Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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jeudi 15 novembre 2007

Incohérence

Le PS est à la dérive. Aucune vision claire de la société ne se dégage. Chacun des acteurs le pense et commence à le dire. Et pendant ce temps, François Hollande continue de jouer le rôle du Premier Secrétaire, contesté de toutes parts, de l'intérieur comme de l'extérieur, mais il s'accroche à son poste jusqu'au terme prévu de son mandat comme si rien ne se passait autour de lui. Cette attitude est pathétique car on sent l'homme qui ne veut pas accepter le désaveu et qui croit encore dans un destin présidentiel.

Mais il y a des détails qui, à l'Assemblée Nationale, ne trompent pas sur l'état des relations entre le chef des socialistes et ses troupes. D'habitude, quand le patron d'un parti pose une question d'actualité, il est inscrit en tête des orateurs de son groupe parlementaire. Pour François Hollande qui s'est aventuré à poser une question sur la grève dans les transports, il n'a pas fait l'ouverture de la série des questions socialistes mais a du se fondre dans la masse des autres camarades Députés. Il faut dire que la position des socialistes sur ce sujet est pour le moins incohérente. Quand on interroge les socialistes pour leur demander s'il faut maintenir les régimes spéciaux des retraites avec les privilèges qui les accompagnent, ils répondent non. Mais ils ajoutent aussitôt que ça n'est pas comme cela qu'il faut engager la réforme. Ils sont bien mal placés pour parler de ce sujet, eux qui se sont assis sur la réforme des retraites et qui ont laissé le soin aux autres de faire ce travail aussi indispensable que difficile. Ca n'est pas le courage politique qui a caractérisé les socialistes sur ce sujet. Et maintenant, ils ne trouvent pas mieux que d'inciter à la grève alors que même les syndicats n'y croient pas et continuent de vouloir négocier avec le Gouvernement.