Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 10 novembre 2007

Il y va!

Hier était le jour où l'UMP devait faire connaitre le nom de sa tête de liste à Nice. Après que le débat ait eu lieu au sein de la commission des investitures de ce parti, la décision a été rendue publique dans le délai imparti. C'est donc Christian Estrosi qui a été investi par l'UMP contre le Maire sortant Jacques Peyrat. Ce résultat n'est évidemment une surprise pour personne. Tous les observateurs savaient bien qu'il en serait ainsi. Mais dès la nouvelle publiée, Jacques Peyrat convoqua la presse pour commenter cette décision mais aussi et surtout pour lui faire part de ses intentions. Il y avait dans ce domaine un certain suspense. D'un côté, ceux dont je faisais partie, qui pensaient depuis le début qu'il serait candidat quoi qu'il arrive. De l'autre, ceux qui estimaient qu'il jetterait l'éponge considérant qu'il ne livrerait pas ce dernier combat, sans doute le combat de trop. Les rangs de ces derniers augmentait d'ailleurs ces temps-ci parallèlement aux rangs de ceux qui veulent qu'il ne brigue pas un nouveau mandat.

Et bien Jacques Peyrat a bel et bien décidé d'y aller, de se représenter aux suffrages des électeurs en mars prochain. Beaucoup en auront été surpris et trouvent cette attitude courageuse ou suicidaire, cela dépend. Pour ma part, je me félicite de cette décision car elle a le mérite de la clarté. Le prochain combat municipal promet non seulement une certaine animation, mais surtout un vrai débat. Quand on parle de rupture, il vaut mieux que celui avec lequel on veut rompre se trouve en face. Ce sera également le combat pour un changement profond des méthodes, pour le renouvellement des générations, pour une vision de l'avenir plus ambitieuse, pour une écoute des Niçois plus attentive. Bref, ce "mano à mano" donnera de la consistance à un débat municipal très important pour l'avenir de Nice. Ainsi il aura le mérite de confier au peuple de Nice le choix de trancher et non à des appareils politiques qui auraient en coulisse "arrangé les choses". Dès lors nous mènerons ce combat avec détermination et entousiasme. Mais ne nous y trompons pas, ce ne sera pas un combat contre Peyrat mais un combat pour Nice. Nous voulons simplement tourner la page avec un passé dont les Niçois ne veulent plus et ouvrir la page de l'avenir auquel nos concitoyens aspirent.