Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mardi 11 septembre 2007

Embrassons-nous folle ville

Jamais une telle expression n’aura été aussi adaptée à une manifestation politique ayant en arrière plan une élection municipale. En effet, la réunion de rentrée politique de l’UMP qui se tenait à Auron aura consommé le grand art de présenter les choses sans les dire, celui d’envoyer des flèches en laissant croire que tout le monde s’aime et s’embrasse. Ayant lu avec la plus grande attention les déclarations de Christian Estrosi appelant à la rupture, au changement, au rajeunissement et en ajoutant qu’il ne serait pas dans la coulisse des municipales prochaines mais en première ligne, j’ai cru décrypter une déclaration de candidature déguisée. En lisant les réactions de Jacques Peyrat qui indiquait qu’il ne se sentait en aucun cas menacé et qu’il comptait bien que le Président du Conseil Général appuierait la candidature de son équipe, « une équipe qui gagne »(Jacques Peyrat dixit), j’ai cru entendre un homme qui se raconte des histoires invraisemblables et qui n’y croit pas lui-même.

Mais, la cerise sur le gâteau aura été celle qui me concernait. Autrement dit, j’ai du avoir les oreilles qui sifflaient dimanche. En effet, le Président de l’UMP 06, en appelait clairement à l’alliance « avec nos amis du centre ». Me voilà flatté ! Et comme pour en rajouter, le Maire de Nice qui ne m’adresse plus la parole depuis trois ans et qui ne me serre même pas la main se propose de mener une liste aux municipales allant « de Rudy Salles au Front National ». Bigre, mon sang ne fait qu’un tour rien que d’y penser.

En tout cas, il semble que ce que nous incarnons, nos valeurs, mos méthodes mais aussi les critiques que nous avons formulées et les propositions que nous avons faites soient dans l’air du temps. Courtisés de toutes parts, nous le sommes et même, sans l’avoir sollicité. Je suis resté volontairement discret ces temps-ci pour me laisser le temps de la réflexion. La ville de Nice n’est pas très en forme, la population est en attente de son avenir et de ceux qui le porteront. Nous n’avons pas le droit de gesticuler, nous avons l’obligation d’être attentifs et de prendre les bonnes décisions pour Nice. J’ai consacré le temps libre que m’a laissé le mois d’août pour réfléchir aux problèmes de la ville et aux solutions que nous devrons proposer. Cette période de réflexion a été exaltante car elle m’a renvoyé à la passion que je porte à Nice depuis toujours. Travailler pour Nice n’est pas pour moi une charge, c’est un devoir et aussi un immense plaisir. C’est dans cet état d’esprit que je fais ma rentrée. Je ne participe donc pas aux embrassades factices ou aux pièges et divisions en tous genres qui émaillent la vie politique de cette rentrée politique Niçoise de droite comme de gauche. Mais je sens que cette rentrée va être exceptionnelle car elle va nous amener jusqu’à la rencontre avec le peuple de Nice qui décidera de l’avenir de la cité pour les six prochaines années. Et là, croyez-moi, j’aurai mon mot à dire !