vendredi 30 novembre 2007

Au fur et à mesure que les jours passent, la Mairie de Nice devient une sorte de forteresse assiégée, un genre de bunker municipal. En effet, le Maire de Nice qui était entouré depuis plusieurs années d'une équipe de Conseillers Municipaux et d'Adjoints est désormais cerné de félons et de traitres comme il le dit. La dernière en date est sa Première Adjointe qui vient de lui remettre ses délégations par solidarité avec ses collègues qui eux ont été sanctionnés par le Maire. La Mairie de Nice est devenue le "Palais des intrigues". Plus personne ne sait qui est avec qui. L'administration ne sait plus quels sont les élus encore en cour et ceux qui ont été sanctionnés. C'est une situation inédite à la Mairie de Nice. Et dire qu'il y a encore quatre mois à tenir avant les prochaines élections municipales! On se demande comment la municipalité pourra agir ne serait-ce qu'au quotidien, sur le terrain, puisque quasiment plus d'élu ou presque ne semble vouloir revendiquer son appartenance à la majorité.
Ainsi, dans nombre de réunions où le Maire est généralement représenté par un Adjoint ou un Conseiller Municipal, désormais quand on demande qui est le représentant du Maire, chacun fait comme s'il n'avait pas entendu. Ce spectacle est pitoyable pour la cinhquième ville de France et regrettable pour ses habitants. Car au delà de ce petit jeu politicien qui vise à lâcher quelqu'un considéré désormais comme un "has been", il y a la nécessité d'assumer des responsabilités municipales, celles pour lesquelles ils ont été élus. Le Maire a tort de sanctionner des élus qu'il a nommés et qui ont été élus avec lui et ces derniers ont tort de considérer que leur mission est terminée alors qu'il reste encore quatre mois de mandat. Il ne suffit donc pas de remettre ses délégations. Il vaudrait mieux aller jusqu'au bout et quitter le Conseil Municipal. Dans ce cas chacun est libre de dire et de faire ce qu'il veut. Mais il n'est pas convenable de garder un pied dedans et un pied dehors!
Ce billet, écrit à 06:24 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 29 novembre 2007
Ghilad Shalit est un jeune homme de 20 ans, bi-national Franco-Israélien, détenu depuis un an et demie par le hamas. Mais où est-il? Est-il en bonne santé? Pas de nouvelle! Le jeune Ghilad est un otage tout comme deux autres de ses compagnons d'infortune qui ont été enlevés à la frontière Libanaise par le Hezbollah. Depuis lors leurs familles respectives cherchent à savoir. Et pourtant pas le moindre signe de vie n'est révélé par leurs geoliers. L'angoisse monte, le désespoir envahit leurs parents, leurs femmes, leurs frères, leurs amis. Rien n'y fait, les preneurs d'otage, à l'instar de ceux qui détiennent Ingrid Bettancourt, se moquent de ce genre de souffrance.
Depuis le début de ces détentions arbitraires, je suis intervenu auprès de toutes les autorités politiques qui pouvaient avoir quelque influence pour tenter d'obtenir des informations. Hélas il n'y eut aucun résultat. L'an dernier, en déplacement à New York avec la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale, j'étais reçu par le Secrétaire Général de l'ONU à qui je demandais de tout mettre en oeuvre pour qu'au moins les organisations humanitaires comme la Croix Rouge, par exemple, puissent au moins avoir des informations. Là non plus, nous n'avons eu aucun succès.
C'est pourquoi j'ai décidé de soutenir les avocats Français de Ghilad Shalit afin de mobiliser les politiques et l'opinion publique à l'instar de ce qui est fait pour Ingrid Bettancourt. En effet, il y a un parallèle entre la détenue des FARC et l'otage du Hamas: ils sont tous les deux citoyens Français. Il faut donc sensibiliser l'opinion publique, la presse, les élus, afin que l'on pense à ces otages pour lesquels on souhaite un prompt retour dans notre pays, dans leur pays, au sein de leurs familles. A quelques semaines des fêtes de fin d'année, ce geste de solidarité s'impose. C'est pourquoi je demande à chacun de bien vouloir le relayer.
Ce billet, écrit à 06:15 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 28 novembre 2007
Les évenements survenus à Villiers-le-Bel ont suscité l'émoi et la consternation dans tout le pays. Je ne porterai pas de jugement sur cette affaire car seule l'enquête de la police puis celle de la justice nous permettront d'y voir plus clair et de déterminer les responsabilités. En revanche, je veux ici condamner tous les actes de violence commis. La mise à sac d'un commissariat, l'incendie d'une bibliothèque, les dégradations d'équipements publics sont autant d'actes indamissibles qu'il faut condamner et sur lesquels il faut poursuivre les auteurs sans faiblesse. En effet, ce type de comportements est inacceptable dans un Etat de Droit et dans une démocratie comme la France. Non seulement ils portent atteinte aux intérêts de la collectivité toute entière mais en outre ils pénalisent les populations qui pouvaient bénéficier de tels équipements.
Il y a eu un accident malheureux. Je compatis à la peine des familles et des proches de ces jeunes qui ont perdu la vie. Mais il y a eu également de nombreux policiers et sapeurs pompiers blessés dans le cadre de leur difficile mission. Les insultes, la guérilla urbaine voulue par certains, l'usage d'armes à feu doivent être combattus avec la plus grande détermination. Et là il ne s'agit pas d'un problème de gauche ou de droite, il s'agit d'un problème de société sur lequel chacun doit assumer ses resonsabilités. Les communes touchées sont de droite comme de gauche, les politiques de la ville ont été menées par la droite et par la gauche avec à chaque fois la volonté de réussir. Alors l'heure doit être à la concorde pour faire respecter l'Etat de Droit et notamment les droits de la majorité silencieuse.
Je me félicite d'ailleurs que, lors du débat qui s'est instauré sur ce sujet à l'occasion des questions au Gouvernement, chacun ait essayé de faire preuve de responsabilité afin de ne pas donner du "grain à moudre" aux agitateurs qui se féliciteraient de voir les élus nationaux se diviser sur de telles questions. Cette cohésion nécessaire est un impératif qui ne remet nullement en cause l'indispensable débat démocratique qui oppose par ailleurs la majorité à l'opposition. Mais sur des sujets aussi sensibles, il faut savoir faire la part des choses et ne pas compromettre l'essentiel, c'est à dire la paix civile dans la société Française.
Ce billet, écrit à 03:08 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 27 novembre 2007
On ne peut pas dire de Jean Marie Cavada qu'il n'ait pas joué le jeu de l'UDF. Par son talent et par sa popularité, mais aussi par ses convictions centristes, il a apporté beaucoup à l'UDF. En sa qualité de Député Européen, il s'est vu confier la présidence de la Commission des Libertés qu'il anime avec autorité. Il a mené aux côtés de François Bayrou et aux côtés de l'équipe que nous constituions, une campagne présidentielle enthousiaste. Il a poursuivi ce combat au delà de la présidentielle en animant l'université d'été du MoDem. Il a également refusé le poste ministériel que voulait lui confier le Président de la République. Et pourtant, il vient de décider de conduire une liste d'union de la majorité pour les municipales de Paris dans le XIIème arrondissement.
J'entends déjà les critiques de quelques ayatollahs que je lis de temps à autres sur mon blog pour descendre en flamme son attitude qui sera qualifiée de renégate ou de traitre. Je compte sur eux pour trouver les qualificatifs les plus excessifs pour condamner sans appel Jean Marie Cavada comme ils le font de temps à autre pour moi lorsque j'exprime mon point de vue sur l'UDF qui a toujours été ma famille politique. Mais peut-être serait-il temps de s'interroger sur le fait de savoir pourquoi tous les élus quittent le MoDem -le Député d'Ille et Vilaine qui pourtant a été élu sous ces couleurs refuse également de s'inscrire au MoDem-. On ne peut pas vouloir à tout prix avoir raison contre tout le monde. C'est exactement ce qui se passe avec François Bayrou. Ses propres élus, ceux qui ont toujours milité pour l'UDF et pour lui sont partis. Les nouveaux qui l'avaient rejoint sont en train d'en faire autant. Et, par ailleurs, aucun élu de l'autre bord ne le rejoint.
Pour ce qui concerne Paris, Cavada avait le choix: soit soutenir Marielle de Sarnez et donc faire la courte échelle à Bertrand Delanoë, soit tenter d'apporter sa contribution pour faire gagner la majorité dans la capitale. Ce combat n'est pas gagné d'avance, loin s'en faut. Mais le XIIème arrondissement étant un secteur clef dans ce combat, l'attitude de Jean Marie Cavada a du panache et démontre son sens des responsabilités. N'en déplaise aux extrémistes du centre qui chanteront encore une fois l'air de la trahison!
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lundi 26 novembre 2007

Le PS réuni à l'initiative de François Hollande à Avignon se décompose sous nos yeux. Cette réunion qui devait être celle de la rénovation, s'est déroulée en l'absence de la plupart des figures emblématiques, historiques ou nouvelles de ce parti. La faute, la responsabilité en reviennent, selon moi, d'abord à François Hollande qui s'accroche à son poste de Premier Secrétaire jusqu'au terme de son mandat. Juridiquement nul ne peut l'en empêcher. Mais politiquement cette attitude fige, paralyse un PS qui ne se relève pas de ses échecs de 2007. Mais au delà de ces simples péripéties électorales, ce sont les problèmes de fond du PS qui demeurent en l'état. En effet, le PS va-t-il conserver ses alliances traditionnelles avec le PC ou bien va-t-il les remettre en question? Il se trouve que par le passé ces accords pesaient électoralement bien plus qu'il ne lui coûtaient. Aujourd'hui c'est exactement le contraire. Le PC ne représente plus rien si ce n'est le passé! L'entente avec le PC tire donc le PS vers le bas et plombe toute image moderniste qu'il pourrait avoir l'intention de se donner. Néanmoins, se couper du PC c'est se couper de son aile gauche. Il y a bien la tentation de serrer la main à l'extrême gauche de Besancenot mais c'est alors se postionner avec des radicaux plus terribles encore que ne le fut le PC de la grande époque. Dès lors, le PS se priverait d'un important électorat modéré de centre gauche. Enfin, il y a la solution de se recentrer mais alors c'est l'implosion d'un PS qui avait difficilement réussi son union sous l'impulsion d'un Mitterrand à Epinay qui faisait figure de chef, ce qui n'est pas comparable avec la situation de François Hollande aujourd'hui.
Le PS est donc condamné à se décomposer sous nos yeux. Les Fabius et autres Valls prennent leurs distances et travaillent de l'extérieur pour accélérer la chute de la maison Hollande. Ségolène Royal, essaie d'exister mais a du mal à tracer une nouvelle voie. DSK analyse la situation de l'autre côté de l'Atlantique sans commentaire. Laurent Fabius juge la situation avec condescendance et mépris. Valls et la nouvelle génération veulent se démarquer et attendent leur heure. Les militants, quant à eux, doutent que l'avenir du PS soit encore possible. Et à Nice le PS est à l'image de cette ambiance nationale. La guerre des courants est exacerbée puisque, pour les prochaines municipales, le PS présentera deux liste. Et qu'on ne vienne pas nous parler de problèmes de fonds là où il n'y a que des querelles de personnes, d'égos et d'ambitions. La décomposition du PS se vérifie donc au quotidien tant au niveau national que sur le terrain. Et pendant ce temps François Hollande fait comme si de rien n'était...C'est suréaliste!
Ce billet, écrit à 06:46 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 25 novembre 2007

Il roule enfin et il va pouvoir transporter les Niçoises et les Niçois d’un quartier à l’autre. Il était temps car cela fait près de 4 ans que les travaux paralysent la ville et encore, on ne peut pas dire que ceux-ci soient définitivement terminés. Il suffit de se promener le long des voies de Nice Nord à Pont Michel en passant par la Libération ou Garibaldi pour comprendre que l’on a mis les bouchées doubles ces dernières semaines pour donner un semblant de finition alors que les ouvriers en ont encore au moins pour trois ou quatre mois de travaux. Mais voilà, le Maire de Nice voulait absolument, et coûte que coûte, inaugurer le tramway pour faire cesser les plaintes des Niçois qui ont trouvé le temps long, très long. Il espère qu’ainsi, une fois dans le tramway, la population pardonnera toutes les erreurs commises, tous les retards accumulés, tous les surcoûts engendrés.
Je ne suis pas aussi sûr que les Niçois passeront ainsi l’éponge car franchement, à y regarder de plus près, ce projet aura démontré au grand jour l’incapacité de Jacques Peyrat à mener à bien un projet d’une telle envergure. Pendant toute cette longue période, le dialogue avec la population aura été réduit à sa plus simple expression. Tandis que les gens subissaient les affres de travaux mal dirigés, la municipalité faisait l’autruche et refusait de considérer les problèmes de nos concitoyens. C’est à cause de l’ampleur du chantier pourriez-vous penser ? J’affirme que non car dans les autres villes où de tels projets ont été menés à bien, jamais la population n’aura été aussi mal menée. D’autre part, le tramway de Nice aura été la ligne la plus chère au kilomètre construit. Nice pourra donc figurer au « Guiness book des records » ? On s’en serait bien passé. En attendant le tram est enfin opérationnel. Utilisons-le et démontrons son efficacité. Mais de là à dire merci au Maire de Nice, il y a un pas que je ne franchirai pas car ce tramway nous l’avons payé avec nos impôts alors nous n’avons de remerciements à adresser à personne.
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samedi 24 novembre 2007

Je suis à Malte pour l'assemblée pleinière du Parlement de la Méditerranée. Nous avons procédé à l'inauguration du siège dans un magnifique Palais du 17ème siècle mis à la disposition de l'Assemblée par l'Etat Maltais. Désormais cette Assemblée que nous avons voulue, que nous avons construite pas à pas est devenue une réalité. Les délégations venues de tous les pays de la Méditerranée se sont retrouvées pour travailler ensemble. Et même si les problèmes de voisinages ne manquent pas dans cette région du Monde, les points communs sont plus nombreux que les divergences. C'est pourquoi je crois très sincèrement à ce projet qui est conforme en tous points à l'idée d'une Union Méditerranéenne proposée par Nicolas Sarkozy.
Mais la réunion de Malte a été également l'occasion de préparer l'avenir. En effet, l'Assemblée est présidée jusqu'en novembre 2008 par le Maroc, en la personne de Monsieur Radi, actuel Ministre de la Justice de ce pays. L'an prochain, la présidence reviendra à un pays de l'Europe Méditerranéenne. C'est pourquoi l'ensemble des pays de la rive nord ont eu à procéder à la nomination du futur Président de l'Assemblée Méditerraéenne. Ma candidature ayant été proposée par la Grèce, j'ai été élu à l'unanimité et par acclamation pour succéder au Président actuel. Je mesure l'honneur qui m'est fait de présider aux destinées de l'Assemblée Parlementaire de la Méditerranée pour la période 2008/2010. C'est une grande fierté non seulement à titre personnel mais aussi pour la France qui s'investit dans le projet Méditerranéen et qui jouit aujourd'hui d'une grande confiance de la part de ses partenaires. J'aurai à coeur de mener à bien cette mission qui consiste à rapprocher les Méditerranéens afin d'éviter les tensions. C'est là un nouveau challenge qui s'inscrit dans la continuité du travail que j'ai déjà entrepris depuis déjà de longues années. Je mettrai mon ardeur, mes convictions et ma passion pour que cette belle idée avance.
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vendredi 23 novembre 2007

La mise en examen de Jacques Chirac est largement commentée. D'un coté les Chiraquiens qui crient au scandale, de l'autre ceux qui trouvent normal que celui que le Président qu'ils combattaient depuis des lustres rendent des comptes à la justice et enfin ceux qui ne disent rien et qui observent silencieusement cette affaire. Pour ma part je voudrais faire quelques observations. Tout d'abord, je m'étonne de l'effet de surprise que suscite une telle mesure. En effet, l'ancien Président de la République avait été entendu par les juges sur un certain nombre d'affaires bien connues, cette mise en examen n'est donc qu'une conséquence logique de ces procédures. C'est d'ailleurs ce qu'a rappelé son avocat. Ensuite, je voudrais rappeler qu'une mise en examen n'est pas une condamnation, même pas une présomption de culpabilité. En effet, le "mis en examen" a droit à la présomption d'innocence, fut-il ancien Président de la République. La Justice doit être la même pour tous même si les retombées médiatiques ne suivent pas ce principe dégalité.
Pour ma part je n'ai aucun commentaire à formuler sur le fond de cette affaire que j'ignore, mis à part ce que j'ai pu en lire dans la presse. Mais heureusement la justice ne travaille pas sur des ragots ou sur des coupures de journaux. Elle doit se baser sur des faits précis, preuves à l'appui. En revanche je m'interroge sur la distance entre les faits reprochés et le moment où la Justice poursuit ses investigations. Les faits remontent à la période 1977/1995... C'est ce qui, à mon sens, interroge le plus les Français. Chacun en appelle à une Justice rapide et efficace, on semble en être très loin. Ceci tient au fait que le Président de la République dispose d'une immunité totale pendant la durée de son mandat. Du coup les procédures sont retardées d'autant et donc la Justice peut attendre... C'est, à mon sens, une anomalie de notre droit alors que d'autres Chefs d'Etats dans le Monde peuvent être entendus voire poursuivis par la Justice, pour des actes qui parfois font sourire dans nos démocraties. J'en veux pour preuve l'affaire "Lewinski" dans laquelle le Président Clinton a failli être "empêché". Je ne crois pas qu'il faille tomber dans ce type d'excès qui affaiblit la fonction présidentielle mais l'impossibilité de poursuivre totalement le Président pendant son mandat conduit à des lenteurs qui choquent nombre de nos concitoyens.
Ce billet, écrit à 06:29 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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jeudi 22 novembre 2007

Le droit de grève est un droit constitutionnel, nul ne saurait le contester. Mais à mon sens ça n'est pas un droit de faire n'importe quoi au mépris de toutes les règles. En effet, j'étais à l'aéroport de Nice lundi soir pour prendre mon avion pour Paris. La grève des services publics n'était prévue que pour le lendemain. Mais voilà, à 19h, il flottait devant les guichets d'enregistrement d'Air France un moment d'incertitude. Je devais effectivement embarquer pour le volr de 19h35 mais, première surprise, les bornes d'enregistrement automatique ne fonctionnaient pas, non qu'elles étaient en panne mais parce que le vol n'était, semble-t-il, plus assuré. Alors je rejoignais la file d'attente qui grossissait et avec mes compagnons d'infortune nous nous interrogions sur notre départ qui devenait de plus en plus aléatoire. Puis soudain, l'affaire se débloqua et nous fûmes autorisés à embarquer avec quelque retard.
Mais notre surprise fut plus grande encore une fois dans l'avion. En effet, le commandant de bord prit la parole pour nous souhaiter la bienvenue mais aussi pour nous informer de ce qui venait de se passer. Les contrôleurs aériens avaient déclenché une "grève du zèle" et avaient menacé les équipages de ne les autoriser à décoler qu'à partir de 5h du matin! Finalement, ils se ravisaient pour nous laisser partir à 19h45! Non seulement nous sommes transformés en otage dans le mépris de toutes les règles mais en outre on joue avec les nerfs de centaines de personnes qui ont des obligations professionnelles ou familiales et qui, pour certains, ne disposent pas de la garantie de l'emploi de ceux qui agissent ainsi. Je ne ferai pas de commentaire mais, en forme de conclusion, je dirai simplement mais fermement qu'il faut que cela cesse car on ne peut plus accepter de subir en permanence l'irresponsabilité d'une minorité.
Ce billet, écrit à 06:37 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 21 novembre 2007

Il y a quelques semaines, alors que, par des effets de procédure, la proposition de loi premettant le financement du Nouveau Centre n'avait pu aller jusqu'au terme de son examen en séance publique de l'Assemblée Nationale, certains toujours prompts à défendre la démocratie quand ils sont directement concernés ne se sont pas génés pour attaquer notre parti qui aurait du, selon eux, être privé de financement. Ainsi, tous les partis politiques devraient pouvoir vivre mais pas le Nouveau Centre. Je n'ai pas compris les motivations de ces pourfendeurs et d'ailleurs je n'en ai cure. En effet, ce qui m'intéresse c'est que la démocratie puisse vivre, que les partis politiques reconnus par la Constitution puissent s'exprimer et participer au débat public. Et pour ce qui concerne le Nouveau Centre qui dispose d'un Groupe Parlementaire à l'Assemblée Nationale cela me semble évident.
Alors comme la loi n'a pu être modifiée, il a fallu procéder autrement, en respectant totalement la loi en vigueur. C'est pourquoi nous avons passé un accord de partenariat avec le parti politique Polynésien "Fetia Api" qui lui dispose du financement public accordé par l'Etat aux partis politiques. J'entends déjà les sarcasmes de certains qui voudront dénoncer ce partenariat. Je rappelle qu'il y a encore quelques mois, l'UDF de François Bayrou s'était déjà rapproché de ce parti Polynésien car les deux formations étaient très proches politiquement. Cet accord s'est donc fait aujourd'hui entre Fetia Api et le Nouveau Centre. Outre la similitude des sensibilités politiques entre les deux formations, cet accord va permettre, en toute légalité, le financement du parti arrivé en troisième position à l'Assemblée Nationale derrière l'UMP et le PS. Ceux qui se plaindront de cet accord sont les mêmes qui ont empêché la modification de la loi en vigueur qui aurait permis un financement direct. Ils veulent donc, par tous moyens, couper les vivres du Nouveau Centre pour que celui-ci disparaisse de la scène politique Française. Mais les électeurs qui ont élu 21 Députés de notre formation en ont décidé autrement. Je demande donc à nos opposants, s'il ne nous respectent pas, de respecter au moins nos électeurs qui ont autant de dignité que les autres.
Pour cette année, en tout cas, ce partenariat permettra au Nouveau Centre d'exister en tant que parti politique, bien que très modestement. Pour la suite, j'espère que, dans le cadre de la réforme annoncée des institutions, l'anomalie de la loi actuelle qui tendrait à priver de tout moyen un parti politique ayant un groupe à l'Assemblée Nationale, pourra être réparée. Ainsi le financement de la démocratie pourra-t-il être assuré, n'en déplaise aux grincheux.
Ce billet, écrit à 06:10 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 20 novembre 2007

La grève des éudiants menée par quelques mouvements d'extrême gauche est choquante et même inadmissible dans une démocratie comme la France. En effet, quel est réellement le problème de l'Université Française? Faute de moyens, les locaux mais aussi le niveau d'enseignement sont devenus inférieurs à la plupart de ceux des grandes universités des autres pays. De ce fait, les universités Françaises ne figurent même plus dans le classement mondial des établissements d'enseignement supérieur. Honte à nous de poursuivre dans cette spirale de l'échec! C'est pourquoi le Gouvernement a décidé de faire voter par le Parlement, dès l'été, une loi permettant de renforcer l'autonomie des universités Françaises afin de les rendre plus compétitives, dans l'intérêt des étudiants et de leur avenir. Ce texte établi dans la concertation ne suscitait d'ailleurs aucune controverse sérieuse.
Mais voilà, c'était sans compter sur quelques agitateurs d'extrême gauche pour tenter d'empêcher ceux qui veulent étudier de suivre leurs cours. C'est ainsi qu'un mouvement de grève a été lancé par quelques irresponsables très minoritaires érigeant des piquets devant les établissements afin d'interdire l'accès aux cours. J'ai été outré par les comportements de ces fauteurs de troubles qui entendent imposer leur loi à la majorité de ceux qui eux veulent travailler. Ainsi, à l'université de Rennes, après un vote à bulletin secrêt, les 2/3 des étudiants ont décidé la reprise des cours! Malheureusement, dans le mépris le plus total de la démocratie, les grévistes minoritaires ont empêché l'accès aux amphis et menacé les dirigeants de l'université, les professeurs et les étudiants qui voulaient travailler.
Il est impensable de céder à ce type de chantage, à ces menaces qui rappellent les procédés des régimes totalitaires. L'Etat ne doit pas s'incliner car il a le devoir de défendre la majorité silencieuse contre quelques activistes qui n'ont d'autre intention que de déstabiliser la société Française. Dans les temps difficiles que nous connaissons, notamment sur le plan international, il est impensable de laisser l'université dans cet "état de siège" voulu par quelques extrémistes qui se moquent totalement de leur avenir et de celui de leurs camarades non grévistes. Alors il faut tenir bon et rétablir l'ordre pour rappeler que la France est une démocratie où la majorité a raison sur la minorité et que la France est un Etat de droit où la loi s'applique à tout le monde, sans exception.
Ce billet, écrit à 06:39 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 19 novembre 2007

A l'heure des fast-food, il est toujours agréable de rappeler que nous sommes en France dans un pays ou le "bien manger" est un art, une tradition. C'est pourquoi je veux féliciter la municipalité de La Trinité qui depuis 11 ans développe une manifestation très intéressante que l'on appelle "les journées gourmandes". Ainsi, sous le chapiteau mais aussi en palin air s'exposent les meilleurs produits du terroir. Les visiteurs se laissent guider au gré des charcuteries exposant des saussissons et autres pâtés, des boulangeries proposant des pains cuits au bois de toutes formes aux farines variées, des fromagers présentant leurs tomes de montagne, mais aussi des marchands de vins proposant des crus exquis. On peut, en quelques minutes, faire un tour de France des meilleures spécialistés cullinaires.
Les adeptes de ce genre de manifestation ne sont pas des visiteurs comme les autres. Il déambulent dans les allées, "l'eau à la bouche", gourmets ou gourmands, c'est selon, mais toujours bons vivants. Cette communion cullinaire donne à un tel salon une atmosphère de convivialité très agréable. Cette visite apparait alors comme une heureuse parenthèse dans la vie quotidienne où parfois, à cause de l'urgence des situations, on ne mange plus que "sur le pouce"". Alors gourmands, gourmets ou tout simplement amoureux des produits authentiques, il est agréable de redécouvrir les bonnes saveurs des produits artisanaux qui rappellent la richesse de nos terroirs. C'est pourquoi je félicite l'initiative de la Mairie de La Trinité en souhaitant qu'elle s'installe désormais comme l'une des bonnes traditions de cette sympathique commune, pour le plus grand plaisir des visiteurs au rang desquels j'ai le plaisir de figurer.
Ce billet, écrit à 06:14 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :
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dimanche 18 novembre 2007
Comme chaque année, je me suis rendu au forum des associations qui se tenait au Palais des Expositions de Nice. Il y avait là du monde, beaucoup de monde, des stands, beaucoup de stands, représentants les activités associatives les plus diverses. Derrière ces stands se tenaient les bénévoles qui animent ces associations et qui oeuvrent dans les domaines les plus variés. Cette visite s'est déroulée sur plus de trois heures car je mets chaque année un point d'honneur à me rendre dans chacun des tands, à discuter avec les uns et les autres pour mieux connaitre les difficultés rencontrées et entendre les aspirations des différentes associations. Et le plus souvent on découvre des femmes et des hommes qui oeuvrent dans l'ombre, et faisant preuve d'un désintéressement total au service des autres.
Il m'est agréable de rendre hommage à ces milliers de bénévoles qui animent la vie associative Niçoise. A chaque fois il me revient la même question: si le bénévolat associatif n'existait pas, combien coûteraient les actions à mener et qui devraient être prises en charge par les pouvoirs publics? D'ailleurs les collectivités ne pourraient tout simplement pas faire face. C'est pourquoi il faut être très attentif aux demandes des associations qui sont souvent modestes et qui rendent au centuple les aides qu'on leur apporte. J'adresse donc un grand coup de chapeau aux associations et à leurs dévoués bénévoles et je souhaite que les pouvoirs publics ne leur manifestent pas seulement leur intérêt une fois par an à l'occasion de ce forum.
Ce billet, écrit à 06:12 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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samedi 17 novembre 2007
François Bayrou a annoncé sa candidature à la Maire de Pau. C'était une décision attendue depuis plusieurs mois qui désormais se confirme. François Bayrou à Pau, c'est le retour aux sources. Lui le Béarnais, le meilleur ambassadeur de ce pays de montagne qu'il décrit toujours avec passion est aujourd'hui désireux de conquérir la capitale du Bearn. Dans la coulisse les états majors se mobilisent pour trouver un successeur à André Labarrère qui dirigea la ville pendant tant d'années. Seulement voilà, aucun candidat ne s'impose vraiment. L'UMP tente l'ouverture du côté du sortant, lui même en dissidence avec le Parti Socialiste. Le PS soutient la Députée de la circonscription sans grande conviction. Dans cet environnement, la candidature de François Bayrou apparait naturelle et légitime lui qui a présidé pendant 10 ans le Conseil Général des Pyrénées Atlantiques, autrement dit le Parlement de Navarre.
Je m'abstiendrai de faire de la politique politicienne sur ce sujet, d'abord parce que je ne suis pas qualifié pour parler d'un contexte local que je ne connais que de très loin, ensuite parce que l'on pourrait me croire partisan. Je veux simplement me souvenir des nombreuses fois où François Bayrou m'a parlé de son Béarn, de sa ville de Pau, de ses racines, de son admiration pour cette région et pour ses habitants pour imaginer la réaction des Palois à l'annonce de sa candidature. Certes, un combat politique n'est jamais gagné d'avance mais je crois bien que François Bayrou est en mesure de rallier à lui les coeurs des habitants de la capitale Béarnaise. A mon ami avec lequel j'ai mené tant de combats, et même si nos routes politiques se sont éloignées, je souhaite donc bonne chance pour ce retour aux sources.
Ce billet, écrit à 06:52 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 16 novembre 2007

J'assistais hier soir à la réunion du comité de quartier de Las Planas. Au menu, les problèmes qui se posent au quotidien à nos concitoyens comme la propreté, la sécurité, le logement, etc. Mais il est aussi, à quelques jours de l'inauguration du tramway, une préoccupation des Niçois à laquelle il me semble qu'une réponse devrait impérativement être apportée: a quoi ressembleront les transports en commun Niçois à partir du lundi 26 novembre. En effet, à cette date le tramway commencera son exploitation commerciale. Mais la mise en service de ce nouveau moyen de locomotion aura des conséquences importantes sur l'ensemble du réseau des transports en commun Niçois. Le tramway constituera la colonne vertébrale à partir de laquelle les lignes de bus devront se raccorder pour desservir l'ensemble des quartiers Niçois. Certaines lignes de bus vont donc disparaitre pour ne pas faire double emploi avec le tramway, d'autres seront réaménagées, d'autres enfin seront créées. Il me semble donc indispensable que la population Niçoise soit informée sur cette nouvelle configuration afin de pouvoir s'orienter dans le futur dispositif.
J'ai essayé de m'informer sur la future physionomie du réseau des transports en commun Niçois mais je n'ai réussi à avoir aucune information. J'ai posé la question publiquement aux élus municipaux présents au comité de quartier de Las Planas pour savoir s'ils pouvaient m'informer et informer la population sur la transformation des parcours des bus qui sera opérationnelle dans quelques jours seulement? Je n'ai obtenu aucune réponse. J'ai suggéré que la ville se dépêche de communiquer par voie de presse pour que les usagers soient informés afin de pouvoir prendre leurs nouveaux réflexes dès la mise en service du réseau réaménagé. J'ai l'impression que ce projet est décidément le secret le mieux gardé du monde! Je ne saurais trop conseiller au Maire et à son équipe, qui d'habitude ne sont pas avares de communication "pour se faire mousser", d'informer très très rapidement la population de ces changements qui seront très importants dans la vie quotidienne de nos concitoyens. C'est déjà bien trop tard pour le faire mais "mieux vaut tard que jamais" dit le proverbe!
Ce billet, écrit à 06:42 par Rudy Salles dans la catégorie Nice la Belle a suscité :
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jeudi 15 novembre 2007
Le PS est à la dérive. Aucune vision claire de la société ne se dégage. Chacun des acteurs le pense et commence à le dire. Et pendant ce temps, François Hollande continue de jouer le rôle du Premier Secrétaire, contesté de toutes parts, de l'intérieur comme de l'extérieur, mais il s'accroche à son poste jusqu'au terme prévu de son mandat comme si rien ne se passait autour de lui. Cette attitude est pathétique car on sent l'homme qui ne veut pas accepter le désaveu et qui croit encore dans un destin présidentiel.
Mais il y a des détails qui, à l'Assemblée Nationale, ne trompent pas sur l'état des relations entre le chef des socialistes et ses troupes. D'habitude, quand le patron d'un parti pose une question d'actualité, il est inscrit en tête des orateurs de son groupe parlementaire. Pour François Hollande qui s'est aventuré à poser une question sur la grève dans les transports, il n'a pas fait l'ouverture de la série des questions socialistes mais a du se fondre dans la masse des autres camarades Députés. Il faut dire que la position des socialistes sur ce sujet est pour le moins incohérente. Quand on interroge les socialistes pour leur demander s'il faut maintenir les régimes spéciaux des retraites avec les privilèges qui les accompagnent, ils répondent non. Mais ils ajoutent aussitôt que ça n'est pas comme cela qu'il faut engager la réforme. Ils sont bien mal placés pour parler de ce sujet, eux qui se sont assis sur la réforme des retraites et qui ont laissé le soin aux autres de faire ce travail aussi indispensable que difficile. Ca n'est pas le courage politique qui a caractérisé les socialistes sur ce sujet. Et maintenant, ils ne trouvent pas mieux que d'inciter à la grève alors que même les syndicats n'y croient pas et continuent de vouloir négocier avec le Gouvernement.
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mercredi 14 novembre 2007
Les Français sont, encore une fois, contraints de se retrouver pris en otage par les grévistes des transports. Que des revendications soient exprimées, qu'elles le soient même pas des arrêts de travail, cela peut se comprendre et s'accepter. Mais que la grève vienne paralyser l'activité de tout un pays, que les salariés soient contraints de rester chez eux car le chemin qui sépare leur domicile de leur bureau, de leur usine ou de leur magasin est devenu infranchissable est injuste et indigne d'une société moderne comme la notre. Finalement l'action de quelques uns veut avoir raison de la majorité et la contraindre à supporter des inconvénients majeurs dans leur vie quotidienne.
Cette grève intervient, en outre, sur des prétextes que personne ne comprend, la conservation de quelques privilèges. Chacun sait que l'avenir de nos retraites est compromis et que leur sauvetage passe par la réforme des régimes spéciaux. Des régimes qui sont source d'injustices...Il faut donc réformer et ces mesures ne sont pas prises de gaieté de coeur. Si l'on pouvait étendre ces "privilèges" à tout le monde, je suis sûr que tout gouvernement le ferait. Malheureusement ce sont les problèmes qu'il faut partager et consolider les retraites de tous. C'est cela l'enjeu de ces réformes et donc la grève qui vient aggraver la situation sociale et n'apporte aucune solution me parait un moyen totalement inapproprié. Je souhaite que les leaders syndicaux de prendre leurs responsabilités et non de jouer avec le feu social car il se pourrait bien qu'à ce jeu ils ne se brûlent également les ailes.
Ce billet, écrit à 00:41 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mardi 13 novembre 2007
François Bayrou vient de déclarer que les municipales seraient des élections difficiles pour le MoDem. Je suis d'accord avec lui et cela s'explique très facilement. En effet, l'UDF qui, naguère comptait une implantation locale très importante, qui détenait plus de présidences de Conseils Généraux que le RPR, qui comptait un nombre de maires importants ce qui se reflétait au Sénat puisque le Président de la Chambre Haute était UDF, a réussi, avec un positionnement politique hasardeux, à éloigner progressivement les élus locaux. Car les Régions, les Départements, les villes et villages ça n'est pas Paris. A Paris on cultive l'art de la politique politicienne, sur le terrain, dans nos terroirs on cultive plutôt le réalisme, le pragmatisme. Et pour préparer les prochaines municipales, on préfère écouter des gens qui ont des projets concrets à proposer pour l'avenir de la cité plutôt que de faire confiance à des gens qui cherchent à négocier des places tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, au gré des circonstances.
Mais le MoDem peut-il faire autrement que de chercher des alliances au fil de l'eau? La lisibilité est impossible car sa composition est devenue totalement hétérogène. Les MoDem-UDF sont de centre droit et cherchent à faire des alliances avec l'UMP. D'autres venant de gauche, se tournent tout naturellement vers le PS. Les écolos-MoDem vont d'un côté et de l'autre comme ils l'ont toujours fait. Et puis il y a les SDF-MoDem, ceux qui "débarquent" d'ailleurs et qui n'ont pas d'idée précise sur ce qu'il faudrait faire. Il y a enfin les jusqu'auboutistes qui militent pour des listes autonomes. Mais le problème c'est que pour aller au bout de cette logique, il faut avoir la capacité de se faire élire et, malheureusement pour lui, le MoDem ne permet pas l'élection. Quadrature du cercle...
Alors François Bayrou a raison de dire que les municipales seront difficiles pour le MoDem. Ca révèle la fragilité de ce mouvement en raison du flou de ses contours et de la faiblesse de sa doctrine. Le problème est, tout de même, que François Bayrou disait, il y a quelques mois, au lendemain des législatives qui avaient été catastrophiques pour le MoDem, que les Municipales seraient de bonnes élections pour ce mouvement. Les prétentions de ce mouvement sont donc, tout naturellement, revues à la baisse. C'est avec une grande tristesse que l'UDF que j'ai été pendant 25 ans assiste à cette décomposition.
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lundi 12 novembre 2007

Je me souviens encore de ce mois de novembre 1989 où je regardais, incrédule, mon écran de télévision. La foule avait envahi les abords du mur de Berlin, certains étaient assis sur son sommet, d'autres à l'aide de pioches de fortune commençaient à le détruire. Ce mur qui avait incarné la séparation de deux mondes, le monde libre et l'empire communiste, ce mur de la honte qui rappelait les heures les plus sombres de l'histoire Européenne, ce mur allait disparaitre en direct, sous nos yeux, sans violence, dans une atmosphère de liesse. Il flottait un air de libération qui réjouissait tous les démocrates de voir des peuples se défaire d'une dictature terrible et dont nous espérions tous voir la disparition sans oser croire que cela se réaliserait sans bain de sang.
Mais au delà de la disparition du mur de Berlin, c'est l'ensemble du monde qui allait s'en trouver changé. Les anciens "pays de l'Est" comme on les appelait allaient rejoindre très rapidement leurs amis et voisins Européens et intégrer l'Union Européenne. Les équilibres entre l'est et l'ouest allaient évoluer de façon rapide. La démocratie s'est déployée sur l'Europe orientale qui en avait été privée pendant trop longtemps. Ces 18 ans sont donc un bel anniversaire qu'il me plait de fêter en l'évoquant sur ce blog. Tout n'est pas devenu rose pour autant sur notre continent mais cette libération vaut bien qu'on s'en souvienne en ce mois de novembre devenu symbolique.
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dimanche 11 novembre 2007

Nous avons inauguré hier matin le centre opérationnel du tramway Niçois dans le quartier du Rouret. De l'extérieur, on aperçoit beaucoup de béton, des grilles, des caténaires dans un environnement déjà fortement urbanisé. De l'intérieur il faut reconnaitre que l'architecte a fait un remarquable travail. En effet, le terminus donnant sur un immense espace vitré permet de voir le centre de maintenance, les rames du tramway ainsi que le personnel chargé de l'entretien. Cette proximité est du meilleur effet visuel. Par ailleurs, le mariage de la pierre et du béton en forme de décor dans la station elle-même éclairée par des puits de lumière est de belle facture. Le parking enfin est vaste et bien éclairé et son accès vers la station passe par un cheminement agréable. Bravo donc à l'architecte, aux entreprises ainsi qu'aux nombreux ouvriers qui sont responsables de cette réalisation.
Mais après les satisfécits, il faut tout de même se souvenir aussi de ce qui fâche. En effet, rappelons tout d'abord qu'une enquête publique avait été effectuée auprès des Niçois pour qu'ils donnent leur avis sur ce projet. 10.000 personnes s'étaient déclarées hostiles alors qu'un seule l'avait approuvée. Il n'en fut tenu aucun compte! On peut se demander à quoi cela sert-il de faire des enquêtes publiques aussi coûteuses qu'inutiles. En outre, j'avais proposé un terrain pour réaliser le centre de maintenance sur le territoire de la commune de La Trinité. Il avait l'avantage d'être plus grand et donc de permettre des travaux pour un coût minoré. Le Maire de Nice refusa d'étudier cette possiblité. Faut-il rappeler que le montant total des travaux de ce centre opérationnel est trois fois plus élevé que celui de Montpellier alors que la ligne concernée est deux fois plus longue que celle de Nice? On pourra toujours s'interroger sur la bonne gestion des deniers des contribuables... Enfin, je pense aux multiples nuisances que les habitants du quartier ont eu à subir pendant plus de trois ans sans jamais avoir la moindre compassion de la part de la Municipalité. Et désormais, ils admirent de leurs fenêtres le centre de maintenance qui, bien que très beau de l'intérieur comme je l'ai décrit auparavant, est une "cathédrale de béton". Le dernier espace libre de ce quartier est maintenant devenu le plus compact.
Ce centre est inauguré, Le tramway le sera dans deux semaines. On ne va pas bouder notre plaisir de voir les travaux s'achever ni celui de pouvoir profiter de ce nouvel équipement. Mais on n'oubliera pas ce que je viens de rappeler afin que les prochaines réalisations d'une telle ampleur ne méprisent plus les citoyens.
Ce billet, écrit à 06:29 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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samedi 10 novembre 2007

Hier était le jour où l'UMP devait faire connaitre le nom de sa tête de liste à Nice. Après que le débat ait eu lieu au sein de la commission des investitures de ce parti, la décision a été rendue publique dans le délai imparti. C'est donc Christian Estrosi qui a été investi par l'UMP contre le Maire sortant Jacques Peyrat. Ce résultat n'est évidemment une surprise pour personne. Tous les observateurs savaient bien qu'il en serait ainsi. Mais dès la nouvelle publiée, Jacques Peyrat convoqua la presse pour commenter cette décision mais aussi et surtout pour lui faire part de ses intentions. Il y avait dans ce domaine un certain suspense. D'un côté, ceux dont je faisais partie, qui pensaient depuis le début qu'il serait candidat quoi qu'il arrive. De l'autre, ceux qui estimaient qu'il jetterait l'éponge considérant qu'il ne livrerait pas ce dernier combat, sans doute le combat de trop. Les rangs de ces derniers augmentait d'ailleurs ces temps-ci parallèlement aux rangs de ceux qui veulent qu'il ne brigue pas un nouveau mandat.
Et bien Jacques Peyrat a bel et bien décidé d'y aller, de se représenter aux suffrages des électeurs en mars prochain. Beaucoup en auront été surpris et trouvent cette attitude courageuse ou suicidaire, cela dépend. Pour ma part, je me félicite de cette décision car elle a le mérite de la clarté. Le prochain combat municipal promet non seulement une certaine animation, mais surtout un vrai débat. Quand on parle de rupture, il vaut mieux que celui avec lequel on veut rompre se trouve en face. Ce sera également le combat pour un changement profond des méthodes, pour le renouvellement des générations, pour une vision de l'avenir plus ambitieuse, pour une écoute des Niçois plus attentive. Bref, ce "mano à mano" donnera de la consistance à un débat municipal très important pour l'avenir de Nice. Ainsi il aura le mérite de confier au peuple de Nice le choix de trancher et non à des appareils politiques qui auraient en coulisse "arrangé les choses". Dès lors nous mènerons ce combat avec détermination et entousiasme. Mais ne nous y trompons pas, ce ne sera pas un combat contre Peyrat mais un combat pour Nice. Nous voulons simplement tourner la page avec un passé dont les Niçois ne veulent plus et ouvrir la page de l'avenir auquel nos concitoyens aspirent.
Ce billet, écrit à 06:51 par Rudy Salles dans la catégorie Nice la Belle a suscité :
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vendredi 9 novembre 2007

Il y a quelques années, au début des travaux du tramway, le Maire de Nice indiquait que ce moyen de transport serait totalement accessible aux handicapés et que la ville elle même allait être rendue aux piétons, et aussi à tous ceux qui connaissent un handicap. On pouvait l'espérer puisque dans la plupart des autres villes de France équipées d'un tel moyen de transport c'est effectivement le cas. Aujourd'hui, alors que les palissades tombent progressivement et que l'on peut à nouveau marcher dans les rues Niçoises, il faut y regarder de plus près. En effet, si à priori les choses semblent s'arranger, les détails viennent souvent contredire l'impression générale. Par exemple des trottoirs où le dénivelé vient empêcher les fauteuils roulants de passer ou encore des écarts entre certains quais et le tram lui-même.
Les associations travaillant sur le handicap semblaient avoir été entendues, elles sont aujourd'hui déçues par le résultat qui n'est pas à la hauteur de leurs attentes. Et c'est dommage car ces imperfections vont pénaliser nombre d'utilisateurs du tramway et contraindront les pouvoirs publics à entreprendre des travaux supplémentaires pour les corriger. De nouveaux travaux en perpective à la charge du contribuable alors que ceux-ci devaient entrer dans l'enveloppe initiale. Cela fera partie de l'héritage que les successeurs de Monsieur Peyrat trouveront dans l'escarcelle municipale. On n'a pas fini d'entendre parler de la "bonne gestion" du Maire sortant...
Ce billet, écrit à 06:50 par Rudy Salles dans la catégorie Nice la Belle a suscité :
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jeudi 8 novembre 2007


L’automne est doux, voire radieux pour les relations Franco Américaines. Après des années d’un amour souvent contrarié, les rapports entre la France et les Etats-Unis sont à nouveau au beau fixe entre deux vieux alliés, deux vieux amis que l’histoire rassemble à jamais. Bien sur, dans une famille, il peut y avoir des brouilles passagères et elles n’ont pas manqué. L’affaire de l’Irak dans laquelle Paris avait une position différente de Washington, a fortement perturbé l’ambiance. La vision de la France était alors incomprise par les USA qui voyaient dans notre attitude de la défiance alors qu’il y avait de la raison. Les Américains, toujours sensibles aux positions Françaises en ont été vexés et parfois même fâchés. Mais avec le recul, chacun s’est employé à mieux comprendre l’autre et à dédramatiser la situation.
Mais je dois dire que les gestes du Président de la République à l’égard des USA ont été à la fois bien mesurés et aussi tout à fait pertinents. Et même si certains ont pu lui reprocher de faire ces gestes en direction de son homologue Georges Bush dont le bilan aura été contrasté pour ne pas dire contesté, il restera que le rapprochement de la France et des Etats-Unis est une réalité qui dépasse le cap des élections présidentielles Américaines, d’autant que Bush ne se représentera pas. Ainsi, les vieux alliés et amis que sont la France et les Etats-Unis sont réconciliés et ces retrouvailles ont été scellées par un cérémonial amical tout à fait exceptionnel à Washington. Pour ma part, j’en suis heureux car cette confiance réciproque est salutaire pour l’un comme l’autre. N’oublions jamais le rôle essentiel que l’Amérique a joué pour permettre à la France de recouvrer la liberté et la souveraineté. Alors une relation Franche et libre, cela va de soi, mais amicale, cela s’impose entre deux pays qui s’aiment et qui ont besoin de se le dire plus souvent.
Ce billet, écrit à 06:43 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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mercredi 7 novembre 2007

L’UMP s’est donc réunie lundi à Paris pour traiter de la question de l’investiture aux prochaines municipales à Nice. J’imagine l’ambiance d’une telle réunion où le Maire sortant, en passe d’être désavoué, vient vanter les avantages de sa candidature à laquelle plus personne ne croit vraiment. Mais c’est le jeu, il est membre d’un parti politique, il doit en respecter non seulement les règles mais aussi éventuellement l’implacable verdict. Et sur ce dernier point, tout le monde s’attendait en effet qu’il tombe hier soir à l’issue de la séance d’investiture de l’UMP. Et bien, suspense ! Cette décision est reportée à vendredi prochain.
En réalité il n’y a pas beaucoup d’incertitude sur ce que sera cette décision : chacun sait bien que le choix de l’UMP se portera sur la candidature de Christian Estrosi. Mais les observateurs se demandent pourquoi ce report ? Si la décision finale ne fait aucun doute, il convient peut-être encore de faire prendre conscience à Jacques Peyrat qu’il ferait mieux de se retirer plutôt que d’obliger sa formation politique à le désavouer. Ou alors l’UMP a préféré ne pas annoncer sa décision à chaud devant les protagonistes afin de ne pas alourdir à l’envie une atmosphère qui doit déjà être très pesante. Imaginez le Maire de Nice apprenant sur place, devant ses pairs, qu’il n’est plus l’homme de la situation. Je ne dis pas que de l’apprendre depuis Nice par une dépêche de l’AFP soit plus agréable, mais disons que l’humiliation est moins grande, plus feutrée.
Alors après, l’autre question qui se pose est la suivante : quelle leçon Jacques Peyrat tirera-t-il de cette mésaventure, se retirera-t-il de la compétition comme certains le disent ou bien ira-t-il jusqu’au bout de sa logique en menant coûte que coûte une liste aux municipales ? Personne n’en sait rien. Et pour ne rien vous cacher, sa décision m’importe peu. L’heure est à tourner la page de l’histoire municipale et à en ouvrir une nouvelle. Alors pour moi ce problème est déjà réglé depuis longtemps et je ne me préoccupe pas du reste qui appartient désormais au passé.
Ce billet, écrit à 06:31 par Rudy Salles dans la catégorie Nice la Belle a suscité :
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mardi 6 novembre 2007

En ce dimanche, nous fêtions les 60 ans du Judo Club de Nice. Une association ancrée dans le monde sportif Niçois, qui a formé des générations de judokas qui ont appris ici la maîtrise et les subtilités de l'art martial le plus populaire. Je veux rendre hommage à l'ensemble des cadres de cette association, aux enseignants mais aussi à toutes celles et tous ceux qui sont venus se former à cette discipline venue d'Asie mais qui a trouvé sur nos rivages un terrain propice pour s'implanter et pour se développer. Certes, dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres sports, les équipements de la Ville de Nice méritent d'être améliorés -et je souhaite très sincèrement qu'à l'avenir le sport devienne enfin une priorité- mais les efforts, et notamment ceux des bénévoles, ont contribué au succès du Judo dans notre ville ce dont je veux les féliciter.
Mais à travers l'hommage au Judo Club, je veux associer mon ami André Bonny, qui fut mon suppléant pendant 13 années, et qui était membre de ce club. Sportif accompli, ayant pratiqué de nombreuses disciplines comme le parachutisme ou encore le sky nautique, André a toujours été très attaché à la vie de "son club". Ses dirigeants actuels ne l'ont pas oublié en associant son nom au soixantième anniversaire du Judo Club. Il aurait été très fier de cet hommage qui récompense non seulement sa fidélité à cette association mais aussi son dévouement au sport en général, lui qui fut un Adjoint au Maire de Nice délégué au sport toujours présent sur le terrain et prêt à soutenir l'ensemble des clubs de notre ville.
Ce billet, écrit à 06:06 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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lundi 5 novembre 2007

L'affaire dite de "Arche de Zoé" a pris un tournant politique voire polémique que j'ai du mal à comprendre. En effet, chacun aura bien saisi la complexité pour mettre en lumière les responsabilités des différents protagonistes et sur ce point la Justice devra se prononcer. Je souhaite pour ma part que ce soit la Justice Française qui prenne en charge cette affaire, non pour atténuer ces responsabilités si elles sont avérées, au contraire, mais pour que les Droits de la Défense et la présomption d'innoncence soit respectées. Et puis sur un autre plan, le transfèrement en France des détenus permettrait à leurs familles de les revoir et à leurs avocats de pouvoir assurer leur défense dans de bonnes conditions.
En revanche, tout le monde a admis l'absence de responsabilités des journalistes et des hôtesses de l'air qui étaient détenus de façon tout à fait injuste. Le Président de la République Française l'a exprimé clairement mais de son côté le Président Tchadien en a convenu également. C'est pourquoi je trouve le déplacement de Nicolas Sarkozy à N'Djamena tout à fait pertinent et son retour en France avec les journalistes et avec les hôtesses de l'air, parfaitement positif. Il n'y a que quelques esprits chagrins en manque d'arguments comme François Hollande pour regretter l'activisme du Président Français. Que n'aurait-il dit si Sarkozy ne s'était pas emparé de cette affaire? Alors laissons les grognons grogner et félicitons-nous de ce premier dénouement heureux pour des innoncents qui étaient injustement incarcérés.
Ce billet, écrit à 06:10 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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dimanche 4 novembre 2007

Attendre près de quatre ans pour voir enfin le tramway circuler était déjà un gros sacrifice demandé aux Niçois. Je ne suis pas de ceux qui critiquent le choix du tramway comme mode de déplacement à Nice car c'est, somme toute, un moyen de transport agréable et convivial qui donnera satisfaction aux futurs utilisateurs. J'aurais préféré, pour ma part, que la première ligne traverse la ville d'est en ouest car ce projet me paraissait plus judicieux pour commencer, moins coûteux et moins traumatisant pendant la durée des travaux. Mais ne revenons pas sur ce vieux débat qui est aujourd'hui dépassé et regardons le présent et l'avenir.
A quelques semaines seulement de la mise en service de la ligne 1, on est surpris de voir l'état d'avancement des travaux. Généralement l'inauguration se déroule dans un environnement totalement rénové où l'arrivée du tramway apparait comme le point d'orgue d'une requalification urbaine. Mais à Nice il y a une exception à la règle: l'inauguration se fera au milieu d'un chantier. Il suffit de suivre le tracé de la ligne 1 pour s'en rendre compte: du boulevard Gorbella à la place Général de Gaulle en passant par Borriglione ou encore de l'avenue Malausséna, de l'avenue Jean Médecin en allant vers Saint Roch, Saint Jean d'Angély en passant par la place Garibaldi, les trous, les trottoirs non terminés, les bordures déjà endommagées comme si ces travaux avaient été effectués il y a plusieurs années. Ajoutez à cela la mauvaise évaluation des évacuations des eaux pluviales: il a fallu quelques goutes de pluie pour s'apercevoir que l'écoulement ne se faisait pas bien. Ainsi, l'avenue Jean Médecin devient-elle immédiatement une flaque géante et assure aux piétons un bain de pieds quasi obligatoire. Quand à la station Masséna, au droit des Galeries Lafayette, elle se transforme en mare...
Imprévision, suivi approximatif du chantier, entreprises défaillantes, élus n'assurant pas le contrôle des travaux, tout cela aura hélas un coût dès lors qu'il faudra y remédier. Je regrette que Nice se distingue une fois de plus dans le mauvais sens car ce qui aurait du être une totale réussite va constituer hélas une nouvelle source de soucis pour les successeurs qui auront à gérer la Mairie à compter du mois de mars prochain.
Ce billet, écrit à 06:55 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de gueule a suscité :
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samedi 3 novembre 2007
L'affaire dite de l'Arche de Zoé met en lumière des pratiques pour le moins curieuses et en tout cas condamnables. En regardant les images et les interviews des protagonistes, j'ai l'impression de voir une bande d'illuminés qui croient faire de l'humanitaire alors que les buts poursuivis n'ont rien à voir avec ceux qu'ils disent vouloir atteindre. Ils disent vouloir sauver des enfants du Darfour, les enfants concernés sont Tchadiens. Ils disent que les enfants sont orphelins, ils ont des parents. Un reportage télévisé interroge même ces parents qui disent avoir accepté de voir partir leurs enfants car on leur aurait dit qu'ils seraient scolarisés, qu'ils apprendraient le Coran et que toute visite serait possible. Et de l'autre coté, des familles Françaises qui semblent avoir versé de l'argent pour l'adoption de ces enfants.
Je ne sais pas quoi penser de cette organisation que je connais pas mais il me semble qu'elle a bien oeuvré pour tromper l'ensemble des autorités Françaises et Tchadiennes mais aussi des familles et poursuivre des objectifs tout à fait répréhensibles. La Justice devra faire son oeuvre sur cette affaire qui met en jeu des enfants. Ceci met en lumière certaines dérives qui peuvent se développer dans un domaine extrèmement sensible. Car il ne faudrait pas que l'Arche de Zoé vienne jeter le trouble sur les actions humanitaires remarquables et indispensables qui sont menées tout au long de l'année par des femmes et des hommes désintéressés qui sauvent des vies humaines et sont au service permanent de la misère. C'est pourquoi les protagonistes de l'Arche devront être jugés et condamnés à la hauteur des délits qu'il ont commis. Pour autant il est tout aussi indispensable que les journalistes et le personnel navigant soient rapidement libérés car on a du mal à imaginer leur co-responsabilité en la matière. Grâce aux reportages des journalistes présents dans cette expédition, on comprend mieux la situation. Enfin il faudra très rapidement examiner la situation du médecin car il me semble difficile de faire un amalgame entre lui et les responsables et acteurs de l'Arche de Zoé.
Cela met en lumière la nécessité de déployer un luxe de précautions pour appréhender l'humanitaire car il ne s'agit pas de laisser dans la nature des gens qui ont trouvé un filon qu'ils croient pouvoir exploiter mais au contraire d'encourager le dévouement désintéressé de ceux qui veulent réellement combattre la misère et qui font honneur à la Société. Pour autant, je ne souhaite pas que quiconque soit condamné de façon arbitraire car je ne saurais accepter d'injustice ni dans un sens, ni dans l'autre. Je suis favorable à ce que la France soit très attentive au respect de la présomption d'innocence et aux droits de la défense. C'est pourquoi, dans le cadre d'un accord diplomatique, il me semblerait juste que le procès ait lieu en France. Car cette affaire devra être traitée dans un esprit de justice irréprochable.
Ce billet, écrit à 06:14 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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vendredi 2 novembre 2007
Avec le début de la campagne électorale municipale, les candidats sont dans la rue, à la rencontre de la population, à l'écoute de leurs problèmes, de leurs préoccupations, de leurs attentes. C'est une figure imposée et nécessaire car la politique ne se décrète pas de façon solitaire en fonction de ses humeurs ou de ses envies personnelles. C'est une action qui dépasse largement le point de vue de chacun pour tenter de percer en permanence l'intérêt général. Et pour y parvenir il faut écouter, beaucoup écouter et chercher à comprendre.
C'est pourquoi il est indispensable que les candidats soient sur le terrain avant même d'entrer en campagne électorale à proprement parlé et avant d'exercer des fonctions publiques. Mais une fois élu il est tout aussi indispensable de continuer à être présent sur le terrain et de continuer à faire preuve de cette capacité d'écoute. C'est ce que j'essaie de faire depuis le premier jour de mon élection en recevant, par exemple, dans mon car permanence dans chacun des quartiers de ma circonscription. En revanche, c'est dans ce domaine que l'on peut noter les plus grands reproches à l'égard du Maire sortant de Nice. On ne peut pas dire qu'il ne soit pas présent sur le terrain, ce serait injuste et peu crédible. Mais en revanche il ne sait pas faire preuve d'une grande capacité d'écoute vis à vis de la population. Si ça avait été le cas, il aurait mieux compris les Niçois et aurait pu éviter de commettre bien des erreurs. Il aurait certainement été plus populaire qu'il ne l'est. Cette expérience devra servir de leçon à tous ceux qui souhaitent exercer des responsabilités publiques. Une fois élu, on n'est pas supérieur aux autres, on ne devient pas étranger de ceux qui vous ont élu. C'est tout le contraire. Il faut savoir garder l'humilité nécessaire afin de comprendre les problèmes de chacun de ceux que nous représentons. Alors, je conseille à tous les candidats et élus, même à mes concurrents, de descendre dans la rue, d'écouter, et d'agir ensuite en gardant les pieds sur terre.
Ce billet, écrit à 06:57 par Rudy Salles dans la catégorie Nice la Belle a suscité :
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jeudi 1 novembre 2007
Alors que la préparation des élections municipales agite le landerneau, chacun fait appel à son imagination pour penser à ce que sera l'avenir et notamment le sort qui sera réservé au Maire de Nice sortant. Car, ou bien Jacques Peyrat décide de se représenter ,ou bien il se retire. Mais les bruits les plus fous et même les plus farfelus circulent pour que même le Maire de Nice se sente obligé de les démentir. En effet, on entend dire que Jacques Peyrat serait en train de négocier son retrait de la course obtenant, en contrepartie, l'assurance de redevenir Sénateur en septembre 2008 mais, qui plus est, de se voir promu Président d'une Commission au Sénat...on avance même l'idée de la Commission de la Défense.
Je voudrais rappeler qu'il y a des choses qui ne se négocient pas. Les élections Sénatoriales, par exemple, sont avant tout, des élections. Cela veut dire que ce sont les électeurs qui décident, en l'occurrence, ce sont les grands électeurs des Alpes Maritimes. Je ne vois pas comment, au fond d'un bureau à Paris, on pourrait donner des assurances à un candidat aux Sénatoriales qu'il serait élu sans préjuger d'être démenti par les électeurs qui disposent de la liberté de leur choix. Quant à promettre la présidence d'une Commission Sénatoriale, c'est une vue de l'esprit. Ce type de poste est aussi le résultat d'une élection entre Sénateurs. Et croyez-moi ce genre de poste se gagne auprès de ses collègues. Il ne saurait y avoir de "petits arrangements entre amis" pour imposer l'un plutôt qu'un autre. Il faut mal connaitre le Sénat pour croire à de telles balivernes. D'ailleurs Jacques Peyrat, en démentant ces prétendues informations, fait preuve de lucidité. Il sait très bien que de telles promesses n'engagent, comme le dirait Charles Pasqua, que ceux qui les reçoivent!
Ce billet, écrit à 06:46 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :
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