mardi 27 novembre 2007
Jean Marie Cavada à Paris
On ne peut pas dire de Jean Marie Cavada qu'il n'ait pas joué le jeu de l'UDF. Par son talent et par sa popularité, mais aussi par ses convictions centristes, il a apporté beaucoup à l'UDF. En sa qualité de Député Européen, il s'est vu confier la présidence de la Commission des Libertés qu'il anime avec autorité. Il a mené aux côtés de François Bayrou et aux côtés de l'équipe que nous constituions, une campagne présidentielle enthousiaste. Il a poursuivi ce combat au delà de la présidentielle en animant l'université d'été du MoDem. Il a également refusé le poste ministériel que voulait lui confier le Président de la République. Et pourtant, il vient de décider de conduire une liste d'union de la majorité pour les municipales de Paris dans le XIIème arrondissement.
J'entends déjà les critiques de quelques ayatollahs que je lis de temps à autres sur mon blog pour descendre en flamme son attitude qui sera qualifiée de renégate ou de traitre. Je compte sur eux pour trouver les qualificatifs les plus excessifs pour condamner sans appel Jean Marie Cavada comme ils le font de temps à autre pour moi lorsque j'exprime mon point de vue sur l'UDF qui a toujours été ma famille politique. Mais peut-être serait-il temps de s'interroger sur le fait de savoir pourquoi tous les élus quittent le MoDem -le Député d'Ille et Vilaine qui pourtant a été élu sous ces couleurs refuse également de s'inscrire au MoDem-. On ne peut pas vouloir à tout prix avoir raison contre tout le monde. C'est exactement ce qui se passe avec François Bayrou. Ses propres élus, ceux qui ont toujours milité pour l'UDF et pour lui sont partis. Les nouveaux qui l'avaient rejoint sont en train d'en faire autant. Et, par ailleurs, aucun élu de l'autre bord ne le rejoint.
Pour ce qui concerne Paris, Cavada avait le choix: soit soutenir Marielle de Sarnez et donc faire la courte échelle à Bertrand Delanoë, soit tenter d'apporter sa contribution pour faire gagner la majorité dans la capitale. Ce combat n'est pas gagné d'avance, loin s'en faut. Mais le XIIème arrondissement étant un secteur clef dans ce combat, l'attitude de Jean Marie Cavada a du panache et démontre son sens des responsabilités. N'en déplaise aux extrémistes du centre qui chanteront encore une fois l'air de la trahison!
Ce billet, écrit à 06:40 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :