Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

De zéro à 20 ans

La Cour d'Assises des Bouches du Rhône a décidé de condamner, en appel, Maurice Agnelet à 20 ans de réclusion criminelle. Ainsi se tourne une page des grandes énigmes judiciaires du 20ème siècle puisque cela fait 30 ans qu'Agnès Le Roux a disparu sans que la Justice ait pu condamner le coupable aujourd'hui désigné. J'imagine le soulagement moral de Madame Le Roux dont le combat pour connaitre la vérité sur la disparition de sa fille n'a jamais faibli. Trente longues années d'attente, de poursuites, d'espoirs et aussi de découragement. Mais finalement la Justice vient de se prononcer donnant enfin raison à cette femme qui n'a jamais imaginé baisser les bras et laisser la disparition de sa fille impunie.

Il est tout de même un élément qui trouble plus d'un Français c'est que la Cour d'Assises de Nice ait pu acquitter l'accusé il y a quelques mois et que la celle des Bouches du Rhône l'ait enfin condamné lourdement pour meurtre avec préméditation. Même si l'on ne peut commenter des décisions de Justice, on est en droit de s'interroger sur une telle distorsion entre les deux Cours d'Assises. Dans ces conditions, on ne pourra pas empêcher les justiciables de se demander quelle est la Cour qui s'est trompée. Le dossier Agnelet est donc bouclé même s'il forme un recours en cassation. Mais l'affaire continuera de faire couler beaucoup d'encre et laissera tous ceux qui sont épris de vérité sur un terrible doute relatif au fonctionnement de la Justice.

Trackbacks

Aucun trackback.

Pour faire un tracback sur ce billet : http://www.rudy-salles.com/blog/tb.php?id=506

Commentaires

1. Le vendredi 12 octobre 2007 à 09:21, par Rene

Faut pas oublier qu'il est/etait franc macon.

2. Le lundi 15 octobre 2007 à 11:23, par Christophe

Maintenant que le "monstre" décrit par Renée Le Roux est en prison, il serait bon que les personnes qui connaissent la vérité se manifestent même anonymement pour permettre à cette femme de faire enfin son deuil.

Cette dame, d'un certain âge, a lutté sans cesse depuis 30 ans. Elle n'a rien lâché et ses efforts ont payé.

Néanmoins, cette victoire nous laisse un goût amer, celui de cette vérité cachée dont Agnelet conserve l'intégralité. Ce secret est pour lui une sorte de fond de commerce qui lui permet d’exercer un moyen de pression pour faire souffrir indirectement la famille Le Roux.
Son léger sourire lors de la lecture du verdict témoigne non pas d’une irresponsabilité humaine mais d’une volonté certaine de montrer qu’il sait et qu’il ne dira rien.
Très vite, son arrogance et sa suffisance ont laissé place aux déclarations d’un homme innocent condamné à tort. Mais, cette transformation comportementale, sans doute inspirée par ses avocats, apparaît à la fois comme superficielle mais aussi peut-être comme la prise de conscience d’un homme qui se pensait au-dessus des lois.

Là, où les medias voient brutalement la fin d'une histoire, par la condamnation du principal suspect, le visage de Mme Le Roux, lors du verdict, ne trompe personne. Elle en veut naturellement plus... Il lui reste toujours autant de questions sans réponses... Ces mêmes questions qui la rongent depuis toutes ces années entretiennent toujours la douleur de cette plaie à vif.

Espérons qu'un jour prochain, d’une façon ou d’une autre, elle réussisse à obtenir ces réponses si longtemps espérées.

Christophe

Ajouter un commentaire

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte, les adresses internet seront converties automatiquement.