Connivence
Par Rudy Salles, dimanche 21 octobre 2007 à 06:50 :: Politique :: #516 :: rss
Les déclarations de Jean Marie Le Pen il y a quelques semaines disant qu'il pourrait soutenir Jacques Peyrat aux prochaines municipales puis celles de sa fille Marine confirmant ce possible soutien et rappelant la proximité qui existe entre le Maire de Nice et le Front National me confortent dans l'idée que celui qui dirige notre ville depuis 12 ans a bien changé de carte de parti politique mais pas d'idées. Je m'honore de l'avoir combattu depuis plus de vingt ans. Pour moi, en effet, son positionnement politique ne m'avait pas échappé. Je ne fais pas partie de ceux qui, après sa démission opportuniste du Front National, pouvaient penser qu'il devenait soudain fréquentable politiquement. Jamais Jacques Peyrat n'avait accepté de renier son passé frontiste, jamais il n'avait imaginé affirmer qu'il s'était trompé, tout simplement parqu'il est toujours resté, au fond de lui, attaché aux idées exprimées par le Front National.
J'imagine qu'il a du être difficile de jouer le double-jeu politique pour donner l'impression aux électeurs de la droite modérée qu'il était devenu l'un des leurs. Cela a certainement pu convaincre des gens de bonne foi qui ne cherchaient pas à analyser ou à comprendre plus avant ses comportements. Pour ma part je n'ai jamais été dupe. C'est pourquoi j'ai tenu à garder mes distances quitte à passer plus de 12 ans dans l'opposition Niçoise. Cette longue période de distanciation est aujourd'hui le gage de mon indépendance et aussi le signe que pour moi la rupture avec Jacques Peyrat et son équipe n'est pas une posture de circonstance mais l'expression de convictions fortes et d'une volonté de ne pas faire semblant. Les électeurs méritent qu'on leur dise la vérité. J'y suis pour ma part très attaché et je continuerai donc scrupuleusement à respecter ce principe.
Commentaires
1. Le mercredi 24 octobre 2007 à 10:44, par Gaëtan PIE-SIJMONS
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