Environnement: la priorité des combats
Par Rudy Salles, jeudi 13 septembre 2007 à 06:27 :: Politique :: #476 :: rss

La préparation du Grenelle de l'Environnement voulu par le Gouvernement est un événement majeur qui, je l'espère, sera à la hauteur de l'enjeu. Celui-ci n'est, ni plus ni moins, que le sauvetage de la planète. La France, grâce en particulier à l'action qui a été menée par Nicolas Hulot auprès des différents candidats à la Présidentielle a mis ce combat en priorité. La nomination d'un Ministre d'Etat, numéro deux du Gouvernement, en charge non seulement des actions qui doivent protéger la planète mais aussi ayant un droit de regard sur les actions qui peuvent être sources de pollutions, me semble une idée très intéressante et qui devrait faire date dans les gouvernances des autres pays. Jean Louis Borloo, au Pôle Nord, constatant la fonte accélérée de la banquise fut frappé par l'ampleur du phénomène et sur la nécessité d'agir vite et massivement. Certains peuvent se demander s'il n'est pas trop tard pour le faire. La réponse est non. On a pris beaucoup de retard mais les analyses les plus pessimistes sur les atteintes à la couche d'ozone il y a vingt ans ont été génératrices de réactions et d'initiatives permettant aujourd'hui de dire qu'enfin la situation s'améliore.
Le combat qui s'annonce sur le réchauffement climatique est d'une dimension exceptionnelle. La France se veut exemplaire. Elle devra non seulement mener ses propres actions mais avoir un effet d'entrainement sur l'ensemble des autres pays du monde, je pense en particulier aux pays les plus pollueurs comme les USA, la Chine ou la russie. Pour ce faire il faudra que le Grenelle de l'Environnement soit un succès. Il serait déplorable, en effet, que cette table ronde se résume à ce que chacun expose ses points de vues et resté campé sur des positions figées sans essayer de participer à cette grande aventure du sauvetage de la planète. Nous avons une responsabilité collective. Nous devrons donc agir en conscience et ne pas chercher à opposer des idéologies dépassées sur des questions qui ne sauraient s'accomoder des facéties de la politique politicienne. Nous devrons agir en pensant à la question que ne manqueront pas de nous poser nos enfants et qu'ils nous posent déjà: "Qu'as-tu fait pour sauver le Monde?" Et si nous ne sommes pas en mesure d'y répondre, alors il sera très difficile pour notre génération de se regarder encore dans une glace.
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