Une mise en examen très commentée
Par Rudy Salles, vendredi 23 novembre 2007 à 06:29 :: Politique :: #550 :: rss

La mise en examen de Jacques Chirac est largement commentée. D'un coté les Chiraquiens qui crient au scandale, de l'autre ceux qui trouvent normal que celui que le Président qu'ils combattaient depuis des lustres rendent des comptes à la justice et enfin ceux qui ne disent rien et qui observent silencieusement cette affaire. Pour ma part je voudrais faire quelques observations. Tout d'abord, je m'étonne de l'effet de surprise que suscite une telle mesure. En effet, l'ancien Président de la République avait été entendu par les juges sur un certain nombre d'affaires bien connues, cette mise en examen n'est donc qu'une conséquence logique de ces procédures. C'est d'ailleurs ce qu'a rappelé son avocat. Ensuite, je voudrais rappeler qu'une mise en examen n'est pas une condamnation, même pas une présomption de culpabilité. En effet, le "mis en examen" a droit à la présomption d'innocence, fut-il ancien Président de la République. La Justice doit être la même pour tous même si les retombées médiatiques ne suivent pas ce principe dégalité.
Pour ma part je n'ai aucun commentaire à formuler sur le fond de cette affaire que j'ignore, mis à part ce que j'ai pu en lire dans la presse. Mais heureusement la justice ne travaille pas sur des ragots ou sur des coupures de journaux. Elle doit se baser sur des faits précis, preuves à l'appui. En revanche je m'interroge sur la distance entre les faits reprochés et le moment où la Justice poursuit ses investigations. Les faits remontent à la période 1977/1995... C'est ce qui, à mon sens, interroge le plus les Français. Chacun en appelle à une Justice rapide et efficace, on semble en être très loin. Ceci tient au fait que le Président de la République dispose d'une immunité totale pendant la durée de son mandat. Du coup les procédures sont retardées d'autant et donc la Justice peut attendre... C'est, à mon sens, une anomalie de notre droit alors que d'autres Chefs d'Etats dans le Monde peuvent être entendus voire poursuivis par la Justice, pour des actes qui parfois font sourire dans nos démocraties. J'en veux pour preuve l'affaire "Lewinski" dans laquelle le Président Clinton a failli être "empêché". Je ne crois pas qu'il faille tomber dans ce type d'excès qui affaiblit la fonction présidentielle mais l'impossibilité de poursuivre totalement le Président pendant son mandat conduit à des lenteurs qui choquent nombre de nos concitoyens.
Commentaires
1. Le vendredi 23 novembre 2007 à 14:10, par Mickaël Fercoq
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