Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 8 septembre 2007

Municipales: la guerre des clans est lancée

On imaginait bien que la préparation des futures municipales Niçoises ne serait pas un long fleuve tranquille mais on était loin d'imaginer que la guerre ne soit déclenchée si tôt et si violemment entre les différents clans au sein des mêmes formations politiques. A l'UMP, même si le débat se veut plus feutré, les attaques sont vives entre les pro et les anti Peyrat. Les uns considèrent que le Maire sortant a la légitimité de se représenter et doit recevoir l'investiture de son parti. Les autres indiquent qu'il n'y a pas de prime au sortant, autrement dit que Jacques Peyrat doit passer la main. A qui? Les uns et les autres font des commentaires mais aucun nom n'est réellement prononcé pour ne pas mettre immédiatement le feu aux poudres.

A gauche, on savait la guerre ouverte entre les deux Patrick (Mottard et Allemand) mais chacun s'attendait à ce qu'elle se déroule dans le cadre des instances du Parti Socialiste. En se déclarant candidat hors le PS, Patrick Mottard annonce que la primaire aura lieu devant les Niçois. Pour résumer, il y aura donc bien deux listes socialites, l'une officielle celle de Patrick Allemand et l'autre dissidente, celle de Patrick Mottard.

Devant ces luttes internes d'appareils, il apparait de plus en plus nécessaire de proposer une alternative de rassemblement permettant aux Niçois de reprendre confiance. La prochaine campagne électorale ne doit pas se résumer à la question "qui va prendre le pouvoir" mais plutôt "qui va enfin oeuvrer afin de donner à Nice ses chances pour l'avenir". Hélas, dans les candidatures déclarées ou supposées, je n'ai pas entendu beaucoup parlé de Nice et des Niçois mais plutôt de l'intérêt de telle candidat contre tel autre. Ce débat augure mal de ces candidatures déclarées car le plus important me semble être l'intérêt de la ville et de sa population. C'est justement cela qui m'intéresse et qui me motive dans la perspective de cette prochaine élection. N'étant pas l'homme d'un clan, je me sens très à l'aise pour avoir la capacité à rassembler, y compris parmi ceux qui appartiennent à l'un des deux partis cités précédemment mais qui ne se reconnaissent pas dans l'approche politicienne qui est celle de ces municipales.

Municipales : coup d’accélérateur

A six mois des élections municipales, cette échéance que tous les Niçois attendent avec impatience entre dans une phase active. Depuis quelques jours, les parasols des plages n’étant pas encore refermés, les journalistes s’intéressent soudain à ce sujet. Ils vont et viennent dans nos permanences pour nous interroger afin de connaitre nos intentions en la matière. Pour ma part, ce n’est pas un scoop de dire que je serai candidat. C’est d’ailleurs le prolongement d’un combat que je mène depuis très longtemps à Nice. Elu ici, éprouvant pour ma ville un amour presque charnel, ayant envie de voir Nice retrouver sa place, celle d’une grande métropole respectée où sa population pourra vivre et être heureuse, où ses enfants pourront y bâtir leur avenir, il est normal que je veuille donner le meilleur de moi-même afin de lui en procurer les moyens.

Sur le plan politique, je suis dans la majorité présidentielle siégeant au Nouveau Centre. Mon positionnement vis-à-vis du maire sortant a toujours été clair. Je l’ai battu aux élections législatives de 1988 alors qu’il était président départemental du Front National. Son ralliement au RPR puis à l’UMP n’ont rien changé pour moi. Prendre une carte de parti politique est plus facile que de changer d’idées. Or, sur ce plan, on ne peut pas dire que l’homme ait beaucoup changé. Il a même toujours affirmé ne pas regretter son passé frontiste. De ce fait, nos relations ont toujours été mauvaises, conflictuelles. Il ne m’aime pas et le fait savoir. Je me moque de cette appréciation mais j’ose dire que je le lui rends bien.

Enfin, au-delà de la politique, je réprouve ses méthodes qui consistent à vouloir sans cesse imposer plutôt que de chercher à convaincre. Ses choix ont souvent été mal perçus et incompris par les Niçois. Il s’en est suivi un désamour entre lui et la population Niçoise que je n’avais pas connu chez ses prédécesseurs. La clarté de mon combat politique qui ne s’est jamais accommodé de cette situation me conduit donc, en toute logique, à me présenter aux prochaines élections municipales de Nice. Je mènerai cette campagne sous le double signe de l’espoir retrouvé et de la réconciliation des Niçois avec leur cité. Mais ce sera aussi l’occasion de proposer des projets innovants et réalistes répondant à l’attente des Niçois et aux besoins de notre ville. Nice ne peut plus accepter de jouer en seconde division des grandes villes Françaises. Le temps du renouveau Niçois approche. Soyons présent au rendez-vous !