mercredi 7 novembre 2007
Une attente insoutenable…

L’UMP s’est donc réunie lundi à Paris pour traiter de la question de l’investiture aux prochaines municipales à Nice. J’imagine l’ambiance d’une telle réunion où le Maire sortant, en passe d’être désavoué, vient vanter les avantages de sa candidature à laquelle plus personne ne croit vraiment. Mais c’est le jeu, il est membre d’un parti politique, il doit en respecter non seulement les règles mais aussi éventuellement l’implacable verdict. Et sur ce dernier point, tout le monde s’attendait en effet qu’il tombe hier soir à l’issue de la séance d’investiture de l’UMP. Et bien, suspense ! Cette décision est reportée à vendredi prochain.
En réalité il n’y a pas beaucoup d’incertitude sur ce que sera cette décision : chacun sait bien que le choix de l’UMP se portera sur la candidature de Christian Estrosi. Mais les observateurs se demandent pourquoi ce report ? Si la décision finale ne fait aucun doute, il convient peut-être encore de faire prendre conscience à Jacques Peyrat qu’il ferait mieux de se retirer plutôt que d’obliger sa formation politique à le désavouer. Ou alors l’UMP a préféré ne pas annoncer sa décision à chaud devant les protagonistes afin de ne pas alourdir à l’envie une atmosphère qui doit déjà être très pesante. Imaginez le Maire de Nice apprenant sur place, devant ses pairs, qu’il n’est plus l’homme de la situation. Je ne dis pas que de l’apprendre depuis Nice par une dépêche de l’AFP soit plus agréable, mais disons que l’humiliation est moins grande, plus feutrée.
Alors après, l’autre question qui se pose est la suivante : quelle leçon Jacques Peyrat tirera-t-il de cette mésaventure, se retirera-t-il de la compétition comme certains le disent ou bien ira-t-il jusqu’au bout de sa logique en menant coûte que coûte une liste aux municipales ? Personne n’en sait rien. Et pour ne rien vous cacher, sa décision m’importe peu. L’heure est à tourner la page de l’histoire municipale et à en ouvrir une nouvelle. Alors pour moi ce problème est déjà réglé depuis longtemps et je ne me préoccupe pas du reste qui appartient désormais au passé.
Ce billet, écrit à 06:31 par Rudy Salles dans la catégorie Nice la Belle a suscité :