jeudi 22 novembre 2007
Du bon usage du droit de grève

Le droit de grève est un droit constitutionnel, nul ne saurait le contester. Mais à mon sens ça n'est pas un droit de faire n'importe quoi au mépris de toutes les règles. En effet, j'étais à l'aéroport de Nice lundi soir pour prendre mon avion pour Paris. La grève des services publics n'était prévue que pour le lendemain. Mais voilà, à 19h, il flottait devant les guichets d'enregistrement d'Air France un moment d'incertitude. Je devais effectivement embarquer pour le volr de 19h35 mais, première surprise, les bornes d'enregistrement automatique ne fonctionnaient pas, non qu'elles étaient en panne mais parce que le vol n'était, semble-t-il, plus assuré. Alors je rejoignais la file d'attente qui grossissait et avec mes compagnons d'infortune nous nous interrogions sur notre départ qui devenait de plus en plus aléatoire. Puis soudain, l'affaire se débloqua et nous fûmes autorisés à embarquer avec quelque retard.
Mais notre surprise fut plus grande encore une fois dans l'avion. En effet, le commandant de bord prit la parole pour nous souhaiter la bienvenue mais aussi pour nous informer de ce qui venait de se passer. Les contrôleurs aériens avaient déclenché une "grève du zèle" et avaient menacé les équipages de ne les autoriser à décoler qu'à partir de 5h du matin! Finalement, ils se ravisaient pour nous laisser partir à 19h45! Non seulement nous sommes transformés en otage dans le mépris de toutes les règles mais en outre on joue avec les nerfs de centaines de personnes qui ont des obligations professionnelles ou familiales et qui, pour certains, ne disposent pas de la garantie de l'emploi de ceux qui agissent ainsi. Je ne ferai pas de commentaire mais, en forme de conclusion, je dirai simplement mais fermement qu'il faut que cela cesse car on ne peut plus accepter de subir en permanence l'irresponsabilité d'une minorité.
Ce billet, écrit à 06:37 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :