne sa vision de la gestion communale en s'appuyant sur des questions précises. Il n'en a rien été. Pendant ce temps il parle d'autre chose que de son départ qui semble être le seul sujet qui intéresserait vraiment les militants et autres cadres du parti...

dimanche 16 décembre 2007

Premier Conseil National du Nouveau Centre

Notre nouvelle formation politique, le Nouveau Centre, se réunit aujourd'hui en Conseil National à Paris. Après six mois d'existence où nous avons du poser les bases d'un mouvement héritier de l'UDF, l'heure est venue d'exprimer clairement, fortement, qui nous sommes et ce que nous voulons faire pour la France. En fait, au lendemain du premier tour des présidentielles, alors que François Bayrou se lançait dans une aventure hasardeuse en orientant désormais le MoDem à gauche avec néanmoins des orientations à géométrie variable notamment pour les alliances municipales, nous avons décidé d'assumer nos responsabilités et de ne pas laisser tomber les électeurs du centre-droit qui depuis près de 25 ans se reconnaissaient dans la démarche de l'UDF.

Pour nous, faire de la politique, ça n'est pas faire des commentaires, distribuer les bons et les mauvais points mais c'est prendre sa part de responsabilité pour aider le pays à s'en sortir. C'est là un point de désaccord important entre le MoDem et nous. Les uns espèrent que le Gouvernement va échouer, que le PS va sombrer et que, sur ces décombres ils pourront ramasser le pouvoir. Les autres que nous voulons incarner, nous voulons, de toutes nos forces, que la France s'en sorte et que dans cinq ans nos concitoyens puissent enfin relever la tête. L'emploi s'améliore, la voix de la France dans le Monde est à nouveau entendue, les réformes avancent mais il reste encore beaucoup à faire. Il y a encore trop de blocages dans la société Françaises pour que les énergies puissent se libèrer et créer. Dans le sillage de l'UDF qui est toujours apparue comme la formation politique la plus réformatrice, le Nouveau Centre se veut la valeur ajoutée de la majorité qui oeuvrera toujours dans le sens de la réforme et du mouvement.

Ceux qui nous raillaient en nous traitant de traitres en seront pour leurs frais. Nous sommes, au contraire, totalement fidèles à notre engagement politique, à celui que nous avons toujours pris devant les Français et qui d'ailleurs a été légitimé par le suffrage universel. Nous sommes les héritiers de l'UDF que François Bayrou a fait disparaitre. S'il a pu supprimer l'UDF sur le papier, il n'a pas pu en faire disparaitre les idées ni ceux qui entendent continuer à les porter. C'est le message de ce Conseil National.

samedi 15 décembre 2007

A Rabat pour l’Union de la Méditerranée

J’étais en déplacement dans la capitale Marocaine pour représenter l’Assemblée Nationale dans une conférence organisée par la presse Arabe sur la diplomatie parlementaire et plus précisément sur le projet d’Union Méditerranéenne proposé par le Président de la République Française. Le moins que l’on puisse dire est que les initiatives Françaises ne laissent personne indifférent. En effet, ayant présenté à mon auditoire l’idée d’organiser la communauté Méditerranéenne pendant près d’une heure, j’ai été ensuite soumis au feu roulant des questions pour mieux connaitre nos propositions. Parmi celles-ci, des jeunes présents dans la salle n’ont pas manqué de nous faire partager leurs espoirs et leurs attentes à l’égard d’un tel projet. J’indiquais, notamment, qu’à l’instar « d’Erasmus » qui permet aux jeunes Européens de faire leurs études dans d’autres Etats de l’Union Européenne que le leur, on pourrait envisager une telle possibilité pour autoriser les jeunes à découvrir les pays Méditerranéens. Mais, par ailleurs, je reprenais volontiers l’idée émise par l’un de ces jeunes de mettre en place un Parlement des Jeunes Méditerranéens.

En effet, en tant que Président Fondateur du Parlement de la Méditerranée, je peux tout à fait imaginer qu’une fois par an chaque pays Méditerranée envoie une délégation de jeunes pour siéger dans cette Assemblée et traduisent leurs demandes au sein d’une enceinte qui pourra ensuite se faire leur relais auprès des Gouvernements des pays riverains. Je me réjouis de cette initiative qui pourra s’inscrire, j’en suis sur, dans les faits et qui permettra de faire prendre conscience aux jeunes de l’intérêt de disposer d’instances Parlementaires qui sont le fruit de la démocratie. Je suis heureux que ce dialogue ait pu ainsi s’instaurer car j’étais allé à Rabat pour apporter des informations, j’en reviens porteur de propositions nouvelles.

vendredi 14 décembre 2007

Reçu par Nicolas Sarkozy

J’ai été reçu, avec mes collègues parlementaires du Nouveau Centre, par le Président de la République à l’Elysée. Cet entretien qui aura duré plus d’une heure trente s’est déroulé dans un climat de confiance et d’amitié. A l’instar de ce que le candidat Sarkozy nous disait entre les deux tours des élections présidentielles, le Président de la République insistait sur la nécessité d’avoir un centre libre et indépendant, différent de l’UMP, car la majorité doit être représentative de la société Française telle qu’elle est. D’ailleurs il nous rappelait que le Ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner qui n’avait voté pour lui ni au premier, ni au second tour, exprimait ses différences et que cela ne remettait pas en cause l’essentiel de la politique gouvernementale.

Le Président nous faisait part de sa volonté de réformer le pays à marche forcée car dans le contexte mondial que nous traversons la France n’a plus le choix. Il ne s’est pas attardé sur les réformes entreprises car il dit ne pas entretenir de goût particulier pour les bilans mais il insistait pour dire que les chantiers que nous venons de réaliser ne sont rien par rapport à ceux que nous allons devoir ouvrir dès maintenant.

Je ne suis pas un « Sarkosiste » de la première heure, chacun le sait bien. Mais j’ai choisi le candidat Sarkozy entre les deux tours des Présidentielles car je considérais qu’il avait l’énergie, la volonté, la vision nécessaires pour réformer notre pays et le positionner afin de faire face aux enjeux du futur. J’ai l’impression de ne m’être pas trompé. Le Président a l’obsession de réussir et à travers cette réussite, c’est de celle de la France dont il s’agit. Il se dégage une telle énergie que chacun veut y croire car notre pays mérite enfin un tel engagement. Nicolas Sarkozy a décidé d’assumer ses actes : réconcilier la France avec les Etats-Unis, lancer l’Union de la Méditerranée, relancer l’Europe, afficher son amitié avec Israël et tendre la main à la Libye. C’est une action courageuse et ambitieuse. Certains la trouvent trop forte et se choquent de l’omniprésence du Président. Les mêmes d’ailleurs s’offusqueraient de son absence s’il ne s’investissait pas comme il le fait. Pour ma part je suis convaincu que la France a besoin de cet électrochoc pour réagir enfin et cesser de se recroqueviller sur elle-même. Il a choisi la méthode forte quitte à déplaire à certains la où d’autres proposaient la recherche du consensus. Le consensus ne me déplait pas mais pour pouvoir le réaliser, encore faut-il que l’opposition, la gauche en l’occurrence fasse preuve de réalisme et de volonté de coopérer. Mais comme ce n’est pas le cas, alors il faut avancer et faire avancer le pays. Et n’en déplaise à ceux qui prônent l’immobilisme, la France doit se mettre en marche si elle ne veut pas se retrouver à terre.

jeudi 13 décembre 2007

Liste PS/Verts à Nice: une union sans conséquences.

Les Verts ont annoncé leur participation à la liste de Patrick Allemand. Dans la situation de la gauche Niçoise, cette alliance ressemble au "radeau de la méduse". Il convient pour les partenaires de l'ex gauche plurielle de se maintenir à flot et d'espérer siéger encore au Conseil Municipal. Par ailleurs le combat des "Patrick" s'apparente plus à un combat de "coqs" dans lequel il est difficile de trouver où se situent les enjeux de l'avenir de Nice. Mais c'est là une autre histoire. En effet, la gauche de notre ville n'a jamais fait preuve d'imagination ni de propositions pour Nice, alors ça n'est pas dans la situation de leur débandade actuelle qu'elle sera en mesure de le faire.

Pour ce qui concerne plus pécisément l'union entre la liste officielle de PS et les Verts, on perçoit les difficultés pour cette équipe de donner une crédibilité à sa démarche. Les Verts ont été marginalisés lors des dernières élections Présidentielles. En effet, Dominique Voynet a enregistré un score ridicule qui a sonné le glas de cette formation. Les Français ont considéré que le développement durable est un sujet suffisamment grave et important pour qu'il ne soit pas confié aux Verts, plus préoccupés à vrai dire par leurs querelles internes que par l'avenir de la France. La nomination du numéro deux du Gouvernement ayant rang de Ministre d'Etat à la tête d'un grand Ministère du développement durable, le Grenelle de l'environnement et les mesures qui en découlent montrent que les Verts, sur ce sujet, sont d'aimables plaisantins. C'est pourquoi, l'alliance locale entre le PS et les Verts n'a strictement aucune conséquence politique car sa crédibilité est nulle. La politique du Gouvernement et donc de sa majorité sur ces questions est reconnue non seulement sur le plan National -et donc local- mais aussi sur le plan international. Les petites alliances politiciennes de cette nature me paraissent donc dérisoires.

mercredi 12 décembre 2007

Je n'ai pas serré la main de Kadhafi

Que le président Libyen soit reçu officiellement à Paris n'est pas à contester. En effet, la Libye est un grand pays Méditerranée qui fut longtemps fermé sur lui-même et livré aux démons du terrorisme. Ces attitudes Libyennes étaient inacceptables et nous les avons toujours condamnées. Pour autant ce pays essaie de rentrer dans le giron des pays respectables. Le passé est très lourd et il n'est pas question d'oublier les victimes du DC 10 d'UTA ou du boeing 747 de la Pan Am. Mais dès lors que ce pays décide de tourner la page de ce passé et s'engage désormais à lutter contre le terrorisme, il vaut mieux, me semble-t-il, le lui permettre plutôt que d'empêcher cette évolution. D'autre part, la libération des infirmières Bulgares a probablement été obtenue au prix de cette visite officielle à Paris à laquelle le Colonel Kadhafi tenait. Quant aux contrats commerciaux qui ont été signés entre la France et la Libye, il convient de ne pas faire d'angélisme ni d'entretenir de faux semblants. La France ne fait pas exception à la règle. Elle n'est pas le premier pays à commercer avec ce pays. D'autres grandes démocraties le font depuis plus longtemps que nous sans que cela ne soulève de polémique.

Pour autant, j'ai trouvé la visite à l'Assemblée Nationale plus déplacée. Bien sur, elle est prévue au protocole Républicain des visites officielles. Mais je pense que le Président de l'Assemblée aurait du recevoir seul le Colonel Libyen dans son bureau. En tant que Vice Président de l'Assemblée Nationale j'était prévu dans les personnes devant accueillir Kadhafi. J'ai refusé de me rendre à cette réception et donc de lui serrer la main. Pour moi le protocole doit être respecté mais il faut savoir aussi donner des gestes forts pour faire comprendre à nos visiteurs que des contentieux demeurent. Et puis la mémoire ne s'efface pas aussi rapidement. Ce geste ne changera peut-être pas le cours des choses mais au moins il est en accord avec ma conscience et en cohérence avec les actions que je mène en faveur des droits de l'homme. Ceci n'exclut nullement mon souhait de voir la Libye progresser dans ce domaine, c'est même tout le contraire.

mardi 11 décembre 2007

Ségolène et l'audimat

Le journal "vedette" de la télévision, je veux parler du 20h de PPDA, est celui qui réalise la plus forte audience. C'est donc le plateau de télévision sur lequel les politiques rêvent d'être invités. Ont-ils quelque chose à dire ou un livre à vendre, et ils implorent TF1 de leur ouvrir la porte de leurs studios. Ainsi en est-il pour Ségolène Royal qui vient d'écrire un livre confession au beau titre tiré d'une chanson de Barbara: "ma plus belle histoire d'amour c'est vous". Ce livre est censé s'adresser aux millions de Français qui ont voté pour la candidate socialiste en avril-mai dernier. Elle raconte notamment son rendez-vous manqué avec François Bayrou où, au pied de l'immeuble de celui-ci, elles aurait été éconduite, cette version étant d'ailleurs contesté par le Président du MoDem. Je ne sais pas si la totalité de ce livre est de ce niveau, mais je crois savoir que les ventes dudit ouvrage ne soient pas ce que l'auteur en espérait.

Et, pire encore, il semble que le manque d'intérêt pour le livre semble se confirmer par une absence d'intérêt pour Madame Royal tout simplement. En effet, alors qu'elle était l'invitée vedette du journal de TF1, l'audimat enregistré fut le plus bas constaté pour l'édition de 20h. A la surprise générale, les télespectateurs ont fui sur les autres chaines concurrentes pour ne pas avoir à subir l'interview de l'ex madone des médias. Décidément l'actualité est inpitoyable et les téléspectateurs sont des ingrats. A moins que ce ne soit qu'un juste retour des choses. Quand on a été fabriqué par les médias, il est normal qu'on soit défaits par les mêmes médias. C'est la dure réalité de la vie politique à laquelle Madame Royal est obligée de se soumettre.

lundi 10 décembre 2007

Pour une nouvelle relation Europe-Afrique

Le sommet de Lisbonne avait pour préoccupation de définir les contours d'une nouvelle relation entre l'Europe et l'Afrique. Les Chefs d'Etats Africains étaient présents, même les plus contestés comme Mugabe, ce qui a entrainé l'absence de la délégation Britannique. Il ne s'est pas dit que des choses agréables au cours de cette réunion. Certains Chefs d'Etats Africains renvoient systématiquement la responsabilité de leur situation à la colonisation et donc demandent aux Européens réparation. Même s'il peut y avoir des raisons historiques à ces prises de position, je pense qu'il faut tout de même savoir raison garder et que chacun fasse son auto-critique. En effet, la situation dramatique de l'Afrique trouve aussi ses racines dans la mauvaise gouvernance de certains Etats peu ou pas démocratiques et dont les Chefs se sont enrichis sur le dos de leurs peuples.

Dire ceci ne résout rien mais renvoie chacun à ses responsabilités. Pour ce qui concerne les Européens, ils doivent aussi assumer les leurs. Quand, de ce coté de la Méditerranée, on parle de nos relations avec l'Afrique en mettant l'accent uniquement sur les problèmes d'immigration et en faisant de cette question un sujet central, on traite des conséquences et non des origines de cette situation. Il faut donc avoir le courage de parler d'avantage de coopération, d'aide au développement, afin de permettre aux peuples Africains de pouvoir vivre chez eux dans des conditions acceptables. Car on ne pourra voir un continent Européen développé et riche face à une Afrique pauvre et malade très longtemps. Inmanquablement une telle situation amènerait à une impasse et se traduirait par une immigration massive que l'on n'imagine même pas. C'est pourquoi il est urgent que l'Europe se mobilise sur cette importante question du développement de l'Afrique et établisse avec elle des relations d'une nature nouvelle. L'avenir du continent Africain concerne les Africains eux-mêmes qui doivent se donner les moyens de prendre leur destin en main mais il passe aussi par une nouvelle relation entre l'Europe et l'Afrique qui doit se baser sur une politique de coopération et de co-développement dans un climat de confiance retrouvé. Le sommet de Lisbonne n'est qu'un début de réponse à cette question essentielle de la relation Euro-Africaine. Il va désormais falloir donner de la consistance à une telle initiative.

dimanche 9 décembre 2007

De la lumière à l'ombre

Nice était naguère l'une des villes les mieux éclairées de France. L'arrivée du tramway a plongé certaines de ses avenues dans l'obscurité. En dehors des effets de lumière sous forme de guirlandes bleues qui constellent le ciel d'une partie de l'avenue Jean Médecin, l'avenue elle même ou encore l'avenue Malausséna sont, le soir venu, très sombres. En effet, quelques éclairages muraux posés sur les façades des immeubles éclairent très insuffisamment l'avenue la plus commerçante de la ville. Côté Malausséna, ce sont des candélabres trop espacés qui sont chargés de donner la lumière mais là aussi l'éclairage est faible. Quant à la place Général De Gaulle, c'est le trou noir! J'ajouterai que le choix des lanternes est du plus mauvais goût, uniformisées sur tout le tracé du tramway, d'un modernisme sans fantaisie et qui donnent un éclairage blafard.

Heureusement que les commerces, toutes enseignes allumées, sont là pour donner un peu de lumière à ces avenues mais quand ils ferment, alors on se croirait dans un coupe-gorge. Les illuminations de Noël étant elles-mêmes "riquiquis" on ne peut vraiment pas qualifier Nice de "ville lumière". Je regrette ces "loupés" qu'il faudra rattraper ultérieurement, c'est à dire en engageant de nouveaux travaux qui auraient pu être évités. Ceci vient s'ajouter aux finitions bâclées des trottoirs ou encore à la taille réduite des rames du tramway qui auraient du être de 40 mètres comme dans les autres grandes villes et non de 33 mètres ce qui aurait donné un confort plus grands aux usagers qui se retrouvent en permanence "comprimés". Là où le tramway amène un confort supplémentaire et un décor amélioré, on ne peut pas dire que la municipalité de Nice ait réussi à égaler les autres villes qui ont beaucoup mieux réussi leurs aménagements que chez nous. On ne peut que le regretter. Cela traduit l'incapacité de la municipalité sortante dans la gestion de la ville.

samedi 8 décembre 2007

Téléthon: la générosité avec enthousiasme

Le Téléthon est, chaque année, l'occasion d'aborder un sujet grave ,mais avec enthousiasme et dans la France entière. Le but est de récolter des fonds pour financer la recherche sur le génome humain. Un sujet qui fut d'abord abstrait lorsque ce marathon télévisé fut créé il y a quelques années car les Français ne connaissaient pas forcément les maladies invalidantes dont il était question. Mais désormais, chacun ayant conscience de ce dont on parle, ce rendez-vous est devenu celui de la générosité sur l'ensemble du territoire. En effet, les communes petites, moyennes et grandes, les associations, les entreprises, les particuliers se passionnent pour rivaliser d'ingéniosité et mobiliser nos concitoyens afin que les caisses se remplissent sous les yeux de millions de téléspectateurs. C'est l'occasion pour les Français de se révéler solidaires et non indifférents face à une aussi grande et noble cause. Il y a bien, chaque année, quelques esprits chagrins, pour critiquer cette opération. Les organisateurs craignent toujours que ces campagnes de dénigrements ne nuisent au succès de la collecte. Mais bien plus encore, les malades qui fondent leurs espoirs sur la recherche et qui attendent beaucoup de ces campagnes s'inquiètent de voir les crédits diminuer.

C'est pourquoi je soutiens le Téléthon qui a permis de faire avancer la recherche, de se doter de nouvelles armes pour lutter contre la maladie et donc de soigner des malades, de sauver des vies. Alors, comme le dit l'animateur MO-BI-LI-SEZ VOUS en appelant le 3637 et en apportant votre contribution personnelle.

vendredi 7 décembre 2007

L’Union pour Nice

Au mois de septembre dernier, j’avais annoncé ma candidature à la Mairie de Nice pour des prochaines municipales du mois de mars. Cette candidature reposait sur un certain nombre de fondements : la rupture avec le Maire actuel, avec son équipe, avec ses méthodes et aussi avec certains de ses projets très contestables, l’ouverture sur la société civile pour que la ville ne soit pas l’otage d’un parti politique, le développement d’une politique municipale reposant sur deux axes forts la proximité afin de donner aux Niçois les équipements et les services dont ils manquent dans leur vie quotidienne et le rayonnement de Nice afin de stimuler son économie et lui permettre de retrouver son rang de grande métropole enfin respectée. J’avais ajouté que si Christian Estrosi déclarait sa candidature, alors nous nous parlerions. C’est ce qu’il fit quelques semaines plus tard. Nous nous sommes donc parlé.

Il s’agissait pour moi de vérifier s’il y avait plus de convergences entre nous que de divergences. Ainsi, avons-nous pris notre temps pour examiner l’ensemble des sujets qui font la vie municipale. Ces discussions se sont déroulées dans une ambiance amicale et constructive. Et à l’issue de ces échanges, on peut dire très sincèrement qu’il y a matière à une entente et qu'il est donc possible de constituer une liste d’union. En effet, l’union doit reposer sur des bases solides. Je crois que ces bases existent. Dès lors, étant tous deux membres de la majorité présidentielle, les électeurs Niçois qui aspirent au changement et qui nous réclament cette union n’auraient pas compris une bagarre entre nous pour satisfaire nos égos. Nice mérite mieux que cela. Je préfère donc laisser ce type de comportements aux socialistes qui finalement n’intéressent plus personne.

Chacun connait mon opposition à Jacques Peyrat. Elle est ancienne et constante. Les faits d’hier, du temps où il était au Front National, comme ceux d’aujourd’hui, me donnent raison. Mais je n’ai pas envie de parler de cela car c’est désormais le passé. Ce qui compte c’est l’avenir de Nice. Et cet avenir passe par une nouvelle équipe qui aura foi en Nice et qui voudra la faire gagner. C’est ce que Christian Estrosi et moi nous voulons faire. C’est donc le début d’une nouvelle aventure qui commence et qui doit sonner le renouveau de la capitale de la Côte d’Azur. L’avenir de Nice méritait cette union, nous l’avons réalisée et j’en suis heureux.

jeudi 6 décembre 2007

Mairie de Nice: le bateau ivre

Depuis le dernier Conseil Municipal, la Mairie de Nice est devenue un bateau ivre. Le Maire privé de majorité et supprimant de leurs délégations des élus qu'il avait lui-même nommés et qui l'ont soutenu durant tout le mandat, voilà qui est une situation originale dont Nice se serait bien passée. En effet, plus personne ne sait qui fait quoi. Les derniers fidèles du Maire, qui par ailleurs n'ont aucune représentativité dans la ville, vont être chargés de toutes les délégations restées vacantes. Je donnerai un exemple parmi d'autres: l'adjoint aux sports assume également les fonctions d'adjoint au tourisme! Autant dire qu'il n'y plus d'adjoint ni aux sports ni au tourisme. C'est grave pour une ville qui a un retard considérable en matière d'équipements sportifs et qui par ailleurs est une capitale mondiale du tourisme. On pourrait multiplier les exemples à l'infini. Le dernier carré rassemblé autour du Maire! Celui-ci veut mourir (politiquement) les armes à la main mais risque de faire sombrer avec lui la ville de Nice! Encore un exemple: La délibération refusée par le Conseil Municipal où le Maire s'est retrouvé minoritaire allait lester les contribuables de 16 millions d'euros (100 millions de francs) pour rien.

Cette fin de mandature est pitoyable et ce triste spectacle ne m'amuse pas pas plus qu'il n'amuse les Niçois. C'est de notre avenir dont il est question, c'est de l'argent des contribuables dont il s'agit. Mais je ne suis pas étonné de cette situation moi qui ai toujours combattu Jacques Peyrat. Tant sur le plan politique, sur sa gestion ou encore sur ses méthodes j'ai été constant pour dénoncer ce que je considérais comme inacceptable pour la ville de Nice. Désormais, ceux qui l'on soutenu lui tournent le dos, soit par opportunisme politique afin de quitter un Maire usé et sans avenir, soit par lucidité -ils peuvent avoir eu une révélation tardive!- . Ils n'ont pas de mots assez durs pour le vilipender ce qui est le propre de ceux qui agissent ainsi en pareilles circonstances. En attendant il y aura encore trois mois de turbulences au Conseil Municipal, une paralysie certaine de l'action qui sera préjudiciable pour les Niçois. Il est grand temps que cesse ce mauvais vaudeville!

mercredi 5 décembre 2007

Algérie: un voyage nécessaire

Le voyage officiel de Nicolas Sarkozy à Alger n'est pas un déplacement comme les autres. En effet, la relation entre la France et l'Algérie est faite d'amour et de haine, une relation passionnelle qui n'a pas d'équivalent. Les déclarations antisémites du Ministre Algérien des Anciens Combattants à l'encontre du Président de la République ont failli remettre en cause cette visite d'Etat. Fort heureusement le Président Algérien a tenu à rappeler qu'il ne partageait pas cette position. Dans ces conditions, la rencontre était possible. Je dirais même qu'elle était nécessaire. Car la France et l'Algérie ne peuvent ni ne doivent se tourner le dos. L'histoire rapproche nos deux peuples. Et ce lien est sensible quand on se rend dans ce pays. J'étais à Oran il y a un mois où j'accompagnais le Ministre du Commerce Extérieur pour l'inauguration de la foire. J'étais, une fois de plus, surpris de l'accueil chaleureux qui nous était réservé. Point de friction mais beaucoup de spontanéité et de sympathie. On ne m'a pas parlé du passé mais de l'avenir. Et à choisir entre des partenaires Chinois, Russes, Indiens ou Américains, les Algériens préfèrent, sans conteste, les Français. L'Algérie a besoin de se développer et de donner du travail et de l'espoir à sa jeunesse. La France doit l'y aider en multipliant ses investissements, en favorisant la présence de ses entreprises. C'est cela l'enjeu qui est devant nous.

Et puis il y a un autre grand pari qui est la réussite de l'Union Méditerraéenne. Et dans ce projet, l'Algérie a toute sa place. Ce grand dessein se réalisera si la France et l'Algérie regardent dans la même direction et dans la confiance réciproque. C'est cela que Nicolas Sarkozy est allé dire aux Algériens. Et en commençant par rappeler que la colonisation avait été contraire aux principes Républicains de Liberté, Egalité, Fraternité, il a d'emblée tenu à respecter l'Algérie sans pour autant se lancer dans un exercice de repentance qui ravive inutilement les douleurs.

mardi 4 décembre 2007

Les électeurs ont refusé la dictature

Le Venezuela a voté par référendum pour accepter ou refuser les propositions faites par le Président Chavez. Ce dernier voulait, ni plus ni moins, qu'on lui permette de se faire élire à vie, ce que ne prévoit pas actuellement la constitution de son pays, et surtout qu'il puisse disposer des pleins pouvoirs pour museler la presse et écraser les libertés publiques en cas de crise politique. Dès lors il aurait souhaité instaurer une dictature communiste à l'instar de "son modèle" Cubain. Compte tenu du climat instauré par la famille Chavez qui s'accapare toutes les responsabilités dans ce pays, le résultat de ce référendum paraissait acquis d'avance. En effet, la propagande officielle laissait entendre que le OUI devait l'emporter largement.

Et bien il en fut autrement. Grâce à la mobilisation des étudiants qui ont fait une campagne acharnée sur le terrain pour mettre en garde les Venezueliens sur ce qui risquait d'arriver si le OUI l'emportait, le peuple a eu le courage de trancher et de dire NON à Chavez. Ce résultat est un séisme politique que peu d'observateurs avaient osé annoncer. Ainsi le peuple a-t-il relevé la tête en clamant haut et fort son attachement à la Liberté. Ce résultat est une grande satisfaction tant pour le Venezuela que pour l'ensemble du Monde. Car il indique de façon éclatante que les peuples, désormais éclairés par une presse désormais mondialisée, sont à même de passer outre les endoctrinements et de s'exprimer de façon aussi indépendante que possible. J'attends le moment où la dictature Castriste tombera et permettra au peuple Cubain de recouvrer la liberté. Je suis sûr qu'à la Havane bon nombre d'opposants au régime doivent recevoir le résultat Venezuelien comme un message d'espoir.

lundi 3 décembre 2007

Désertion

J'assistais récemment au comité de quartier de Pessicart Supérieur. La petite salle du clos de boules Roméo était remplie comme d'habitude par les habitants qui s'intéressent à la vie de ce quartier des collines Niçoises. L'accueil est toujours chaleureux car tout le monde se connait et manifeste son plaisir de se retrouver. Et puis c'est aussi l'occasion pour les élus de rencontrer les habitants afin de dialoguer pour voir ce qui marche et ce qui ne va pas. Malheureusement les problèmes non résolus et même sans réponse l'emportent souvent sur les questions réglées. Mais cette année c'était pire encore. En effet, le Conseiller Général était présent, le Député aussi mais le Maire n'était pas là (il était annoncé avec retard) mais n'était pas non plus représenté. En effet, étant donné la désertion des élus de sa majorité, il n'y a plus le moindre adjoint ou conseiller municipal qui veuille prendre place en son nom dans une réunion publique. Ce sont donc les fonctionnaires qui ont été amenés à s'exprimer au nom de la municipalité.

Le Maire est donc arrivé avec beaucoup de retard, seul, pour tenter de répondre aux questions qui lui étaient posées par les riverains. L'homme fait face à la situation mais il sent bien que sa solitude est révélatrice d'un contexte politique qui se dérobe devant lui. Ses anciens amis lui tournent le dos. Il incarne désormais le passé. Il y a sur son visage les stigmates de l'usure du pouvoir et son discours lui-même est totalement dépassé. Les projets qu'il essaie de dessiner ne reçoivent aucun soutien dans la population. Mais tant pis, il a décidé d'aller seul au combat, d'y aller jusqu'au bout, même si ça doit mal se terminer et il sait probablement que ça se terminera mal car les Niçois aspirent au changement.

dimanche 2 décembre 2007

UDF: avis de décès

C'est avec une très grande tristesse que j'assiste à la disparition de MA famille politique. L'UDF avait été créée en 1978, j'y avais adhéré en 1982. Tous les combats politiques que j'ai menés depuis, je les ai menés sous ses couleurs. Les campagnes de Giscard, de Barre, de Bayrou aux Européennes, aux Présidentielles, j'y ai participé de façon très active et j'en suis fier. Pour moi l'UDF était la famille centriste libérale, sociale et Européenne, un mouvement politique précurseur qui a fait avancer la société Française. C'est grâce à l'UDF que finalement ces idées ont été portées et même reprises aujourd'hui par la plupart des partis politiques de gouvernement. Je suis fier de cet héritage.

C'est bien pourquoi je ne comprends pas la nouvelle ligne de François Bayrou qui a décidé de mettre un terme à cette belle aventure, une aventure que nous avons portée ensemble et qui lui a permis de faire 18% des voix aux dernières élections Présidentielles. Au lieu de capitaliser sur ce score et de le faire fructifier en pesant dans le débat politique Français, en pesant au sein de la majorité avec un groupe politique fort, il a choisi une aventure solitaire en se coupant des amis qui l'ont toujours soutenu. Nous les parlementaires proches de François Bayrou qu'on appelait les "bédoins", nous sommes qualifiés de traitres, de renégats au simple motif qu'on assume de rester dans la ligne qui a toujours été celle de l'UDF. Je regrette cette situation. Je regrette cet entêtement qui conduit François Bayrou à critiquer les élus qui le quittent sans se poser les questions lui permettant de comprendre pourquoi ces départs, pourquoi cette hémoragie. François Bayrou a du talent, des idées, de l'audace, du courage mais il peut se tromper et je crois sincèrement qu'il est dans l'erreur. Une famille politique doit se conduire collégialement, démocratiquement et non pas dans un tête à tête avec sa conseillère Marielle de Sarnez. Cette dernière ne manque pas de talent non plus mais elle a un défaut à mes yeux: elle ne connait pas la France. Elue sur des listes et pas sur son nom, sa vision de notre pays s'arrête souvent au périphérique Parisien. La capitale des bobos enfante du MoDem, tandis que François Bayrou se coupe du réseau des élus locaux implantés dans tous nos territoires. C'est une triste nouvelle pour l'UDF que je suis et que je reste. Mais je continue le combat sous une autre forme. Je suis désormais Nouveau Centre et j'oeuvrerai sans relâche pour que le centre-droit continue d'exister.

samedi 1 décembre 2007

Lueur d'espoir

Ingrid Betancourt serait vivante. Selon des informations en provenance de Colombie, il semblerait que pour la première fois des preuves tangibles relatives à notre compatriote nous permettent d'espérer. En effet, depuis plus de cinq ans, les Gouvernements Français se battent pour avoir de ses nouvelles et pour obtenir sa libération. Depuis de longues années, les associations, la famille, de simples citoyens manifestent pour qu'elle soit libérée sans même avoir l'assurance qu'elle était en vie. Il y eut quelques espoirs avec la médiation du Président Vénézuélien mais celle-ci a fait long feu puisque désormais les relations entre ce pays et la Colombie sont pratiquementment interrompues. Je ne sais pas si Chavez était le mieux placé pour obtenir une avancée significative sur cette affaire. Néanmoins, compte tenu des difficultés, aucune piste ne pouvait être écartée.

Désormais les photos et les vidéos nous montrant Ingrid Betancourt amaigrie, affaiblie, vieillie mais vivante constituent une lueur d'espoir qui nous permettent d'y croire très fort et de nous dire que l'on s'achemine peut-être vers un dénouement heureux. En tout cas nous devons tout mettre en oeuvre pour qu'il en soit ainsi. C'est d'ailleurs bien là l'engagement du Président de la République qui est déterminé à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. La piste Chavez c'est désormais le passé. Une autre piste directe entre la France, la Colombie voire les FARC s'ouvre. Je suis convaincu que la mobilisation générale à laquelle on assiste est en train de porter ses fruits. Cette affaire ne concerne plus simplement les relations entre le Gouvernement Colombien et les FARC mais concerne directement la France. C'est bien ce qui, je l'espère, fera avancer ce dossier et nous permettra d'assister dans un jour prochain à la libération d'Ingrid Betancourt. Alors restons mobilisés et espérons que ce jour ne se fera pas attendre.