Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Le bunker municipal

Au fur et à mesure que les jours passent, la Mairie de Nice devient une sorte de forteresse assiégée, un genre de bunker municipal. En effet, le Maire de Nice qui était entouré depuis plusieurs années d'une équipe de Conseillers Municipaux et d'Adjoints est désormais cerné de félons et de traitres comme il le dit. La dernière en date est sa Première Adjointe qui vient de lui remettre ses délégations par solidarité avec ses collègues qui eux ont été sanctionnés par le Maire. La Mairie de Nice est devenue le "Palais des intrigues". Plus personne ne sait qui est avec qui. L'administration ne sait plus quels sont les élus encore en cour et ceux qui ont été sanctionnés. C'est une situation inédite à la Mairie de Nice. Et dire qu'il y a encore quatre mois à tenir avant les prochaines élections municipales! On se demande comment la municipalité pourra agir ne serait-ce qu'au quotidien, sur le terrain, puisque quasiment plus d'élu ou presque ne semble vouloir revendiquer son appartenance à la majorité.

Ainsi, dans nombre de réunions où le Maire est généralement représenté par un Adjoint ou un Conseiller Municipal, désormais quand on demande qui est le représentant du Maire, chacun fait comme s'il n'avait pas entendu. Ce spectacle est pitoyable pour la cinhquième ville de France et regrettable pour ses habitants. Car au delà de ce petit jeu politicien qui vise à lâcher quelqu'un considéré désormais comme un "has been", il y a la nécessité d'assumer des responsabilités municipales, celles pour lesquelles ils ont été élus. Le Maire a tort de sanctionner des élus qu'il a nommés et qui ont été élus avec lui et ces derniers ont tort de considérer que leur mission est terminée alors qu'il reste encore quatre mois de mandat. Il ne suffit donc pas de remettre ses délégations. Il vaudrait mieux aller jusqu'au bout et quitter le Conseil Municipal. Dans ce cas chacun est libre de dire et de faire ce qu'il veut. Mais il n'est pas convenable de garder un pied dedans et un pied dehors!

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Commentaires

1. Le vendredi 30 novembre 2007 à 10:47, par L'Ayatollah

Autant, je peux comprendre les raisons pour lesquelles Jacques Peyrat a éjecté certains de ses adjoints ( ils doivent assumer leur position de félons jusqu'au bout et accepter les mauvais côtés de ce choix ) autant, c'est aussi faire preuve d'une certaine faiblesse de sa part.

Quand à savoir si les niçois souffriront du manque de tels représentants, ça ne changera rien...De toute façon, personne n'a jamais su qui ils étaient...

2. Le vendredi 30 novembre 2007 à 12:04, par Claude Raybaud

Il s'agit peut être d'une manoeuvre désespérée de Jacques Peyrat pour semer la zizanie dans le camp Estrosi? Peut être viendra - t - il lui-même à s'auto dissoudre? et à ralier Christian Estrosi puisque c'est la mode maintenant? La politique fiction rejoindrait le loufoque!

Franchement, Mme Chichmanian, l'ombre portée de Jacques Peyrat, son alter ego, qui suscitait presque l'évanouissement de ce dernier lors de ses prises de parole en Conseil Municipal, va - t elle rejoindre Christian Estrosi? Mme Chichmanian est une personne brillante et de qualité, elle a le droit d'assumer son bilan avec Jacques Peyrat, mais les supporters de Christian Estrosi, dont je suis, voudraient - ils sur une liste de rupture quelqu'un qui symbolise aussi bien la précédente mandature? Il y a de la place sur la liste Estrosi pour des personnes issues du Nouveau Centre, aussi pour des anciens partenaires de M. Peyrat qui ont montré qu'ils avaient bien travaillé pour les niçois, mais pas pour des "pilliers" du mandat qui s'achève.

3. Le vendredi 30 novembre 2007 à 20:44, par Carla

De toute façons, les uns ont eu 6 ans, les autres 12 ans pour se faire une idée sur Peyrat.

Cette lenteur dans la compréhension ne laisse présager rien de bon pour l'avenir.

Quand on s'est trompé pendant 12 ans, comme madame le premier adjoint, quelques soient ses qualités par ailleurs, on doit à l'honneur de boire la coupe jusqu'à la lie.

Le prétexte évoqué d'une appartenance à l'UMP, alors qu'elle y est entrée avec Peyrat et pas avant n'est pas digne.

Il serait beaucoup plus honnête de dire: "Je quitte un bateau qui coule".

Et mon propos n'est pas de défendre Peyrat pour lequel je n'ai jamais voté.

J'ai même quitté le RPR auquel j'adhérais depuis 31 ans le jour ou il y est entré.

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