Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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dimanche 23 septembre 2007

Kippour

Chaque année, à l’occasion du Yom Kippour, je rends visite à la communauté Juive de Nice pour lui transmettre mes meilleurs vœux de bonnes fêtes. Ce jour là les synagogues de la ville sont pleines et, compte tenu de l’affluence exceptionnelle, un certain nombre de sites comme Acropolis ou le Palais de la Méditerranée sont transformés en lieu de prière. En effet, si les croyants ne sont pas toujours pratiquants tout au long de l’année, en revanche le jour de Kippour est respecté par le plus grand nombre. C’est à la fois un jour de fête religieuse mais c’est aussi l’occasion de se retrouver en famille. Car l’ambiance, dans les synagogues, est non seulement à la fête et à la prière mais elle est surtout vivante. Le recueillement se mêle au bruit de la vie et des enfants qui jouent. C’est une ambiance très particulière qui peut étonner au début mais qui traduit cet esprit de famille que l’on retrouve systématiquement.

J’ai plaisir à aller visiter l’ensemble des synagogues pour apporter à la communauté Juive un message d’amitié mais aussi de paix pour Israël. Ce pays auquel je suis attaché en tant que Président de l’association France Israël depuis plus de 20 ans, est aussi dans les cœurs et dans les prières de tous les juifs Niçois. Revenant de Rabat où je me trouvais pour une réunion du Parlement de la Méditerranée et où j’expliquais aux Palestiniens et à l’ensemble des pays Arabes qu’il fallait tout mettre en œuvre pour permettre le dialogue entre les peuples afin de parvenir à la paix, l’enchainement se faisait sans transition. Et d’ailleurs est-il besoin de transition ? D’un côté les Musulmans qui fêtent le Ramadan, de l’autre les Juifs qui célèbrent Kippour. S’il n’y avait quelques extrémistes pour attiser les haines, il me semble que les bases d’une paix durables ne seraient pas si difficiles à trouver. En tout cas je veux y croire et œuvrer pour favoriser ce dialogue indispensable. Et dans ce domaine, malgré les difficultés, il me semble que rien ne me découragera car je crois qu’il n’y a vraiment aucune autre issue que la paix, aussi introuvable soit-elle.